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Transition incertaine en GuinéeParu dans le Courrier International2010-02-03 15:55:12 « Certains reprochent au Premier ministre de ne travailler que pour son parti politique ». Résultat de la démagogie et du machiavélisme d’Alpha Condé et de la faiblesse des autres leaders politiques. Lire l'article A moins de six mois de l'élection présidentielle, la transition démocratique tarde à se mettre en place. Le nouveau gouvernement n'est toujours pas formé, et l'arrestation, pendant vingt-quatre heures, du colonel Moussa Keita a semé encore un peu plus le trouble. De toute évidence, les premiers instants de la transition en Guinée-Conakry ne se passent pas sans écueils. Tout ne marche pas comme sur des roulettes. Premier fait, le nouveau Premier ministre, Jean-Marie Doré tarde à publier la liste des membres du nouveau gouvernement. L'affluence au portillon et la sélection des candidats obéissant à des critères alambiqués rendent la tâche difficile. Et le calendrier s’en trouve retardé. Sans compter que le Premier ministre lui-même doit faire face aux critiques de ses contempteurs qui lui reprochent une intention supposée ou avérée de ne travailler que pour son parti politique. Réactions exagérées de rivaux politiques ou pas, tout cela traduit le manque d’entente qu’on aurait souhaité voir au sein des Forces vives et qui aurait permis que cette transition tant espérée se conduise enfin avec la sérénité qui se doit pour avoir quelque chance de mener sainement à la présidentielle la personne qui symbolisera un nouveau départ pour la nation guinéenne. La date butoir en se trouve à moins de six mois désormais. Les Forces vives font partie des acteurs principaux qui ont pour charge de conduire la barque guinéenne hors de l’eau. On les jugera à l’aune de leur perspicacité ainsi qu’à leur capacité de se retrouver autour d’un essentiel qui sauve. Second fait, l’arrestation du colonel Moussa Keita, secrétaire permanent du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement) , présente une fissure de plus dans le corps de ce qui reste de la junte guinéenne. Mais à vrai dire, on pouvait quelque part s’y attendre un peu. L’homme que l’on a écarté (temporairement ?) aux motifs d’indiscipline visant à déstabiliser la transition s’était déjà singulièrement distingué par deux fois à Ouagadougou. La première fois lorsqu’il conduisit la délégation du CNDD pour une rencontre avec le médiateur Blaise Compaoré, peu de temps après le drame du 28 septembre, et la seconde fois, quelque temps après le débarquement impromptu de Dadis dans la capitale du Burkina Faso, lorsqu’il fut question de négocier les accords de Ouagadougou. Dans les deux cas, Moussa Keita se sera fait remarquer par son intransigeance. Partisan de Dadis jusqu’au suivisme, son radicalisme lui fit dire que le départ de Dadis reclamé par les Forces vives était non négociable, et plus tard il tint coûte que coûte à ramener le capitaine-président à Conakry. Envers et contre tous d’ailleurs, puisque c’est Dadis lui-même qui déclara qu’il resterait à Ouaga pour terminer sa convalescence, et appela ses partisans à adhérer au processus nouveau qui, désormais, devait se faire sans lui. Keita, par son obstination, se montre sans doute plus royaliste que le roi. Au risque de faire croire qu’il se sert du "pion" Dadis pour rouler pour son propre compte et prêcher pour sa propre chapelle. Source:
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