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Notre PM, Jean-Marie ‘’Kouyaté’’2010-02-12 21:41:06 D’emblée, nous pouvons avancer que certains indices nous amènent à prédire que les élections présidentielles, en tout cas, n’auront pas lieu cette année 2010 sauf si le peuple descend dans la rue pour les exiger ; c’est la seule condition qui pourrait me contredire. Peut-on imposer le bonheur à un peuple malgré lui ? Cette question mérite aussi d’être posée maintenant vu l’attitude réfractaire des Guinéens depuis 2007 à progresser vers l’émancipation politique en choisissant librement leurs dirigeants : nous remettons notre sort entre les mains de leaders autoproclamés par leur argent et observons passivement leurs inepties. En effet, depuis Kouyaté en 2007 et Souaré par la suite, nous n’avons cessé d’accepter –souvent sans réagir- que l’on nous fasse prendre des vessies pour des lanternes ! Depuis les révoltes de la rue il y a trois ans, aucun gouvernement désigné n’a montré le moindre égard et respect pour ceux qui ont sacrifié leur vie pour que nous puissions améliorer la nôtre. Au contraire, la majorité des dirigeants ont pactisé avec certains leaders de l’opposition pour abuser de la bonne disposition du peuple à l’apaisement social à travers des opérations démagogiques pour confisquer le pouvoir à leur profit. Comment comprendre que Kouyaté et Souaré aient passé tout leur temps et dépensé des fortunes pour des projets qui n’ont rien à avoir avec la raison de leur nomination : organiser les élections ? Ils ont poussé l’insulte jusqu’à dire qu’il ne leur était pas question de démissionner malgré leur échec : Dadis aurait dit qu’ils sont « culottés » ceux là! Ils ont ainsi donné un bon prétexte au CNDD pour perpétrer leur prise d’otage de la Guinée. Pour cette raison, il faudra que le futur parlement guinéen mette en place une commission parlementaire pour faire la lumière sur les rôles de Kouyaté, Souaré et Somparé ; ce qui a conduit à l’avènement du CNDD : il faut que la nation en tire les leçons pour l’avenir et l’Histoire. Mais cela ne disculpe pas non plus les leaders syndicaux, principaux acteurs et partie prenante du conflit pré-CNDD, qui ont manifestement choisi la compromission au lieu de rester du côté du peuple surtout qu’ils avaient physiquement souffert aussi au début de leur vaillant combat. Je vais encore barber certains en réitérant ma théorie-bientôt un axiome- selon laquelle le problème en Guinée n’est pas seulement l’Exécutif mais surtout et aussi nous, la Société civile prête à renoncer à toute morale, intégrité et opiniâtreté pour un strapontin politique qui nous donne l’illusion d’être devenu quelqu’un : combien ont eu la dignité de démissionner du gouvernement après les 22 janvier 2007 ou 28 septembre 2009 ? Et à ce niveau, nous sommes tous coupables de complicité passive et hypocrite car ces ‘’collabos’’ une fois renvoyés nous les acceptons à bras ouvert dans la communauté comme s’ils étaient des victimes et innocents : nous agissons ainsi sous prétexte de mansuétude car au fond nous sommes tous pareils et ferions pour la plupart la même chose si l’opportunité se présentait. Après 51 ans de répétition des mêmes causes reproduisant les mêmes effets, nous ne pouvons perpétuellement accuser exclusivement les chefs d’Etat sans nous remettre en cause ! L’impunité est reine en Guinée parce que la majorité manque de vertus –ou les ont perdues. Pour preuve, des faits anodins mais qui en disent long : malgré les Dadis shows et auparavant les quelques audits faits, certains cadres continueraient aujourd’hui encore à reimmatriculés des véhicules de l’Etat, ‘’VA’’ en ‘’RC’’ pour se les approprier ; des personnes nommées en catimini avant les passations de services, etc. Toutes ces malversations parce qu’aucune punition n’a jamais été appliquée et maintenue selon la rigueur et la fermeté du droit. La faute n’est pas exclusivement à l’Exécutif qui est après tout issu de nos rangs, ce n’est pas une génération spontanée ; les militaires compris ! La société guinéenne-intra et extra muros- est malade ! Pour finir, nous demandons à toutes les sections des Forces vives en dehors de Conakry de se consulter et se mobiliser en appelant le peuple à la vigilance et pour mettre la pression sous toutes les formes possibles sur les acteurs politiques pour que le gouvernement soit réduit au strict nombre de ministres nécessaire pour organiser les élections, que la force de protection soit déployée et que le chronogramme soit respecté sans subterfuges politiques dilatoires. Autrement, non seulement il n’y aura pas d’élections et si la santé du Général Konaté arrivait à se détériorer, tout et le pire est à redouter. Et personne ne dira que c’est un scenario catastrophe surprenant et imprévu ! Le cas de Haïti -encore frais dans nos mémoires- devrait nous faire réfléchir et méditer ; pas pour le malheureux tremblement de terre mais à cause de son histoire politique de deux siècles d’indépendance gâchée par la médiocrité de ses leaders a fortiori à contourner les pièges des ‘’impérialistes’’. Et les mots de la fin : comment expliquer que des cadres sensés et expérimentés aient pu faire en l’espace de quelques mois deux mauvais choix de suite pourtant évidents : Blaise Campaoré et J.M.Doré ? C’est vrai que ce sont des professionnels convertis à la politique. Or on naît politique, par contre tout le monde peut être politicien. Vivement du sang neuf ! Jean-Marie ‘’Kouyaté’’ veut nous rouler dans la farine comme en 2007 si nous ne réagissons pas. I.Diallo-‘’Ollaid’’
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