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Fatou Ben Souda de la CPI en Guinée2010-02-18 16:03:04 Depuis les massacres du 28 septembre dernier, la Guinée occupe toujours la "une" de l’actualité. Notamment quand il s’agit de parler du respect des droits de l’Homme, même si la France commence à décevoir. C’est justement après les enquêtes menées par les Nations Unies et celle du CNDD que la Cour Pénale Internationale (CPI), pour d’éventuelle sanction à prendre à l’encontre des présumés coupables de ce carnage, a dépêché, ce lundi 15.02.2010 à Conakry, le procureur adjoint de la CPI. Fatou Ben Souda doit donc écouter les personnes mises en cause dans les massacres du 28 septembre au stade du même nom. « Nous allons faire notre propre enquête » a lancé hier aux journalistes Fatou Ben Souda. Beaucoup soupçonnent le Gl. Sékouba Konaté, ministre de la défense et actuellement assurant l’intérim à la tête du CNDD, de chercher à protéger ses camarades nommément cités parmi les criminels identifiés en les nommant ministres dans son gouvernement à lui, sachant que Jean Marie Doré aurait eu du mal à justifier une telle décision devant les Forces Vives. Ces derniers auraient menacé de reconnaitre les faits en apportant des témoignages et preuves que Sékouba avait lui-même participé à la planification des massacres du 28.09.2010. « Qui peut sérieusement croire que Dadis va donner l’ordre à l’armée, au corps subordonné à Sékouba, de sortir avec des armes et munitions sans en avoir parlé avec le ministre de la défense, à ce moment où le téléphone permet des communications instantanées et gratuites pour les membres du CNDD ? », déclare un militaire du BATA. C’est pourquoi personne ne comprend ici que Paris ait renoué toute sa coopération, même militaire, avec la junte au pouvoir avec des génocidaires au gouvernement. Le plus étonnant pour le commun des Guinéens, c’est du fait que la classe politique se bouscule pour féliciter Sékouba après l’injure qu’il vient de faire à la mémoire des martyrs du 28 septembre 2009. Ces victimes-là avaient cru à nos leaders politiques et avaient massivement répondu à leur appel ! Il est à espérer que la CPI elle au moins fasse son travail. Car à défaut, ces crimes reconnus par même les Nations Unies comme un Crimme Contre l'Humanité, pourraient bien être à l'origine d'une guerre civile en Guinée. Il suffit d'écouter des jeunes et même des vieux dans certains quartiers pour s'en convaincre. Des groupes armés pourraient surgir en Guinée pour venger les victimes et "faire justice". Lamine Soumah
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