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Deux capitaines dans le bateau gouvernemental : retour à la case du départ


2010-02-19 00:18:50

15 février 2010 : annonce du gouvernement de Jean-Marie Doré 16 février 2010 : annonce du cabinet présidentiel dirigé par Gén.
Sékouba Konaté, c’est-à-dire du vrai gouvernement, celui qui contrôle les forces armées et les services de sécurité.

Le bateau de la prétendue transition est désormais officiellement dirigé par deux capitaines : Sékouba Konaté et Jean-Marie Doré. Qui tiendra la barre ? Qui  prendra le gouvernail ? Est-ce le gouvernement de façade de M. Doré ou bien le cabinet musclé du général ?

Avec la confirmation du lieutenant-colonel Moussa Tiegboro Camara et du commandant Claude Pivi Togba à leurs postes, il y a tout lieu de croire que la primature de Jean-Marie Doré est un mort-né.

Le Cndd, l’armée et l’ethnocratie forestière ne lâcheront pas prise. Au contraire, se sachant perdus devant leurs concitoyens et l’opinion internationale, ils continueront de s’imposer vaille que vaille à la Guinée.

Ancien espion et adorateur fidèle de Sékou Touré, Jean-Marie Doré a un arriéré moral et une dette de sang vis-à-vis des Guinéens. Quant aux dirigeants des soi-disant Forces vives, qui croyaient peut-être à une croisière facile vers les élections, les voilà devant l’éternel choix: se plier ou résister à la dictature.

S’ils choisissent la poursuite du combat, des options réalistes  et salvatrices s’offrent à eux :

Exiger que les officiers du Cndd incriminés par l’Onu et leurs complices civils (ex. Fodeba Isto Kera) quittent le gouvernement et le cabinet de la présidence En cas — attendu — de refus, présenter la démission collective du gouvernement, qui est déjà réduit — comme celui de Kabiné Komara — à un rôle figurant et voué dès lors à l’échec.

Eriger le Conseil national de transition en organe délibératif et autorité supérieure, mandaté pour abolir le Cndd, destituer Sekouba Konaté et sa clique, et — affirmant ainsi la laïcité de l’Etat — désigner un exécutif civil excluant tout rôle pour les militaires et les chefs religieux (musulmans et chrétiens) Toutefois, je ne m’attends guère à l’une ou l’autre de ces  éventualités.

Pour la Guinée, c’est donc le retour à la diabolique case du départ, celle bâtie par Lansana Conté et ses créatures :  Moussa Dadis Camara, Sékouba Konaté, Claude Pivi Togba, Moussa Tiegboro Camara et consorts.

Thierno Siradiou Bah
http://cerno.bindol.net/blogguinee/


 

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VOS COMMENTAIRES

thierno samba19/02/2010 20:06:21
Thierno le problème est que nous n'avons pas de dirigeants politiques conscients et déterminés,nous avons un ramassis de gens mû simplement par leur soif de pouvoir et les privilèges y afférents.Nous voyons bien que la détermination de la classe politique nigérienne a conduit les soutiens militaires de Tanja de le lâcher.Nous malgré la position courageuse de Mohammed ibn Chambas qui a exigé que le CNDD rende le pouvoir au lendemain de l'acte de Toumba,nos leaders politiques et sociaux n'ont trouvé mieux que de faire allégeance sans raison à un criminel du CNDD qui est autant responsable que Dadis des crimes commis.Aujourd'hui Sékouba maintien ses lices à leurs postes ils ne bronchent pas,la procureure du TPI est à conakry,ils restent muets et ne protestent pas contre l'impunité.Dadis et Sékouba peuvent faire ce qu'ils veulent dès lors qu'ils leur ont jeté des os ministériels à croquer.Notre situation est dramatique.
Oumar Bah19/02/2010 22:54:23
Partageons la GUINEE,chacun chez soit,on est pas fait pour vivre ensemble.C'est certain que si les guineens se separent,ils auront plus de bonheur,pensez y.
habib diallo20/02/2010 18:17:00
“No justice No peace” autrement “Il n’y a pas de paix Sans justice ”. Justice maintenant pour tous les Guineens selon nos lois et pas selon les dirigeants. A defaut de cela, nous n'aurons ni paix, ni developpement. Arrêtons maintenant les "racollages de justice" que nous avons pratiqué depuis l'indépendance.