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2010-02-24 20:08:25
Cercueil vide...
Les historiens de l’avenir diront si la formule lapidaire de complotite peut résumer l’aberration que fut le régime du PDG. Dans les chuchotements autour de cette triste époque, il y a tant de questions non résolues. Les maux d’aujourd’hui révèlent-ils le péché originel d’une nation mal née ? Les coïncidences des dates seraient-ils des symboles d’un passé mal géré ? Sommes-nous condamnés à subir le fétichisme des créations lucifériennes du Parti-État auxquelles Sékou Touré harnacha le peu de gloire de son destin raté? Y a-t-il un sens aux étonnements populaires qui voudraient savoir si le boubou blanc qu’arborait « l’homme du 28 Septembre » était un cercueil, l’habit de l’ange de la mort qu’il fut ou tout juste un embaumement pour faire perdurer son âme diabolique? Dans l’air il ya des convictions bizarres qui voudraient élucider la nature de l’homme qui floua sa patrie avec des slogans mensongers. Elles veulent savoir de quelle malédiction il était pétri qui entacha tout ce dont il s’enhardissait de crimes et de sang. Faute de réponses claires, elles disputent sa nature humaine pour insinuer qu’il fut une émule de Satan auquel il avait vendu son corps et son âme, des années avant sa mort. Cela pourrait peut-être expliquer le peu d’empressement des cabalistes à localiser son cadavre et la ferme intention des maitres de l’occulte de maintenir dans un sarcophage - même apocryphe - les sortilèges de son âme damnée.
Cadavre pourri…
Le destin de la nation est-il de devoir vivre avec des énigmes non résolues sur le sort de ses chefs? Avec le général grabataire il y a bien lieu de se le demander quand on apprend qu’il mourut bien avant sa mort officielle, dans la solitude d’un capharnaüm de pouvoir devenu grotesque et un embrassement pour la nation et l’Afrique entière. Ce n’est que quand il empesta l’air de son repaire du camp Samory que la raison sur la mauvaise odeur fut donnée. A 18 :00 on annonça sa mort. Sept heures plus tard, patatras ! Les ruines de son échafaudage qui fonctionnait comme une gageure soutenue par l’inertie d’un peuple blasé s’écroulèrent.
Mémoire endommagée et hémiplégie…
Alors apparut un petit soldat au visage carré et volubile comme un drogué. Il mit les pieds dans l’étrier du pouvoir vacant avec de la témérité. Mais son sort était scellé d’avance par sa mémoire endommagée. Le menteur qu’il était crut que ceux qui l’écoutaient n’a pas de cerveau. Le soldat Daddis qui oubliait ce qu’il disait dès que les mots sortaient de sa bouche, confondit la léthargie de la nation avec de l’amnésie. Sa mémoire sélective ne retint que les mots des flagorneurs qui le convainquirent qu’il pouvait bluffer une sortie de l’ornière dans laquelle les dispositions hasardeuses de l’histoire l’avaient conduit. Les dépositions sur les forfaits du 28 septembre mirent fin à l’imbroglio de sa misérable aventure ; il fonctionne comme le zombie qu’il aura été.
Éthylisme ou juste impunité?
Quand Sékouba Konaté parle, il le fait avec un style tranché et un manque d’état d’âme qui rappelle en tout point Lansana Conté dont il aurait – murmure-t-on - les mêmes penchants pour le contenu des bouteilles. Similitudes fortuites ou répétition de l’histoire ? Le peu de jours de son règne indique qu’il emprunte le chemin de croix habituel des politiciens ; celui par lequel ils se consument sur l’autel des ambitions inavouées et d’autant plus brûlantes. Dans ce chemin malaisé, ils cherchent à travestir les faits avec des incantations pour conjurer les aspirations incontournables au changement.
Ce qui distingue le sage du malin c’est que l’un parle pour révéler les pistes de la vérité et l’autre pour les brouiller. Ils utilisent souvent les mêmes mots : paix et justice en l’occurrence. Ils se séparent dans la juxtaposition qu’ils en font ainsi que dans le poids et la priorité qu’ils accordent aux concepts.
Sékouba Konaté veut s’absoudre de poursuites futures pour des crimes déjà commis ou à venir en travestissant la logique de l’histoire qui veut que la vraie paix procède de la justice. Pour prix de sa paix précaire il ne veut débourser que des piécettes d’oubli et un je-m’en-foutisme de bidasse. Aux blessures de la violence, il veut ajouter l’insulte du cynisme en déclarant sans sourciller ne pas avoir d’opinion sur les conclusions de la commission d’enquêtes de l’ONU auxquelles son nom est associé. Pas de commentaires non plus sur l’incrimination de Toumba comme seul responsable des massacres par une commission nationale d’enquêtes décriée.
Sékouba Konaté dit n’avoir pas convoité le pouvoir et ne pas s’y intéresser. Il l’accepte quand même. Comme Lansana Conté, il se veut paysan et ne serait intéressé que par la culture d’un lopin de terre dans les villages de ses ancêtres. On a déjà entendu ce langage empreint de simplisme avec lequel Lansana Conté voulait plutôt masquer les coups de pioches dans les caisses de l’état. Au détour de quelques mots de cet homme peu bavard, on note un troublant penchant à se dédire à chaque fois qu’il parle. Il révèle la terrifiante et formidable capacité de la machine oppressive à se reproduire et à perdurer dans notre pays.
Comme Lansana Conté, Sékouba a refusé d’admettre souffrir de maladie ; c’est son droit le plus absolu. Mais il montre des symptômes patents d’une condition plus grave que l’éthylisme dont on l’accuse. Celle de l’endémie ambiante d’impunité.
PS: (pour Jean Marie Doré) Le diplôme ne fait pas l’homme.
Déclarer qu’il ne sera pas candidat absoudra sûrement le jeune général grabataire aux yeux de ceux qui sont obnubilés par le changement présidentiel. Retenons à sa décharge qu’il donne raison à la majorité des incultes de la nation qui clament haut et fort que le diplôme ne fait pas l’homme pour mieux se délecter de leur ignorance. Dans notre culture de survie, être malin est plus rentable qu’être cultivé. Sékouba Konaté aura prouvé être plus apte politiquement que J.M.D qui danse autour de la question brûlante de sa candidature, en jonglant avec des ballons chargés de poudre explosive que Daddis Camara a oubliés par derrière.
Ourouro Bah
VOS COMMENTAIRES | |
| SOW Maoudo | 24/02/2010 20:06:30 |
| Vos textes deviennent de moins en moins lisibles, à mesure que s'accentue votre haine contre les immortels de notre pays. Vous finirez néanmoins par vous soumettre à la citation qui dit que: "nul n'a le droit d'effacer une page de l'histoire d'une nation, car une nation sans histoire est comme un corps sans âme". Ahmed Sékou TOURE est et restera à jamais "le Père de notre indépendance" et ça, vous n'y pouvez rien. | |
| SOW Maoudo | 24/02/2010 22:53:49 |
| Ce serait plus honnête de votre part de me dire simplement pourquoi vous rejetez mes commentaires. Je vous réponds déjà sur d'autres sites mais cela ne me satisfait point; je finirai par faire mon jugement définitif sur votre site et là, ça sera une autre histoire. J'ai d"jà environ 8 commentaires non publiés. Acceptez la confrontation avec l'INTELLIGENCE. OK ? | |
| t m diallo | 25/02/2010 00:47:09 |
| j'ecris ces lignes ci pour dire a sow maoudo d'avoir de respect pour ce cite,si tu veux repondre a ourouro bah il faut aller dans son blog directement pour verser tes venims et laisse guineepress tranquille car l'auteur de cet article ne fait pas parti de guineepress a ma connaissance,et svp prochainement utilise ton vrai nom au lieu de se cacher derriere des noms peulhs pour insulter les autres,car je doute bien de ton ID, chez nous on ecris mawdho au lieu maoudo et surtout n'oubliez pas sekou toure n'etait pas le seul pere de l'independance mais tous les guineens et guineennes qui ont voter massivement non a general de gaulle.merci et a la prochaine sortie. | |
| Observateur | 25/02/2010 06:48:49 |
| "Sow Maoudo" la preuve vous ai donnée que si vous parlez en terme civilisé vous serez entièrement publié même si vous dites des choses insensées. Si vous lisez dans ses règlements vous trouverez que ce site averti qu'il ne publiera pas des injures ou propos injuerieux ou attaques personnelles contre des particuliers ou une communauté. Il est clairement écrits qu'il n'y aura pas de tabou pour les hommes publiques et la vérité. C'est ce qui fait son succès et le respect dont il jouit aujourd'hui. Il est souvent cité maintenant par des grandes presses comme france24 et jeuneafrique ou des sites publics africains. Vos écrits que lis ailleurs sont pleins de propos comme "Vous les peuls vous êtes ..., votre homme c'est le voleur ...". Soyez d'accord que cela est source de polémiques intercommunautaire. Ce n'est tous les peuls qui sont derrière un leader au contraire ils sont la seule communauté qui sont massivement dans les partis de leaders non peuls comme malgré que ces derniers prouvent à chaque occasion qu'ils font des combines ensemble contre les peuhls. Les Alpha, Sidiya et Fall ont donné raison à Ben Daouda par leurs complots permanents et rencontres secrets auxquels les peuls sont écartés. Qui fait de la trahison en guinée et qui est l'éternelle cible? Soyez honnête pour un instant, vous trouverez la réponse vous-mêmes. | |
| Observateur | 25/02/2010 06:51:23 |
| NB: je suis un Militant du NGR grâce aux informations que je lis sur ce site. | |
| Boubacar Bah | 25/02/2010 12:17:47 |
| M. Sow Maoudo, Vous n'etes qu'un moustique qui tourne autour d'un elephant, jusqu'a quand suceriez-vous ce pachiderme avant de le faire tomber ? La plume de M. Ourouro fait partie du cercle tres restraint des Grands de la plume Guineene (Sadio, Kyle, Dore, Ollaid et tant d'autres). Il est d'ailleurs naturel chez certains humains de hair ceux dont ils ne peuvent atteindre le niveau de la cheville. Depuis 2007, je n'ai cesse d'apprecier les ecrits de M. Ourouro, tout ce que je regrette au contraire c'est le fait qu'il ne me sert pas de ses ecrits frequemment, j'aurai voulu le lire au moins une fois par semaine. A votre place, j'aurai du ecrire des articles pour contredire M. Ourouro avec des arguments cles au lieu de faire semblant de bousculer un geant. | |
| fode moussa soumah | 25/02/2010 15:13:20 |
| vous devez lutter pr ramener la paix et l'union chez nous,au lieu de melanger les gents. | |
| SOW Maoudo | 25/02/2010 20:03:04 |
| Regardez un peu les patronymes de ceux qui m'ont répondu, pour avoir fait mon commentaire sur un seul article. Je suis satisfait d'avoir suscité ce débat qui manque beaucoup sur les sites. Je vous dis aussi que ceux qui souhaitent me rencontrer physiquement sont les bienvenus, je suis à leur diposition. Je suis aussi surpris qu'il soit interdit d'insulter sur ce site où, Ahmed Sékou TOURE, Lansana CONTE, Sidya TOURE, Alpha CONDE, François FALL, Moussa Dadis CAMARA, Sékouba KONATE etc... sont régulièrement traités de tous les noms d'oiseaux. Moi je n'insulte jamais, même dans les blagues. Je vois que c'est la contradiction qui fait mouche et cela, vous devriez être "sport" et accepter d'être répondus à tous les coups. | |
| AB | 25/02/2010 23:43:55 |
| Sow Maoudo je ne comprends pas pourquoi vous vous en prenez aux personnes qui critiquent AST, Lansana Conte, dadis, ect... Reconnaissez quand meme que ces gens ont cause beaucoup de tord et c'est tout a fait normal que l'on en parle. Ils meritent qu'on parle de leurs actes, qui'ils soient bons ou mauvais. Malheureusement pour quelqu'un comme dadis, les mauvais actes dominent de loin les bons (s'il en a un biensur). Et je dirais aussi que sur ce site, on critique Cellou Dalein, Bah Ousmane (qui sont peuls) autant que ou meme plus que Sydia ou Fall contrairement a ce que vous insinuez. | |
| Boubacar Bah | 26/02/2010 12:29:19 |
| Sow Maoudo, Donnez-nous au moins le courage de vous initier au Poular. Veuillez corriger: generalement, en poular on dit Mawdho Sow et non Sow Maoudo. Dans un pareil cas l'adjectif Mawdho se place toujours avant le nom de la personne qu'on designe. D'autres part, on peut lire dans vos ecrits que vous prononcez mal la langue que vous empruntez pour ecrire sur le net, sinon, Mawdho prend "h" apres le "d". Ainsi va la linguistique du Poular | |
| Habib Diallo | 28/02/2010 17:45:36 |
| Ourouro Bah à une manière particulière a lui de décrire et faire revivre la frayeur et les angoisses que les gents vivent sous les époques décrites. En le lisant, on comprend aisément pourquoi et comment la Guinée a évoluée vers la pauvreté et la misère totale. Ce texte me rappelle parfaitement la couleur blanche « ever présent » dans la Guinée de « l’émule de Satan ». Même nous les enfants d’alors avions peur de lui; je me rappelle quand nous parlions des arrestations ou de guinéens qui voulaient quitter le pays – j’ai grandit à Fria – nous chuchotions entre nous « vous savez que même les murs des maisons peuvent nous rapporter ? ». Il y avait tellement de candidats à l’exile – droit que Mohamed Touré, les enfants de Siaka & Ismaël Touré se prévalent aujourd’hui - pour sauver leurs âmes que « l’émule de Satan » ordonna à ses milices aux frontières de tuer ceux qui fuyaient le pays. Ce sont des milliers de personnes qui ont été tuées aux frontières surtout entre celles de C.I. et Sénégal. Ceux qui revenaient en Guinée étaient tués et ou dépossédés de leurs biens pour etre ensuite repartagés comme récompense aux exécutants. Certains exécutants étaient promus à des postes de direction indépendamment de leurs compétences ou qualifications professionnelles et morales. Ainsi, le Parti encourageait l’adhésion et l’exécution de ses politiques inhumaines. Tous nos problèmes sont partis de l’avilissement de L’HOMME dès la première République. Oui, Mr Bah a raison, « l’émule de Satan » nous a menti de son vivant et de sa mort. Il avait tellement conscience du mal qu’il a fait qu’ils ont cache son tombeau. Lansana Conté n’a pas eu besoin de faire cela; il n’y a aucune polémique sur la location du sien. Franchement, il faut avoir une raison PARTICULIERE pour que le père de l’indépendance d’un pays moderne cache son tombeau surtout quand il a dirigéé le pays pendant 26 ans. Dieu merci qu’il a procède ainsi, s’il ne l’avait pas et que son « âme damnée » n’était maintenue dans « un sarcophage » quel serait l’état de notre pays? Un pays en guerre civile ou un pays déjà divise en différentes parties? Que Dieu nous sauve de « l’âme damnée », Amen. | |