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Guinée: citoyens minimaux, moyens et maximaux2010-02-25 21:38:09 Le dit Forum des forces vives semble s'inquiéter du traitement réservé aux guinéens de l'étranger par une CENI nommée par Conté et jamais remise en question par les partis politiques. Parmi les arguments développés par ce "forum", nous pouvons lire: " En tenant compte de l’impérieuse nécessité de respecter scrupuleusement le chronogramme(ne pas excéder les 6 mois impartis pour la transition) le Forum des Forces Vives propose trois variantes possibles : - La variante minimale : recensement complémentaire des résidents guinéens dans les pays limitrophes (Sierra Léone, Libéria, Côte-D’ivoire, Mali, Sénégal et Guinée-Bissau) et la Gambie. - La variante moyenne : en plus des pays figurant sur la variante minimale, il faudra ajouter des pays de fortes concentrations de guinéens. - La variante maximale : il s’agira de reprendre les 18 pays figurant dans la liste initiale convenue d’un commun accord." La situation est très claire: le FFVG est partie prenante de n'importe laquelle des trois variantes qu'il soumet au bon vouloir du président de la CENI. C'est là que se situe le péché originel abominable de cette proposition qui accepte que des citoyens soient privés de leur droit de vote. Il n'y a pas de variantes minimale, optimale, moyenne etc. lorsqu'il s'agit du vote des citoyens d'un pays, sauf à considérer qu'il existe des citoyens minimaux, moyens et maximaux. Plus des ¾ des Cap-Verdiens résident hors de leur pays. Et pourtant ils votent. Vouloir séparer les citoyens en fonctions de leur lieu de résidence n'est que la énième reprise de la politique de Sékou qui classait ceux qui fuyaient son régime sanguinaire dans un groupe dit "d'anti guinéens", par opposition aux militants de sa "révolution populaire ". La théorie reprise par Ben Sékou et acolytes des "Farces vives" n'en est que l'une des nombreuses variantes. Personne ne semble se soucier que l'on mette la charrue avant les bœufs de cette manière, ni que les législatives dont nous avons un urgent besoin, pour des raisons connues de tous, viennent après des présidentielles. Tout pour l'exécutif, qui se dépêchera alors de tout verrouiller pour que son ou ses partis souteneurs bénéficient sans contrôle du budget de l'Etat. Archi connu et constamment utilisé depuis "l'indépendance". Pour l'extérieur, tout sera parfait, nouveau président, après un simulacre d'élections, lettres de félicitations pour celui qui s'engagera à nous garantir le droit et la démocratie et tutti quanti Thierno A DIALLO
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