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Irresponsabilité au sommet de l’Etat guinéen: Somparé accuse Sidimé2010-03-23 21:28:17 On n’y reviendra jamais assez ! Le monde entier le sait, la Guinée a sombré dans une crise morale et économique, comme personne ne pouvait s’y attendre, sous le règne de Lansana Conté. Bien avant les élections de 2003, Lansana Conté n’était plus apte à diriger le pays. Malgré tout, l’Assemblée Nationale avec son président Aboubacar Somparé n’a jamais joué son rôle en prenant ses responsabilités historiques pour éviter le chaos qui pouvait résulter du vide politique. Même le parti d’opposition UPR qui avait la vice-présidence n’a pas fait une demande de constatation de la vacance du pouvoir comme tout parti politique responsable l’aurait fait. Le cas récent du Nigeria où des voix se sont élevées même au sein du parti au pouvoir et au sein de l’administration pour demander la passation du pouvoir au vice-président du fait de la maladie du président Yaradua est un exemple. Aboubacar Somparé accuse Me Lamine Sidimé d’avoir freiné son élan visant à constater la vacance du pouvoir du temps de Conté ! C’est ridicule mais, reconnaissons-le, Somparé n’a agi à son temps qu’en « bon politicien Guinéen ». Le fait que nos partis politiques n’ont pas eu le courage de demander une reforme de la CENI que tout le monde sait déséquilibrée et à 50% composée du PUP le prouve bien : les Guinéens n’ont pas de véritables hommes politiques de nos jours. Chacun des leaders politiques actuels feraient exactement comme A. Somparé. Ceux qui n’osent pas contrarier Ben Sékou Sylla auraient fait face à Lansana Conté ? ‘’Le plateau de la transition’’, une émission de débat télévisée organisée par le Forum des Jeunes de Guinée avec la collaboration de la RTG, a eu pour invité Elhadj Aboubacar Somparé, ancien Président de l’Assemblée Nationale. Au cours de l’émission, M. Somparé a déclaré qu’il était disposé, du vivant de Conté, de constater la vacance de pouvoir à cause de la maladie du Général Président. Mais qu’il n’a pas été suivi dans sa démarche par Me Lamine Sidimé, ancien Premier Président de la Cour Suprême. Dans ce débat qui était à sa sixième édition, M. Sam Mamadou, l’animateur, avait comme invités M. Saliou Samb, correspondant de Reuters en Guinée, Mohamed Salifou Kéîta, journaliste à la RTG, Mouctar Bah, correspondant de RFI et de l’AFP et Cheick Yérim Cheikh, journaliste à Jeune Afrique. D’entrée, Elhadj Somparé, répondant à une question de Sam Mamadou, a déclaré qu’il n’a pas été choqué de n’avoir pas été le dauphin de feu Général Lansana Conté. Selon lui, depuis la tenue du référendum du 11 novembre 2001, suivi des attaques rebelles à nos frontières, de la candidature du Président Conté à la présidentielle du 23 décembre et de la maladie du Général Conté, les populations en avaient marre du système. Pour ce qui est de l’organisation du référendum, il a souligné qu’il s’y était opposé en publiant un article dans une revue spéciale. Mais que ce sont les opérateurs économiques qui avaient pris le devant sur les politiques, en annonçant au Président Conté qu’ils allaient financer le référendum. Concernant la non constatation de la vacance du pouvoir quand tout le monde s’est rendu compte que le Général Conté était malade, l’ancien Président de l’Assemblée Nationale a mis tout sur le dos de l’ancien Premier Président de la Cour Suprême, Me Lamine Sidimé. Selon Somparé, il était prêt à constater cette vacance mais Me Lamine Sidimé n’a pas joué le jeu. Et Cheick Yérim Cheikh a abondé dans le même sens soutenant que Me Lamine Sidimé avait eu peur. Sinon, qu’à un moment donné, les chancelleries occidentales présentes à Conakry étaient prêtes à adouber Somparé. Au cours de ce débat télévisé, Somparé s’est présenté comme l’homme qui a toujours été l’ennemi à abattre par l’entourage de feu le Président Conté. Il n’a pas manqué, à cet effet, de dénoncer l’hypocrisie de cadres guinéens préoccupés rien qu’à défendre leurs intérêts. Pour Somparé, la Guinée a toujours été victime de ses cadres. Parlant du PUP, il a soutenu bec et ongle que le parti est bien vivant. Selon lui, le PUP n’a jamais gouverné. « C’était un parti du pouvoir et non un parti au pouvoir. Le Président Conté avait toujours dit qu’il n’est l’otage d’aucun parti politique ». En prélude à l’élection présidentielle du 27 juin 2010, Elhadj Aboubacar Somparé a déclaré, que s’il est élu lors du prochain congrès du PUP, il sera candidat. Il pense avoir toujours de l’expérience à revendre aux guinéens.
Info : Namory Condé
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