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Coup d’État démocratique"C’est par cette expression audacieuse, alliance de deux concepts antinomiques, que l’on pourrait désigner les putschs perpétrés au cours de ces dernières années en Afrique de l’Ouest. Si pareils arguments sont recevables, ils ne doivent pas faire perdre de vue qu’il y a loin de la coupe aux lèvres, et que le contact avec le pouvoir peut tourner la tête à un putschiste bien intentionné au départ. À preuve, un autre coup d’État qui se disait démocratique, perpétré le 23 décembre 2008 en Guinée, au lendemain de la mort du président Lansana Conté. Propulsé au pouvoir avec le soutien de la population et de la classe politique, et la complicité passive de la communauté internationale, Moussa Dadis Camara, chef de la junte, a mal tourné. Il a fallu un autre « coup d’État démocratique », mené en douceur contre « Dadis » par son ministre de la Défense, Sékouba Konaté, pour que la Guinée s’engage sur le chemin de la démocratie".
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