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2010-04-08 13:30:20
Depuis des décennies, au gré des circonstances j’adresse des courriers aux premiers magistrats de notre pays. Avec l’arrivée du Général Sekouba, j’ai changé de destinataire car j’estime qu’il a et continue d’abattre un travail titanesque pour le peuple de Guinée, même si pour l’instant certaines questions relatives aux auteurs des évènements de Septembre 09 donnent le sentiment de chantier inachevé aux actes majeurs qu’il a posés. Je souscris en ce moment à l’appel de paix du Général Sekouba espérant que ce qui est entrain de se faire maintenant en Guinée va aboutir à une justice pour tous les Guinéens.
Il y a une certaine sagesse et un message fort à l’endroit du peuple de Guinée quant aux actes posés par le Général Sekouba, à nous autres d’en comprendre le contenu, nous armer de patience mais surtout de courage pour enfin assoir les bases d’une Guinée juste et prospère.
Il y un adage qui dit que ‘’le bois mort dans un marigot ne deviendra jamais un caïman’’, tout comme pour dire un crime commis non punis reste toujours un crime, les auteurs restent toujours justiciables et punissables quelque soit leur rang aujourd’hui, même à titre posthume ils peuvent et doivent être jugés et punis, pour soulager la conscience des victimes de toutes catégories.
Madame la présidente du CNT, contrairement à son excellence Jean Mary Dore ou Mr Sy Savane pour lesquels les qualités et capacités de dirigeant se délivrent à Sorbonne ou Harvard, les convictions se forgent et s’évaluent par rapport au nombre d’années massacrées à l’apprentissage de la pensée conventionnelle et collective ou ‘’ en saignement’’ , il y a une Guinée silencieuse qui croit et observe, une Guinée témoin de votre engagement et activisme, une Guinée qui sait faire la différence entre le Syndicaliste « Samba Kebe » et la syndicaliste Rabi, une Guinée silencieuse qui regrette les analyses et articles de cet autre baron journaliste devenu Ministre Secrétaire Général et maitre des palais ! Qu’il n’en déplaise au premier ou au second, vos nominations respectives sont bien la consécration d’un parcours patriotique long et difficile, jonché parfois de violences morales et corporelles.
Je dis bien une Guinée qui a été humiliée, reniée et déniée, qui bascula mais n’éclata pas.
Que ceux qui sont en amour avec la marée d’or (Jean Mary Dore) s’occupent d’exécution de projets transitoires miniers ! Que par milliards de francs glissée, qu’ils se remplissent et emplissent leur jarre d’or pour trinquer avec la coupe des dieux du dragon rouge.
Qu’ils aiguisent l’appétit du diable rouge par des résidus de billets bleu, vert et jaune, que de Thiam kounwaly dans Dinguiraye à Kaya dans Faranah en passant par Kerfalla Moriya, qu’on lui étale le tapis rouge pour semer les criquets aux yeux bridés qui se nourrissent de terres et d’hommes.
D’ailleurs quels choix ont les Guinéens assoiffés et affamés dans cette Afrique abâtardie que de regarder les terres du continent envahies par les descendants de l’éléphant d’Asie ? L’occident fut averti de son arrivée par l’empereur Napoléon qui confessait ainsi son impuissance à cuirasser sa postérité.
Le colt de l’oncle Sam et le sabre du Samurai tremblent depuis que le froid glacial de la guerre froide réveilla l’éléphant d’Asie et dans la douleur de son enfantement c’est la planète toute entière qui chauffe et se tord de douleurs.
Alors Excellence Rabi, que Mont Nimba passe par Vonjama au Liberia ou par Kaya dans Faranah n’est pas ce qui devrait compter aujourd’hui pour le Guinéen. Ce qui doit compter aujourd’hui Excellence, c’est d’apprendre aux Guinéens de faire un choix responsable, de leur trouver un langage pour exprimer ensemble leurs sentiments communs et profonds.
Excellence, aujourd’hui le peuple de Guinée est tout près d’une victoire certaine que l’heure n’est point au repli ou au découragement face à des intellectuels affamés et assoiffés de pouvoir et de sous et ce n’est pas la rigueur colorée de l’actuel ministre des pitances qui va mettre un terme à la misère de nos populaces.
Le budget astronomique de dépenses improductives que vient d’adopter l’actuel gouvernement, l’augmentation des salaires populistes, la montée du prix des hydrocarbures rendront bientôt le goût du contenu de la marmite en Guinée très très amère encore et la rue comme unique alternative.
La saignée financière, conséquences des actes mafieux durant les 10 dernières années, est elle qu’elle risque de couter le premier mandat du président qui sera élu prochainement.
Ca ce sont des faits et statistiques qui sont mesurables, moins mesurables mais plus profonds et ravageurs c’est l’état d’esprit et la misère spirituelle qui ont résulté de ces années de barbarisme sanglant et économique.
Les yeux de ceux qui rêvent d’une Guinée juste, libre et forte sont rivés sur le Palais du peuple, lequel il semble serait vidé de son contenu par un patriote intéressé auteur de la formule « Dadis ou la Mort ».
La noble mission ne sied qu’à une âme noble, de la nouvelle constitution naitra notre Guinée de rêve !
Que la soldatesque de Gamal, de Sorbonne ou de Harvard ne vous impressionne point avec leur langage de ‘’considérant que ‘’ qui monnaya son âme Dr Es Science ou je ne sais de professeur à l’autel des délires de la vie mondaine.
L’ultime responsabilité est d’assurer que le système de gouvernement qui sera défini et défendu par la nouvelle constitution va permettre :
Cette responsabilité énorme mais noble que vous avez acceptée demande du temps mais surtout du courage. Alors s’il vous plait Madame, veuillez prendre la parole et demander le temps qu’il faut au peuple de Guinée. Ne brulez pas les étapes, ne vous payez pas le luxe comme l’autre « Sonbaré » qui jugea immature le peuple de Guinée.
Pour une Guinée libre, juste et prospère, il faut un pouvoir judiciaire fort indépendant, un exécutif fort modeste et un législatif fort sage.
Encore une fois la Guinée est tout près d’une victoire certaine, encore une fois elle risque de rater ce rendez vous, car l’avenir d’une nation qui se veut libre, forte et prospère ne s’écrit pas sur du sable.
Ensemble pour le courage de lire les pages sombres de notre histoire commune car c’est dans la douleur et la saveur de la justice que naitra la Guinée de notre rêve.
Ibrahima Bocoum
VOS COMMENTAIRES | |
| Doudou D | 08/04/2010 12:24:34 |
| si je comprends ce drôle de "penseur", un "voleur" est pire qu'un assassin. sekouba peut garder les criminels mais doit se débarrasser des "voleurs. mais bocoum ne doit pas oublier que sekouba est lui meme un voleur, mais en Guinée on doit auditer que les ministres et premiers ministres qui exécutent les ordres du chef et laisser le chef le plus grand voleur continuer à confondre l'argent du pays avec sa fortune personnelle. Ca fait pitié un tel raisonnement surtout mené par des gens qui se croient des éminences grises. | |
| Thierno A DIALLO | 08/04/2010 14:25:18 |
| Pitié pour la Guinée! Des "penseurs" qui continuent de donner du "Excellence" à des personnes qui n'excellent en rien de bon, c'est triste. Cela , c'est pour la forme. Pour le fond, je crois que ce frère se regarde écrire comme d'autres s'écoutent chanter: il est probablement le seul à vraiment comprendre ce qu'il veut dire. Question: Avait-il besoin de nous abreuver de ce genre de "contribution"? | |
| Bokoum Ibrahima | 08/04/2010 15:47:25 |
| Oui un drôle de "penseur" pour un drôle de lecteur...ecrire ce que l'on pense et comprendre ce qu'on lis voila un autre probleme que nous devons regler entre nous Guineens.......Nos langues vernaculaires voilà peut-être la solution à nos problèmes de communication…sinon ce paragraphe est bien simple : « Tout comme pour dire un crime commis non punis reste toujours un crime, les auteurs restent toujours justiciables et punissables quelque soit leur rang aujourd’hui, même à titre posthume ils peuvent et doivent être jugés et punis, pour soulager la conscience des victimes de toutes catégories » Un crime non punis, qu’il soit économique ou un crime de sang, reste un crime……mais seulement voila la justice à laquelle je me réfère n’est pas celle arbitraire et barbare qui consisterait à pointer le doigt comme vous le faite sur tel ou tel individu…… Il appartiendra exclusivement au juge de dire le droit.....Sans rancune Doudou D, c’est le prix de la civilité qu’est de confier la responsabilité de dire le droit au juge | |
| Doudou D | 08/04/2010 19:05:06 |
| Monsieur Bocoum c'est vous même qui dites "je souscris en ce moment à l’appel de paix du Général Sekouba espérant que ce qui est entrain de se faire maintenant en Guinée va aboutir à une justice pour tous les Guinéens".or ce monsieur préfère la justice à la paix. Si vous avez un problème avec votre vernaculaire c'est dommage. La langue de Molière aussi a ses subtilités et peut être qu'à force de vouloir impressionner on écrit des textes confus. | |
| Doudou D | 08/04/2010 20:00:00 |
| j'ai une petite correction, c'est que sekouba préfère la paix à la justice et pas le contraire comme je l'ai écrit en réponse à bocoum ibrahim. c'est utopique de penser que sekouba qui préfère la paix à la justice va travailler pour la justice. | |
| Bokoum Ibrahima | 09/04/2010 12:59:56 |
| C’est ce qui arrive souvent à ceux qui ont beaucoup appris, qui ont la tête pleine…….ils ne peuvent plus rien comprendre, ils personnalisent tout au point de réduire la vie d’une nation à un individu éphémère. Je dis aller désapprendre un peu et ainsi exceller! | |