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Jean Marie Doré fait demi-tour2010-04-29 11:44:04 Prévu pour jeudi, Jean Marie Doré a finalement anticipé sa conférence de presse pour la tenir hier mercredi 28 avril 2010. Paradoxalement, il a soigneusement évité d’annoncer la non-tenue des élections à la date prévue. Toutes nos félicitations à Monsieur Doré pour cela ! Le Premier ministre dira que le gouvernement ne joue aucun rôle dans l’organisation des élections et que c’est la CENI qui fait tout. Il précise également que c’est la CENI seule qui serait responsable en cas de la non-tenue des élections ou de faille dans l’organisation. Dommage que personne ne l’ait demandé la vraie mission du gouvernement de la transition et l’importance du MATAP. On devrait également demander à Jean Marie Doré, pourquoi c’est l’ambassadeur de l’Allemagne qui a loué des véhicules pour l’acheminement de matériels électoraux vers l’intérieur du pays alors que le gouvernement a des véhicules non utilisés dans son garage et que Sékouba se déplace avec plusieurs dizaines de personnes aux frais de l’Etat ? Est-ce qu’un pays qui ne peut même pas se trouver des urnes ou acheminer ses listes électorales à l’intérieur du pays mérite-t-il de porter le qualitatif ETAT ? Cette bande d’inconscients à la tête du pays fait Honte à la Nation guinéenne. Le plus tôt qu’ils vont déguerpir sera le mieux pour nous et le reste du monde qui nous assiste. Pour obtenir la prolongation de la durée de la transition, le PM voudrait que la constitution soit adoptée par référendum. Cependant, lui et le cabinet de Sékouba ont refusé de mettre les moyens à la disposition du CNT et de la CENI pour l’organisation des élections présidentielles à la date prévue. Malgré tout, Hadja Rabiyatou s’est débrouillée à tenir sa part d’engagement, sans attendre comme Jean Marie et le cabinet de Sékouba le cherchaient. On a tous appris cette semaine que c’est seulement le 24 avril que le cabinet de Sékouba a réagi, à travers le lycéen Tibou Kamara, au projet que le CNT leur a soumis pour promulgation depuis le 20 mars malgré l’urgence de la situation. Cette réaction tardive du côté de Sékouba aurait conduit à une nouvelle procédure de plusieurs mois, le rôle du CNT ayant été usurpé par la bande à Sékouba sans la vigilance et la fermeté de la présidente du CNT, Mme Rabiyatou Diallo. Est-ce maintenant, à deux mois des élections, que cela (référendum) leur est venu à l’idée ? Si ces gens étaient de bonne foi, ils auraient posé ce problème dès le début et on en aurait tenu compte, étant les principaux acteurs de la transition. Ils n’ont pas résolu la première équation, ils veulent y introduire une seconde avec de nouveaux paramètres qui leur permettraient de rester aussi longtemps que possible au pouvoir, en pillant les caisses et bradant les ressources du pays. Nous sommes aussi pour l’adoption de la constitution par voie référendaire. Mais cela n’empêche pas la tenue des élections à la date prévue. En attendant, les représentants consensuels du Peuple réunis dans le CNT ont adopté, par vote démocratique, une modification de l’ancienne constitution en tant qu’organe délibérant. Sékouba a le devoir de signer le décret sans tarder pour que la Guinée tienne enfin ses engagements devant la communauté internationale qui n’a pas que notre pays à assister. A la date du deuxième tour ou quelques mois plus tard, le peuple peut se définir sur la constitution sur un bulletin spécial (OUI ou NON). L’essentiel est d’obtenir les garanties que le CNT reste et veille sur l’application de la loi et de sa non-manipulation avant ce référendum et l’investiture de la nouvelle Assemblée élue. De même que la Guinée a été obligée d’accepter Sékouba à sa tête sans élection pour éviter le vide, elle a besoin d’une Assemblée provisoire avant les législatives pour éviter qu’on ne retombe dans le pouvoir absolu à la Dadis ou Conté. Cette option, le CNT a le devoir et le pouvoir de la prendre en vertu des accords de Ouaga sur lesquels reposent la présidence par intérim et le gouvernement de transition eux-mêmes. Dadis a été intronisé président sans constitution. Sékouba et Jean Marie Doré également sont des représentants légitimes de l’Etat guinéen aujourd’hui, sans constitution ni élection. Ils ne sauraient prétendre que sans référendum le futur président ne peut pas être élu en Guinée ou que le CNT ne jouera pas son rôle. Au contraire, le nouveau président serait légitime s’il est élu par le peuple qui doit légitimer la constitution. Même mal élu, un président civil sous contrôle d’une cour constitutionnelle et d’une Assemblée élue ou provisoire (CNT) est mieux et de loin préférable au régime d’exception militaire. La Guinée aura ainsi les structures d’un Etat. Ce qui n’est pas le cas en ce moment. C’est regrettable de constater que le gouvernement doré, par le manque de bonne foi du Président par intérim et du Premier ministre, est divisé aujourd’hui en Mouctaristes et Pivistes. Au Mali, on n’a pas connu ce cas lors de la transition parce que ATT était de bonne foi et tenait dignement à respecter ses engagements. Les Mouctaristes sont des grands gueulards qui exigeaient la tenue des élections en décembre 2009 quand ils étaient constitués en forces vives. Les Pivistes eux, constitués en CNDD, voulaient rester plus longtemps au pouvoir, par tous les moyens, même au pris d’un génocide. Aujourd’hui, les deux composent ensemble le gouvernement de transition. Et que constate-t-on? Les rôles semblent être inversés: ceux qui disaient que les élections peuvent et doivent se tenir en 2009 pensent aujourd'hui qu'elles ne peuvent pas se tenir en 2010. Veuillez lire un échange entre les deux groupes que Guineenews nous rapporte (Voir lien ci-dessous): Piviste (un membre influent du CNDD): « C’est eux qui voulaient aller aux élections, alors nous irons aux élections le 27 juin 2010. C’est maintenant que le forum des forces vives se rend compte de la pression que nous subissions dans le gouvernement Komara », affirme un membre influent du CNDD. Mouctaristes (issu des Forces Vives) : « Puisque vous-vous êtes enrichi déjà, vous les ministres issus du CNDD, c’est pourquoi vous voulez qu’on aille aux élections. Nous voulons nous enrichir aussi avant toute élection » Après les déclarations de Jean Marie Doré, Benn Sékou Sylla et ses collaborateurs ont intérêt à veiller à ce que tout se passe dans la transparence et l’équité et de s’opposer et dénoncer toute immixtion frauduleuse du gouvernement ou des préfets dans le processus électoral en faveur d’un candidat quelconque. Sinon, c’est eux qui répondront devant le peuple et une éventuelle justice. Tout le monde est décidé à ne pas se laisser faire cette fois-ci. Cela est déjà perceptible dans la phase du récemment. C’est pourquoi, seuls la transparence et l’équité peuvent nous éviter le pire en Guinée le 27 juin 2010. Que le plus populaire ou machiavélique de nos mauvais leaders gagne mais NON au report des élections!
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