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À l'heure où l'UNESCO, les Nations Unies, les associations professionnelles des médias, ainsi que le monde du journalisme à l'échelle internationale ...
2010-05-04 10:29:19
À l'heure où l'UNESCO, les Nations Unies, les associations professionnelles des médias, ainsi que le monde du journalisme à l'échelle internationale s'apprêtent à fêter la Journée mondiale de la liberté de la presse, les journalistes et les autres professionnels des médias peuvent se féliciter des progrès accomplis dans la défense de ce droit de l'homme fondamental, pierre angulaire de toute société démocratique. Pourtant, un examen plus approfondi révèle qu'il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine.
Même si l'on célèbre depuis 1993 la Journée mondiale de la liberté de la presse, celle-ci s'enracine encore plus loin dans l'histoire des Nations Unies. En effet, il est stipulé, dans l'Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 que : " Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. "
Petit rappel... La Journée mondiale de la liberté de presse a été instaurée par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1993 après la tenue du Séminaire pour le développement d'une presse africaine indépendante et pluraliste.
Ce séminaire s'est déroulé à Windhoek (Namibie), en 1991, et a conduit à l'adoption de la Déclaration de Windhoek sur la promotion de médias indépendants et pluralistes
La Déclaration de Windhoek exigeait l'établissement, le maintien et la promotion d'une presse pluraliste, libre et indépendante et mettait l'accent sur l'importance d'une presse libre pour le développement et la préservation de la démocratie au sein d'un État, ainsi que pour le développement économique. La Journée mondiale de la liberté de presse est célébrée le 3 mai de chaque année, date à laquelle la Déclaration de Windhoek a été adoptee
Aujourd'hui, dans le monde entier, le 3 mai est devenu l'occasion d'informer le public à propos des violations du droit à la liberté d'expression et le moment de se rappeler que plusieurs journalistes risquent la mort ou la prison en transmettant la nouvelle aux gens.
Et c'est pourquoi cette journee du 3 Mai doit être:
La liberté d'expression et son corollaire, la liberté de la presse, sont devenues un fondement indispensable des sociétés démocratiques. Dans certains pays développés, ce principe est tellement naturel que la Journée mondiale de la liberté de la presse passe quasiment inaperçue. Cependant, dans nombre de pays moins bien lotis, où la liberté de la presse est au mieux fragile et au pire inexistante, le 3 mai donne aux journalistes et aux citoyens l'occasion de s'exprimer pleinement et librement.
Pour que l'on puisse parler de liberté de la presse, il faut qu'il y ait des médias pluralistes et des journalistes indépendants, mais, comme le soulignent souvent les journalistes eux-mêmes et comme l'a rappelé un éditorial du Washington Post (International Herald Tribune), "Le fait d'être indépendant est dangereux dans de nombreux endroits du monde". Et le danger ne vient pas seulement des gouvernements et des pouvoirs publics. Les conflits armés, la violence politique , des homes d’affaires forts de leur liens avec certains predateurs et, de plus en plus, la criminalité sont eux aussi responsables de la violence à l'encontre des medias.
Dans le cas Guineen, nous avons assisté, à une monté, exponentielle des organes de presse privée: ecrite, audio et en ligne qui ont eu un appport extraordinaire dans l’évolution de notre pays durant ces dernieres années. C’est l’occasion ici , pour moi de leur rendre un hommage merité pour ce combat dans lequel certains agents de la presse continuent a subir des exactions , ménaces, tortures,… et aussi leur dire que ce combat doit être permanent.
Selon la Fédération internationale des journalistes (FIJ), 87 journalistes et membres du personnel des médias ont été tués ou assassinés dans l'accomplissement de leur travail au cours de l'année 1999.
Le total des pertes en 1999 n'est dépassé que par le bilan tragique de 1994, année où les guerres en Bosnie et au Rwanda ont provoqué une vague de meurtres de journalistes. Ce fut l'année la pire de la décennie pour le nombre de morts parmi les travailleurs des médias : 115 d'entre eux y ont trouvé la mort en rendant compte des événements.
Dans son dernier rapport sur la liberté de la presse dans le monde, Reporters sans frontières (RSF) estime que les médias sont dans une situation "critique" dans 28 pays au moins et dans une situation "difficile" dans 65 autres. D'après cette ONG basée à Paris, la moitié seulement des gouvernements de la planète accordent à leur peuple un degré de liberté de la presse pouvant être qualifié de "correct".
Plus de la moitié de la population du monde ne connaît pas la liberté de la presse.
La liberté de la presse est considérée comme une pierre angulaire des droits de la personne et comme une assurance que les autres droits seront respectés. Elle favorise la transparence et une bonne gouvernance et représente, pour la société, la garantie que régnera une véritable justice. La liberté de la presse est le pont qui relie la compréhension et le savoir. Elle est essentielle à l'échange d'idées entre les nations et les cultures, qui est lui-même une condition menant à une compréhension et à une coopération durables.
Ensemble luttons pour que la liberte de la presse soit effective par tout au monde.
Joyeux aniversaire et Vive la Presse Libre et Independante.
Amadou S Diallo
Depuis Washington DC.