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Conférence-débat du 11 mai


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H. Baldé (2. à droite)

2010-05-15 12:17:31 

Comte rendu: Conférence-débat du 11 mai 2010 organisée, en partenariat avec la Mairie de Paris, par l'ONG Aide et Action, les Forces vives section France et partenaires. 

THEME: La Guinée, quel avenir après le massacre du 28 septembre 2009?

PROGRAMME:   

18h00 - Introduction de M. Schapira, adjoint au maire de Paris M. Bertrand Delanoe, chargé des relations internationales, des affaires européennes et de la francophonie.   

18h10 - Diffusion d'un extrait du reportage « Autopsie d'un massacre », un sujet de Stéphane Bentura et Maureen Grisot.   

18h20 - Les faits

- Mohammed Bedjaoui, membre de la Commission d'enquête internationale de l'ONU sur la Guinée.

- Amady Ba, chef de la section de coopération du bureau du procureur de la Cour Pénale internationale. 

18h40 - Comment en est-on arrivé là ?

- Odile Goerg, professeure d'histoire de l'Afrique contemporaine à l'Université Paris VII Enjeux et perspectives.   

18h55 - Enjeux présents et futurs

- Hassatou Baldé, membre des forces vives de Guinée section France, Docteur en Droit.   

19h10 - Quelles actions de solidarité internationale ?

- Marie Christine Vergiat, député européenne.   

19h25 - Débat/Questions
 

En présence de :

- Jean Louis Vielajus, délégué général du comité Français pour la solidarité internationale.

- Céline Pauthier, doctorante à Paris VII/SEDET

- Soumah Nabbie Baby, juriste et anthropologue guinéen, ancien président du club DLG (Demain La Guinée)

 

Que s'est-il passé le 28 septembre 2009 ?

Quelle justice pour les responsables de cette tuerie ?

Sept mois plus tard, quels défis majeurs se posent à la Guinée ? Comment s'assurer que le processus de transition aboutira effectivement à des élections libres et transparentes ? En cette veille d'élections présidentielles, prévues pour le 27 Juin 2010, la réflexion et la mobilisation de la société civile guinéenne et internationale sur ces questions constitueront un facteur déterminant de la réussite ou non du processus de transition. Dans ce but, de nombreux spécialistes et observateurs de la Guinée, tenteront de répondre à ces questions cruciales pour l'avenir du pays lors de cette table ronde.   

Quelques repères chronologiques:   

• Le 22 décembre 2008, Lansana Conté décède après 24 ans à la tête du pays. Le capitaine Moussa Dadis Camara est porté à la tête du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), en prenant des engagements forts sur la tenue prochaine d'elections libres et transparentes et lutte contre la corruption.

• Au cours des mois qui suivent, les dépenses militaires explosent et le capitaine Dadis Camara laisse entendre qu'il envisage de se présenter aux élections. La société civile, les syndicats, les partis politiques d'opposition se constituent alors en une plateforme appelée les « Forces Vives ». Ils entament une négociation avec le pouvoir pour le respect des engagements et la tenue du calendrier pour la période de transition.

• le 28 septembre 2009, les militaires répriment violemment une manifestation d'opposants à une éventuelle candidature de Moussa Dadis. La répression fait des centaines de morts et de des milliers de blessés, des dizaines de femmes sont victimes de viols et plusieurs leaders de l'opposition sont faits prisonniers.

• Le 3 décembre 2009, Moussa Dadis Camara est grièvement blessé par son aide de camp. En convalescence au Maroc puis au Burkina Faso, le capitaine Camara, sous la pression des Forces Vives et de la Communauté internationale, signe les accords de Ouagadougou le 15 janvier 2010 par lesquels il renonce au pouvoir.

• Le général Sékouba Konaté, est nommé Président intérimaire de la Guinée. IL accepte le 6 janvier le choix d'un Premier ministre issu des Forces vives pour former "un gouvernement de transition d'union nationale". En cette période décisive pour la Guinée, L'objectif de ce gouvernement est de restaurer l'autorité de l'Etat et de préparer les élections présidentielles, prévues le 27 Juin.   

La Guinée se trouve sur la côte atlantique de l'Afrique de l'Ouest et est entourée de la Guinée-Bissau (385 km de frontières), du Sénégal (330 km), du Mali (858 km), de la Côte d'Ivoire (610 km) du Libéria (563 km) et de la Sierra Leone (652 km). Le pays a un fort potentiel en ressources naturelles (on la surnomme le « Château d'eau de l'Afrique de l'Ouest) et minières (bauxite, diamant, fer, or, pétrole).

Population : 9 788 000 habitants (estimation en janvier 2007), 52,4% de la population a entre 15 et 65 ans. En 2008, le rapport sur le développement humain des Nations Unies classait la Guinée 160ème sur 177 en ce qui concerne la pauvreté, l'espérance de vie, les taux de mortalité infantile, d'alphabétisation et de revenu par habitant.

L'ONG Transparency International classe régulièrement la Guinée parmi les pays où la perception de la corruption est la plus forte 168e rang sur 180 en 20091.

Le Franc Guinéen a perdu 50% de sa valeur en 2 ans 1/2, l'inflation s'est accentuée depuis la mi-2004 (passant de 15 à 40% par an), le pouvoir d'achat s'est effondré et les conditions de vie des populations se sont gravement détériorées. Le PIB par habitant est passé de 379$ en 2002 à 332$ en 2006. En 2005, 53% de la population vit sous le seuil de pauvreté contre 49,2% en 2002.
 

Info envoyé par
Nabbie Soumah


 

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