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Pour une refonte en profondeur de la CAGF2010-05-19 00:39:53 Prenant acte du renouvellement annoncé du bureau de la CAGF (Coordination des Associations Guinéennes de France), les associations guinéennes issues de toutes les régions de France signataires de ce présent appel informent le Conseil de la Coordination de la C.A.G.F qu’elles récusent la commission électorale mise en place et appellent à une refonte en profondeur de la CAGF. Nous respectons le travail indispensable accompli jusque là par la CAGF nous y adhérons entièrement mais compte tenu des brouilles, dont on ne peut ignorer, qui gangrènent la Communauté guinéenne de France depuis un certain temps nous demandons la mise en place d’un comité inclusif composé de personnalités de la société civile guinéenne de France qui inclut des membres issus d’associations guinéennes dites communautaires, d’associations d’actifs, de jeunesse, de femmes ainsi que des cercles de réflexion, en vue de capitaliser sur les 13 années d’existence de la CAGF et de repenser en profondeur conséquemment aussi bien ses objectifs, sa gouvernance et son mode de fonctionnement. A ce titre, nous interpellons toute la communauté guinéenne de France. Le Conseil de la Coordination de la C.A.G.F. lors de sa réunion du 28 Février 2010 avait élu une commission chargée d’organiser l’élection du futur bureau de la dite association. Suite à sa réunion du 10 Avril 2010, cette commission électorale a rendu publique les modalités de candidature et fixé la date des élections du Bureau de la CAGF au Dimanche 23 Mai. Nous signataires de ce présent appel considérons cette démarche louable mais prématurée compte tenu du contexte actuel dans lequel vit la CAGF. Nous nous réjouissons toutefois que le Conseil de Coordination apporte une grande importance « à la participation, la plus large possible, de toutes les associations guinéennes de France notamment les associations guinéennes dans les provinces françaises, pour davantage de cohésion, de solidarité, de fraternité et de dynamisme de notre communauté ; à l’accompagnement, au suivi et à l’aide des associations membres dans l’élaboration de leurs projets ». Ce sont là des objectifs que nous partageons. Nous estimons cependant que les associations guinéennes, celles de province en particulier – pourtant très nombreuses et actives sur le terrain - ont été jusque là faiblement associées et sensibilisées aux activités de la CAGF pour bénéficier d’un quelconque accompagnement. A ce jour, le nombre d’associations identifié au sein de la CAGF est estimé autour de 140, mais force est de constater que parmi ces associations moins de 10 sont à jour de leurs cotisations et participent à la vie de la CAGF (cf. discours du Président sortant lors de l’AG du 28 février) le reste est fictif de fait. Pourtant, la démographie guinéenne en France a beaucoup évolué ces dernières années, la dynamique associative au sein de la communauté guinéenne également. De ce fait, une observation simple s’impose : la non opportunité de la tenue d’élections précipitées et insuffisamment préparées pour le seul renouvellement des instances de la CAGF. En effet, l’urgence aujourd’hui n’est pas le renouvellement du bureau mais plutôt de repenser profondément et de manière collective la CAGF, à savoir : ses objectifs, sa gouvernance et son mode de fonctionnement. Cela n’est pas une option, c’est une nécessité absolue si toutefois nous voulons une structure viable pouvant faire face aux enjeux actuels et futurs de notre communauté et participer à la définition de stratégies capable de répondre aux nombreux défis qui se posent à notre pays. Le moment est opportun pour ce travail de refonte. La guinée en général et la société civile en particulier est actuellement dans une dynamique de changement. Le mandat du bureau précédent de la CAGF étant épuisé, c’est l’occasion d’entamer ce travail de fond. Le comité inclusif que nous proposons de mettre en place pourra le mener dans un délai que nous définirons ensemble. Il procédera notamment à des concertations aussi bien en Ile de France qu’au niveau régional pour questionner les associations sur leurs attentes avant d’organiser une journée de restitution collective. Nous croyons fermement que si la CAGF doit être la représentation de la société civile guinéenne organisée de France dans ses multiples composantes ouvrières, de sans papiers, d’étudiants, de jeunes actifs, de femmes, de retraités, de franco-guinéens, etc. une double exigence s’impose de fait en elle : une démarche inclusive et rigoureuse et une indépendance vis-à-vis d’un quelconque positionnement partisan. Dès lors, son calendrier et son fonctionnement ne doivent pas être dictés par l’agenda ni d’un de nos ministres, ni d’un leader politique, encore moins leader religieux. La CAGF, pour mener à bien ses activités, doit toutefois travailler de concert avec tous les acteurs impliqués ici et là-bas dans la vie de la communauté : Ambassade de Guinée, autorités publiques, ONG etc. Nous affirmons haut et fort qu’une structure telle que la CAGF est nécessaire et indispensable à notre communauté, c’est pour cela que nous tenons à signaler – si nécessaire – que cette démarche ne vise ni une personne, ni une association ni un groupement quelconque mais plutôt l’intérêt collectif. Nous proposons que la date et le lieu fixés par la Commission Electorale soient retenus pour la première rencontre devant fixer le cadre de cette refonte et mettre en place un comité de travail. Nous lançon un appel à toutes les associations membres du Conseil de Coordination, à tous les Présidents et à tous les responsables associatifs de la Communauté Guinéenne de France, aux membres de la Commission Electorale afin qu’ils se joignent à cette démarche pour sauver la CAGF. Paris le 15 Mai 2010 Contact : refontecagf@gmail.com Liste des premières associations signataires au niveau national (liste ouverte jusqu’au 23 Mai)
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