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Présidentielle en Guinée: qui sont les candidats ?2010-05-26 16:45:22 « Le 27 juin 2010, la Guinée doit choisir son président de la République. Après Sékou Touré, Lansana Conté et la calamiteuse parenthèse Dadis Camara, les Guinéens espèrent voir enfin l'avènement de la démocratie dans leur pays », peut-on lire sur la page info de RFI (Lire). Ces élections auraient pu être sereines et réconciliatrices des Guinéens, si Sékouba s’était abstenu de tout acte de favoritisme en faveur d’un leader ou d’un parti quelconque. En accordant plus de 500 milliards de FG, sur le dos de l’Etat, à son ami KPC qui, à son tour finance les campagnes du parti de Alpha Condé et en choisissant le rapporteur du RPG à la tête de la Ceni dont les cafouillages ethnique ont été dénoncés même par le Groupe international de contact sur la Guinée (GIC-G), Sékouba a contribué à la division ethnique et des tensions qui peuvent en découler si les élections ne sont pas gérées de façon transparentes et équitables. Ce lundi 24 mai 2010, le président de la Cour Suprême de Conakry, Mamadou Sylla, a fait connaître la liste des candidats retenus pour la présidentielle du 27 juin 2010: de 42 à 36, ils sont finalement 24 élus dont une femme, Mme Saran Daraba Kaba. Une femme très active, qui a obtenu le Prix des Droits de l'homme des Nations unies, que l’on devrait encourager mais … On se rappelle qu’au cours de la Réunion de l'UNION du Manding à Conakry le dimanche 31 août 2008, Hadja Saran Daraba Kaba, ancienne ministre sous le régime du défunt général-président Lansana Conté et Présidente de la Mano River Union avait fait une recommandation singulière aux ministres malinkés: « Selon elle, le manque d’emploi de jeunesse est à l’origine du malaise social. Elle demande à chaque Ministre donc d’embaucher au moins deux ou trois jeunes frères, dans la mesure du possible, pendant qu’ils occupent les bureaux, car personne ne sait ce que contiendront les prochains décrets. » A écrit le Rapporteur du Groupe, M. MOUSSA KABA EL (Arbitre de la FIFA). C’est ce qu’on pouvait lire dans un article publié sur le site de Ben Daouda Touré, Zaley.info, le 04.09.2008. Le rapport se trouvait à l’adresse suivante: http://www.zaley.info/nouvelle_politique.cfm?politique_id=517 Il serait intéressant que Mme Kaba nous dise où elle a trouvé la caution de 400 millions de FG alors qu’elle n’a servi qu’en Guinée. Les grands partis, on le sait, peuvent trouver ce montant même par prêt mais qui peut prêter un tel montant à un candidat qui risque de ne pas avoir les 5% des suffrages ? Il semble que même Mohamed Touré du PDG-RDA, fils du premier président de la Guinée Sékou Touré, qui a dirigé les destinées de la Guinée pendant 26 ans, n’a pu payer cette caution ! Guineenews nous donne la liste intégrale à l’adresse ci-dessous: http://www.guineenews.org/articles/?num=2010524165044 tandis que RFI nous donnes des infos intéressantes sur les principaux candidats au lien: http://www.rfi.fr/contenu/20100521-presidentielle-guinee-principaux-candidats
Alpha Condé (RPG) Opposant historique de la Guinée, il panique à l’idée de rater définitivement sa chance d’être président en Guinée au point de soutenir Pivi Coplan après les massacres du 28 septembre 2009 et de tenir des propos régionalistes. Il a été cité dans l’affaire de la rébellion contre la Guinée bien que mis aux arrêts 2 ans avant le début des hostilités en 2000 qui ont fait des milliers de victimes en Guinée, des villages détruits. Les services de renseignement guinéens auraient obtenus des informations confidentielles sur des préparatifs d’une attaque militaire qui serait pilotée par le leader du RPG s’il ne gagnait pas les élections de 1998. Toutefois, les autorités guinéennes n’ont jamais publié des preuves de ses accusations. Alpha est cependant connu très lié au président Blaise Compaoré, le parrain des rebellions de l’Afrique de l’Ouest. D’ailleurs, ces accusations ont été reprises par le président du CNDD, Moussa Dadis Camara, sur Télésud en 2009. Des proches du leader du RPG sont également mis en cause dans l'attentat qui a failli assassiner le Général Lansana CONTE le 19 janvier 2005 à ENCO5 et qui a coûté la vie à plusieurs Guinéens. Ibrahima Kassory Fofana (GPT) Très proche de l’ancien président Lansana Conté et Ministre des Finances de 1997 à 2000, il est brutalement écarté sous la pression des bailleurs de fonds, après avoir été mis en cause par la commission d’enquête nationale pilotée à l’époque par Hervé Vincent Bangoura, dans l’affaire des 6 milliards volés à l’Etat guinéen. Son atout: il est sympathique et serviable envers tout le monde, sans distinction d’ethnie en Guinée. Mamadou Baadiko Bah (UFD) Héritier du professeur Alpha Sow, son parti est un allié de longue date du RPG. En mars 2010, il n’a pas écouté les conseils de ceux qui lui ont demandé de ne pas servir de pion dans le complot des Alpha Condé, Sidiya Touré et de Lounseny Fall pour renverser Bah Oury de son poste de Président de la Commission Politique des Forces Vives. Ceci pour punir Bah Oury qui a eu l’honnêteté et le courage politique de défendre le droit des Guinéens de l’extérieur à participer aux élections présidentielles de juin 2010. Un suicide politique: lors de son passage aux USA, même ses alliés ne se sont pas mobilisés pour assister à sa conférence de presse que l’on peut voir sur le site lejourguinee.com. Un leader politique doublé de responsable des Forces Vives qui ne mobilise pas 20 personnes ! Lansana Kouyaté (PEDN) Devenu Premier ministre sous la pression populaire et des syndicalistes, il trahit sa feuille de route en refusant la création d’une commission d’enquête sur les massacres de 2007, pour faire plaisir à Lansana Conté. Ses nominations et recrutements dans l’armée furent dénoncés même par l’Assemblée Nationale à cause de leur caractère ethnique. Il sera également mis en cause dans une affaire de malversation financière de plus de 100 milliards de FG. Après son limogeage, il fût interdit de quitter le pays jusqu’à sa mise en examen pour tirer l’affaire au clair. C’est sur intervention de Kassory Fofana que Lansana Conté aurait décidé de le laisser partir. On retiendra surtout que depuis son passage à la Primature, Kouyaté distribue des centaines de millions à travers le pays, alors que c’est l’Etat, même sous le CNDD, qui paye toujours ses factures de l’extérieur. Alpha Ibrahima Keïra (PR) Plusieurs fois ministre sous Lansana Conté, c’est lui seul qui a fait recruter des jeunes dans la fonction publique sur la seule base de leur compétence et des résultats académiques. Il se fera détester du peuple en se faisant trop remarquer au sein des clans contés. Lui et Bah Ousmane font partie de ceux qui encourageaient Dadis à se maintenir au pouvoir, dans l’espoir d’obtenir un poste ministériel. Lors que Dadis se déchaînait contre le porte-parole de l’Union Européenne, l’ambassadeur de l’Allemagne, le 10 juin 2009, Ibrahima Keïra se trouvait en première ligne pour l’applaudir et l’encourager dans son animosité contre le diplomate (Lire). Sidya Touré (UFR) Un gestionnaire efficace qui a osé s’attaquer aux emplois fictifs et qui a fait connaitre de la discipline aux cadres guinéens entre 1996 et 1999, quand il était Premier ministre et chef de gouvernement. Malheureusement, toutes les graves violations des droits de l’homme et de la loi se feront à son temps sans qu’il ne s’y oppose: destruction de Kaporo Rail sans mesure sociale, arrestation de députés et élus locaux sans mandat judiciaire, nomination des militants du PUP à la place des élus locaux etc. Sidiya profitera également de sa position pour s’offrir un bien national dont il a la garde: Le Club de la Minière (Lire). Premier ministre de février à avril 2004, après avoir été longtemps ministre des Affaires étrangères. Il démissionne avec fracas dénonçant l’autoritarisme de Conté et son manque de marge de manœuvre à la tête du gouvernement. Il est également le seul à avoir le courage de dénoncer publiquement les signatures de contrats miniers par le gouvernement et le président par intérim de la transition. Cellou Dalein Diallo (UFDG) Un cadre apprécié des bailleurs de fonds. Ministre pendant plus de 10 ans sous Conté, il sera Premier ministre entre décembre 2004 et avril 2006. Chicané et non respecté par ses collègues et même subordonnés ministres, il a plusieurs réalisations dans le domaine des routes et travaux publiques à son compte, dans toutes les régions naturelles de la Guinée sauf au Fouta d’où il est originaire, préoccupé de plaire et se faire accepter par les autres. Il ne récoltera que mépris et injures en général de la part de ceux dont il a toujours voulu gagner la sympathie. Il ne doit sa carrière et son maintien dans le gouvernement qu’au Président Conté qui appréciait son travail très visible en Basse Côte surtout. C’est à cause de ses liens avec Conté que Bah Mamadou le proposa à la tête de l’UFDG, « pour rendre le changement politique en douceur possible, parce que Conté n’acceptera jamais un d’entre nous à sa place », aurait dit le doyen de l’opposition à l’époque. Il était plus apprécié en Basse Côte qu’au Fouta mais beaucoup de Guinéens, toutes ethnies confondues, étaient allergiques au nom de Cellou Dalein Diallo. C’est l’arrivée au pouvoir du CNDD et l’acharnement à caractère ethnique de la junte contre Cellou et des hommes d’affaires peuls qui ont contribué à rendre l’enfant de Dalein populaire. De tous les candidats en lice, il semble être le seul audité par le ministère créé à cet effet dans le gouvernement de transition. Le fait qu’il n’y ait eu aucun bruit sur les résultats de cet audit et l’élection de son dossier par la cour suprême le rendent officiellement "propre" en Guinée. Ibrahima Abe Sylla (NGR) Homme d’affaires guinéo-américain, il est le plus propre et conséquent de la classe politique guinéenne. Un des derniers à arriver sur le terrain, Abe Sylla a fait des réalisations humanitaires et d’aide au développement (centres de santé et écoles) qui soulagent les populations guinéennes alors que des opposants historiques de plus de 30 ans qui sont qualifiés de milliardaires par leur parti n’ont rien à leur compte en Guinée. Sous Dadis, Abe Sylla proposera aux Forces Vives de créer un gouvernement d’union nationale sans succès. Malheureusement, il a suivi les autres pour garder le silence face au bradage des ressources du pays par Sékouba et Jean Marie Doré. Il faut noter que la nouvelle constitution prévoit que la cour constitutionelle qui aura charge de gérer les élections dans l'avenir sera mise sur pieds 6 mois après les élections législatives.
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