 Monénembo: la haine contre la tricherie.
2010-05-29 20:37:05
Le conférencier était Tierno Monénembo. Le sujet de la conférence du 21 Mai à la librairie Claire Afrique de Dakar était “LE NON DE SEKOU TOURÉ. ET APRES ?”.
D’entrée de jeu, Tierno réfuta le caractère imposteur du thème en expliquant dans quelles circonstances l’indépendance et le vote eurent lieu. Il réitéra ce que tout le monde sait maintenant. À savoir que Sékou Touré n’était pas pour l’indépendance contrairement aux partis minoritaires de l’assemblée territoriale, tels que PRA et les socialistes. C’est à la suite d’un malentendu qu’il prit le parti de voter pour le NON. La commission africaine à l’assemblée nationale française en charge de rédiger la partie de la constitution de la cinquième république relative à la communauté n’avait pas voulu de la participation de Sékou Touré. Il en fut dépité et à son retour à Dakar, en Juillet 1958, il demanda à son parti de rejoindre le camp du NON déjà soutenu par Diawadou, Barry 3 et autres militants anticoloniaux.
Dans la foulée Tierno condamna en termes durs la tricherie le penchant des intellectuels africains à célébrer des faux héros et à se faire complices de tyrans. Il fustigea le silence des cadres africains sur la tragédie guinéenne et leur attitude complice bien que dès les années 60, ils fussent au courant des agissements de nervi de Sékou Touré. La plupart des intellectuels qui étaient accourus à la rescousse de la Guinée quittèrent le pays mais ils se gardèrent de dénoncer les agissements de Sékou, ses complots récurrents et son aberrante sortie contre la nation peulh. Tierno dénonça la tare de l’intellectuel africain qui refuse de se pencher sur les tragédies africaines, préférant pointer du doigt le blanc. Face à la tragédie que fut le régime de Sékou Touré, Tierno indiqua, voix tremblante, qu’il ne se voulait et ne pouvait être objectif. Autant il avait admiré Sékou Touré dans son jeune âge, autant il le hait d’une haine qu’il revendique ouvertement. Le régime de Sékou Touré et son échec auront marqué le destin de millions de Guinéens, parmi lesquels Tierno lui-même. Son impact négatif sur le devenir de l’Afrique de l’Ouest en particulier reste à étudier.
Suivant l’ouverture passionnée de Tierno, Dr. Abdoulaye Diallo, historien et directeur de l’Harmattan Sénégal prit la parole pour indiquer qu’il a publié des recherches basées sur des documents sur l’indépendance et le NON de 1958. Parmi les documents, il y a le discours du 25 Août, les mémos de Sékou Touré avant et après l’indépendance. Les recherches montrent que le NON fut une œuvre collective et non l’imposture que Sékou Touré en fit. Le professeur Amadi Dieng enchaina pour disputer la thèse du silence et de la complicité des intellectuels africains. Il mentionna les motions de la FEANF qu’il dirigea durant cette période qui dénonçaient la dérive de Sékou Touré. Tierno y répondra en indiquant que ces motions datant des années 60 restent isolées eût égard à la longue chaine des crimes qui parsemèrent le règne du PDG.
Les interventions qui suivirent réfutèrent l’utilisation du mot haine dans le débat. Certains estimaient que Sékou Touré n’a été qu’une victime des machinations de la France. Ils avancèrent des hypothèses laborieuses sur les récents massacres du 28 septembre. Selon eux, les massacres auraient été prémédités, non pas par Daddis Camara, mais par une nébuleuse impérialiste qui veut à tout prix ternir l’image de la glorieuse date du 28 Septembre 1958 en lui attachant, à l’avenir, les honteux agissements de 2009. L’un des intervenants de ce groupe s’interrogea comment on peut parler de Sékou Touré sans parler de la « cinquième colonne ».
Le périmètre du schisme était défini. À partir de ce moment, les discussions ne pouvaient que dégénérer. Des guinéens et des sénégalais présents dans la salle s’élevèrent avec vigueur contre les insinuations, les liens illogiques, les suppositions tendancieuses qui avaient pour but de circonscrire le débat dans un format révisionniste. Tierno réagit en traitant certains intervenants de fascistes.
Les écarts de jugement sur l’histoire du vote du 28 septembre 1958, le rôle de Sékou, les passions et les différences de point de vue entre les guinéens d’une part et certains intellectuels africains d’autre part est à explorer; les partis-pris et les frustrations ne devraient pas être une raison pour refouler ce débat sous l’ombre des tabous.
Pour les guinéens, le système de Sékou Touré est encore vivace et bien en place. Les groupuscules de nostalgique de son régime continuent de narguer la mémoire des victimes et des survivants. Fait insidieux, plus nocif parce que insuffisamment exploré, la perpétuation du système Sékou Touré explique les régimes corrompus et criminels de Lansana Conté et de Daddis Camara. Lansana Conté fut l’un des sbires attitrés du PDG comme chef des services secrets de l’armée. Daddis Camara n’est que le sous-produit de la rocambolesque révolution culturelle du PDG de Sékou Touré avec son enseignement au rabais et la crétinisation de l’armée. Occulter le fait que la gangrène du PDG et ses sous-produits opèrent toujours en Guinée est la source d’incompréhension des crises de la Guinée actuelle. Durant les 50 dernières années on peut citer maintes tragédies en Afrique: Rwanda, Sierra Léone, Liberia, Afrique du Sud, Ouganda etc. Avec des formes variées de catharsis sociale les démons du passé y ont été domptés. Ce n’est pas le cas de la Guinée où ce travail reste à faire.
La fixation de certains intellectuels africains sur les complots comme raison de l’échec du régime du PDG traduit soit une méconnaissance de l’histoire de la Guinée, soit de la mauvaise foi ou tout simplement une fuite face à la responsabilité d’assumer l’histoire malheureuse des indépendances. Cette fixation ne peut être étayée par les faits historiques.
En effet, après le vote du peuple de Guinée sur le NON, Sékou Touré bénéficia d’un soutien international et national sans précédent. Les administrations américaines d’Eisenhower et de Kennedy accueillirent à bras ouvert le chef de nouvelle nation et lui apportèrent une aide économique substantielle. Les pays du pacte de Varsovie accoururent au secours de la Guinée. Le groupe des non-alignées apporta son soutien. Sur le plan intérieur, en plus de la ferveur des étudiants et intellectuels africains déjà mentionnée, les opposants nationaux se rallièrent au PDG. La dynamique d’adhésion nationale et de soutien international eurent pour résultat une croissance économique de 7% en moyenne pendant les années 58 à 61. Ceci est loin de la caricature d’explication du durcissement du régime qui fait que le départ de la France aurait privé la Guinée d’une administration qui marche et les populations de produits de première nécessité.
En outre le mythe de l’acharnement d’une coalition impérialiste contre la Guinée dont Sékou Touré abusa pour masquer ses méfaits ne résiste pas devant l’examen des faits.
Le premier soulèvement populaire contre les tendances dictatoriales du PDG fut l’œuvre du syndicat des enseignants qui fut à l’avant-garde de la lutte anticoloniale. Parmi les victimes de ce « complot » on peut citer des syndicalistes comme Keita Koumandian, Ibrahima Caba Bah, Hassimiou Balde, Mountaga Balde etc. Le syndicat de l’enseignement n’avait fait qu’émettre un cahier de doléances pour la revalorisation de quelques primes de logement et autres. Sékou Touré saisit l’occasion pour crier au complot - comme il fera pour le reste de sa carrière politique. L’arrestation des syndicalistes fut suivie par une grève des étudiants. La répression fut démesurée avec des dizaines de morts, de viols de jeunes collégiennes et lycéennes dans le camp Alpha Yaya. Les écoles furent fermées, les étudiants guinéens de l’étranger qui protestèrent furent privés de leur bourse et sommés de retourner en Guinée. La totalité des dirigeants des syndicats fut condamnée aux travaux forcés avec des peines de 6 à dix ans et furent détenus dans de secrètes prisons pendant plus de 7 ans. Le mythe qui voit la main invisible de la France derrière tout ce qui ne va pas en Guinée devrait être revisité en l’occurrence. En effet, pour ce premier grand « complot », Sékou Touré accusa l’Union Soviétique dont l’ambassadeur fut expulsé. En pleine guerre froide cette action avait pour but de renforcer les relations avec l’administration Kennedy. Sékou Touré inaugurait aussi une pratique qui consistera à souffler le chaud et le froid selon les circonstances et les besoins internes pour plaire tour à tour aux superpuissances de l’époque (USA, URSS) tout en ménageant la France. Les grands contrats miniers signés durant son régime confirme le fait. Pendant que Pechiney avait les mines de Fria, Sékou octroya les mises de Boké aux US et celles de Débélé à l’Union Soviétique.
L’autre mythe de la fameuse « cinquième colonne » de traitres de l’intérieur qui est la colonne vertébrale du règne par complots de Sékou Toure ne résiste pas aussi à une sérieuse analyse.
Dans le souci louable de construire une nation, les dirigeants des partis se sabordèrent après l’indépendance au profit d’un gouvernement d’union nationale. Tous seront payés de leur loyauté par la mort ou l’exil. Ils étaient tout sauf des politiciens opportunistes; c’étaient, pour la plupart, des militants anticoloniaux, nationalistes et progressistes: Ibrahima Diallo (avocat), David Soumah (syndicaliste), Barry Trois (chef de file des socialistes guinéens). Les cas Barry Diawadou, et de Diallo Telli sont l’épitome de cette tragédie de liquidation programmée d’adversaires et d’amis qui fut la marque du régime du PDG.
Barry Diawadou était secrétaire général du BAG qui rallia le gouvernement d’union nationale après l’indépendance. Dans la seule tentative documentée de déstabilisation du régime de Sékou Touré par la France, Diawadou fut approché pour servir de couverture avec la promesse d’être président du futur gouvernement. Diawadou était le fils aîné du dernier Almamy du Fouta-Djalon. Il aurait déclaré qu’en tant que tel il ne pouvait renier la parole donnée ou trahir. Il refusa la proposition et en fit part à Sékou Toure. Le coup avorta pour cette raison. Onze ans plus tard, en 1969, Sékou Touré le fera fusiller dans un complot inventé de toute pièce, qui emportera aussi l’un des plus fidèles agents du PDG, le militant communiste et directeur artistique des Ballets Africain, Keita Fodéba. L’autre victime célèbre et innocente fut Diallo Telli. Il était secrétaire général de l’AOF quand la Guinée accéda à l’indépendance. Il lui eut été facile de contrer l’ascension de Sékou Touré comme ce dernier le laissa croire. Il s’engagea à servir la Guinée indépendante, occupant un poste de moindre importance comme représentant de la Guinée à l’ONU avant d’être le premier secrétaire général de l’OUA. Il s’y distingua par son combat contre l’apartheid, le régime raciste de la Rhodésie et le colonialisme portugais. Quatre ans après son retour en Guinée il mourra par inanition au camp Boiro. Sékou Touré ne pouvait justifier son arrestation absurde face aux pressions discrètes de presque la totalité des chefs d’états Africains. Il lança alors sa campagne honteuse contre l’ethnie peulh entière en 1976. Il créait ainsi les précédents de l’ethno-politique qui permit la survie de régimes subséquents.
Le mythe de la gestion socialiste, de l’honnêteté et de la revalorisation des cultures africaines est le dernier refuge des admirateurs de l’ordre fasciste du PDG. L’un des intervenants durant la conférence indiqua que Sékou Touré, contrairement à ses pairs africains ne fut pas accusé de corruption matérielle. Cette dernière parade ne résiste pas à l’analyse. La gabegie et les détournements notoires des biens publics furent une méthode de gouvernement du PDG aussi rôdée que celle des complots. Pour asseoir son système, Sékou Touré perturba profondément le fonctionnement de l’état. Dès 1964 il lança le slogan de « la prééminence du parti sur l’état ». Il ouvrit ainsi la porte à l’ascension des médiocres dans l’appareil de l’administration. Cette logique pernicieuse fut portée à son comble pour compromettre des structures essentielles de toute nation: l’armée et le système éducatif.
Après les mouvements d’étudiants des années 1968 à travers le monde, Sékou Touré déclencha sa révolution culturelle pour prévenir la contagion en Guinée. Il imposa l’enseignement de masse avec les passages automatiques en classe supérieurs qu’un élève ait une moyenne ou pas. Avec ce plan irresponsable, il fut impossible d’inciter des adolescents à étudier. La démagogie du parti incita les enfants en affirmant la supériorité de l’engagement dans le parti sur la discipline familiale et l’autorité parentale; les comités du parti à l’intérieur des collèges et lycées agissaient comme une épée de Damoclès sur la tête des professeurs, des responsables qui perdirent toute autorité. Les écoles primaires, les collèges, lycées et universités furent tous rebaptisés CER (centres d’éducation révolutionnaire). L’enseignement de la philosophie se réduisit aux commentaires élogieux des insipide des tomes de Sékou. Le coefficient des examens d’idéologie était supérieur à celui des mathématiques. La participation obligatoire des écoles aux innombrables festivités du parti perturbait les cycles et les années scolaires. Des titres de docteurs d’état furent discernés de façon fantaisiste à des aides-ingénieurs du fait de leur « adhésion aux idéaux du parti ». L’imposition sans préparation des langues nationales multiples comme support d’enseignement paracheva l’œuvre de l’instauration de l’ignorance et l’hypothèque lourde de l’avenir de toute une génération.
Sékou Touré entreprit une menée similaire dans l’armée. Après le coup d’état militaire au Mali, il se prépara contre un tel scenario en Guinée. Les officiers parachutistes et du corps de génie militaire de Labé furent accusés de préparer un coup d’état. Plusieurs enquêtes du parti ne fournirent aucun élément pour étayer la thèse du complot. Sékou Touré ordonna quand même l’arrestation des officiers, déguisée en une convocation à Conakry. Ceux-ci sentirent le piège quand ils se retrouvèrent seuls dans un avion avec un inspecteur de police du nom de Mamadou Boiro. Ils tentèrent la fuite en tuant l’inspecteur et essayant de détourner l’avion vers le Mali. Ils seront arrêtés à la frontière et exécutés nuitamment. Sékou en profita pour crier à un autre complot. Il éleva l’inspecteur de police défunt au rang de héro national, baptisa le camp de la garde républicaine du nom de Boiro et lança une campagne pour se débarrasser des officiers de carrière dans l’armée. Il procéda à l’introduction des comités de base du parti au sein des casernes. Les élus militaires, sans considération de grades, avait autant ou sinon plus de droits que les officiers. Il réussit par ce biais à neutraliser ces derniers. Mais aussi, il inaugura ainsi la tradition d’indiscipline qu’on connait aujourd’hui et qui fait de l’armée guinéenne un dépotoir de criminels dont les récentes performances de viol en plein jour offensèrent la conscience humaine.
La silencieuse tragédie qui se joue encore sur le théâtre guinéen, avec ses épisodiques et troublantes manifestations, ne saurait être expliquée par la promptitude à accuser la France, l’impérialisme et une conspiration internationale. Il faut en finir avec cette tricherie des intellectuels africains qui était manifeste lors de la conférence. Le choix de l’auto-détermination que firent les africains il y a 50 ans requiert la prise de responsabilités. Le choix portait en lui les risques systémiques d’ingérence étrangère. Utiliser cette donne comme justification de l’incurie et de la tyrannie locale ne peut être que le fait d’une intériorisation de la victimisation.
La pertinence du débat et la quête de la vérité historique sur le régime de Sékou Touré ne sauraient être servies par un focus sur des mots. En demandant la révocation du mot haine lors de la conférence, certains intervenants réussirent à noyer la substance du sujet tout en portant atteinte à l’esprit de la libre expression. Que quelqu’un clame sa haine ne devrait offusquer personne. Du reste, Sékou Touré ne s’embarrassa jamais de formes pour insulter et humilier avec des mots comme bâtards, traitres, fantoches et des cris d’incitation à la mort et à la haine collective. Il est dès lors absurde de demander des civilités verbales dans un débat le concernant. Apparemment la véhémence n’est autorisée que quand il s’agit de dénoncer l’occident. Même dans ce combat légitime, maints intellectuels nourris d’aide et de subventions occidentales, ne peuvent ouvertement assumer leurs pulsions contre le blanc. Ils sont contents alors de déléguer au vulgaire politicien que fut Sékou Touré ce rôle de bouffon qu’ils n’osent envisager même dans la solitude de leur lit. Pour prix de la sale besogne, ils sont prêts à aseptiser, à rationnaliser ou à taire les crimes par lui commis. Contre une telle tricherie Tierno a trouvé la parade du langage clair et précis qui appelle les choses par leur nom, qui exprime les sentiments sans ambages et refuse de camoufler les souffrances derrière la langue de bois qui permet de disculper les tyrans villageois et le fascisme africain, style Sékou Touré.
Ourouro Bah

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VOS COMMENTAIRES | | J'ai lu l'interview de Monenembo sur Walf guineeweb.org. Il n'a pas pas changé d'un iota sur son discours. Sékou Touré était un démon et il le restera même dans son enfer | | J'ai lu quelque part que Sekou avait eleve des infirmiers au rang de DOCTEURS par un decret presidentiel. Ceux qui defendent le PdG ne doivent pas condamner le Cndd parce que c'est les meme methodes. M Bah, vous avez fait un excellent expose mais je pense que vous devez eviter d'utiliser le passe simple. C'est des temps qu'on utilise plus. Le present ou passe compose sont plus faciles a lire. Merci. | | Tres interessant et a garder dans les archives pour des debats et surtout les plus jeunes generations. Thierno monembo devrait nous ecrire un livre avec les documents denichés. Pauvre Afrique et Guinée incapables de reconnaitre leurs propres echecs qui ont permis a l'Occident de l'exploiter apres les independances. C'est toujours la faute a l'autre si on echoue: les Africains du Nord comme l'Algerie qui a bouté la France dehors ont malgré tout bien avancé! Quelle est la difference? Ils sont plus competents et aiment leur pays. Nous en Afrique Sud Saharienne nous aimons plus nos poches et la polygamie que l'avenir de la nation! Ceux qui n'ont pas personnellement souffert ou sont devenus "quelqu'un" grace a l'élimination des plus competents font de la négation malgré les faits: La Guinée de 1984 (26 ans de gouvernance PDG!) parle mieux que tous les mots! Les images des Guinéens de 1984 sont encore la! Quiconque peut les visionner et se faire sa propre conclusion. | Après tout ce que j´ai écouté, lu,appris sur Ahmed Sékou TOURE et son acharnement contre l´entité peul;mais jusqu´ici je nárrive pas à comprendre le pourquoi de cet acharnement contre les peuls.
Alors monsieurs les vaillants historiens,faites nous savoir les causes réèlles de ce positionnement de Sekou Touré et son regime contre les peuls afin que nous comprénions davantage le mal qu´il aurait commis à tort ou à raison. | | Les debats sur l'oeuvre de Sekou Toure ont toujours seme la polemique.D'un cote,les admirateurs inconditionnels,de l'autre les detracteurs irreductibles.Cependant,rien n'autorise comme le font aujourd'hui bon nombre de Guineens a nier globalement les verites historiques.Personnellement,ma position est transversale car,toute oeuvre humaine comporte des gradeurs et des faiblesses.Mais,pour mieux camper cette etape de l'histoire de la Guinee,une retrospective s'impose.En effet, comme le souligne Monenenbo,au depart l'espoir etait permis.La question est de savoir pourquoi une telle perversion est intervenue?L'attitude passive de la classe politique en generale, a travres l'acceptation du systeme de parti unique est l'origine du mal Guineen .Cette privation de toute possibilite d'opposition ouverte,d'equilibre et de controle du pouvoir favorisa l'etablissement d'une oligarchie et en fin la tyranie.Or les pratiques du suffrage universel et de la democratie moderne etaient prevues par la constitution du 27 Octobre 1946.C'est d'ailleurs dans ce cadre relativement democratique que le PDG organisa la lutte anti-coloniale jusqu'a son avenement au pouvoir.A la veille du referendum,il y avait outre le PDG,deux formations politiques:le BAG de Barry Diawadou et le MSA de Ibrahima Barry3.La population rejetta la communaute du destin a plus de 94% conformement aux consignes concordantes de tous les dirigeants de parti.Entres dans le gouvernement,ces leaders furent coupes de leur base,que le parti unique engloutira.Sekou quant a lui appretait magistralement ses armes et construisait piece par piece sa redoutable machine a asservir.Il affirmait deja que son parti se confond a la Guinee toute entiere.Son aspiration totalitariste s'affirmait eloquement.Loin d'insulter la memoire de ces deux leaders,reconnaissons que ce fut une erreur immense que de se detacher de sa base et de continuer le jeu politique sans le peuple.S'agissant des complots,a ce que je sache,contrairement a ce qu'avance Monenenbo,le pretendu complot des enseignants etait plutot le second.Le 20 Avril 1960 un pseudo-complot sous l'appelation du complot des agents de l'imperialisme eclate.Ibrahima Diallo,Inspecteur du travail ,ancien President de la Federation des Etudiants Guineens en France,Fode Lamine Kaba(Imam de la mosquee de Coronthie),Toure Fode communement appele Gros Fode(pharmacien)et un francais pharmacien de son etat nomme Mr Rossignol sont arretes.Le2Novembre1961 intervient le fameux complot connut sous l'appelation du complot des enseignants et intellectuels tares.Le9Novembre1965c'est le complot des commercants avec l'arrestation entre autres de Petit Toure et Jean Farague Tounkara.Le 4fevrier 1969Sekou annonce l'echec du complot des policiens verreux et des officiers felons qui emportera Kaman,Fodeba,Karim Fofana,Baidi Gueye,Barry Diawadou,Dr Bocar Marega,commandant Cheick Keita,Pierre Koivogui...Le24 juin de la meme annee,il echappe a lattentat orchestre par Tidiane Keita.La 5eme colonne,terme utilise pour la premiere fois en Guinee par DR Kozel,medecin dentiste et cooperant tcheque en poste a Kankan,ami d'Emile Cisse ,qui le fera adopter par Sekou a partir de la seconde moitie de 1971( lors de la seconde vague des arrestations).Pour mieux comprendre,priere de bien vouloir se rapporter au film de Costa Gravas(l'aveu)tirer du recit de Lise et Arthur Londos qui disseque le regime policier de la tchecoslovaquie de l'epoque.Le complot"Peulh"en 1976 servira de pretexte a l'elimination de Diallo Telli,du capitaine Lamine Kouyate,Du DR Alpha Oumar Barry,de Drame Alioune...ainsi que de l'incarceration pendant plusieurs annees de Sekou Philo Camara,Hadja Bobo Diallo pour ne citer que ceux-la.Tout en denoncant les clivages ethniques et proclamant l'unite de la nation Guineenne,Sekou priviligia son ethnie Malinke.Des recherches portant sur l'origine ethnique de 6000 cadres qui ont exerce une activite politique sur la periode 1958-1984 montre une tres predominance des Malinkes,une bonne representation des SOSO et une sous representation des Peulhs et des Forestiers.En realite le pouvoir etait concentre entre les mains d'une poignee de fideles dont la plupart appartiennent a la famille presidentielle.Ces dispositions etaient les memes dans l'armee ainsi que dans l'administration generale,dans le parti et cela a tous les echelons jusqu'au sein du BPN et du CC.Le plus intriguant dans tout cela est la negation de ces faits historiques par les auteurs du livre intitule "piscine"redige par deux anciens agents de la DGSE de la France.Personnellement la principale appreciation que j'adresse au regime du PDG,est sa politique exterieure,a travers laquelle la Guinee possedait une image de marque digne et le Guineen jouissait d'une respectabilite a l'etranger que beaucoup d'autres Etats enviaient.En definitive comme l'a dit Frantz Fanon,chaque classe politique secrete le regime qu'elle merite.Pour terminer ,j'invite nos compatriotes a pardonner a fin que nous puissons repartir sur de bases nouvelles pour relever les multiples defis lies au developpement de notre chere Guinee.Bien a tous!A.L.B-Birmingham,AL-USA> | | Thierno Monenembo est toujours l'homme qui denonce avec rigeur les agissements de certains dirigeants africains en général et de la guinée en particulier.Il pointe de doigt Sékou Touré qui a toujours lancé sa foudre contre la communauté peulh.IL a été le premier a denoncer le caractere régionaliste du gouvernement de Lansana Kouyaté en 2007.Thierno Monenembo est un homme de valeur et digne fils de la Guinée qui observe avec beaucoup d'attation le climat politique africain, | Quel texte riche en enseignement,
Plus jamais ca en guinee,nous ferons tout pour empecher les nostalgiques du pdg dacceder au pouvoir a nimporte quel prix, ce le lieu de tirer chapau au president de la cour supreme en disqualifiant la progeniture du tyran. | Monsieur Touré Amah,
vous posez une question pertinente et légitime. C'est ça le débat positif contrairement ceux qui nient ou cherchent à défendre le régime de Sékou sans rien comprendre donc par ethnocentrisme pur et simple.
Voici ma réponse à votre question:
Quand Sékou voulait le pouvoir, il ne pouvait réussir qu'avec l'aide des Peuls vu le poids électoral de cette communauté en Guinée. Sayfoulaye lui fera rallier toute la région de Labé et se connaissant en mauvaise santé, désistera en sa faveur dans l'Assemblée pour faire de Sékou Touré le premier président de la Guinée indépendante. La démocratie étant de principe au début, Sékou a voulu affaiblir ses adversaires les plus redoutables qui étaient peuls. Pour cela, il a cru utile de les tuer tout en procédant à une nouvelle décomposition régionale: le Fouta sera ainsi réduit le maximum possible avec Télémelé sur Kindia, Gaoual et Koundara sur Boké (donc sur la Basse Côte), Dabola et Dinguiraye sur Farana et donc sur la Haute Guinée. Puis, il cherche à porter la division au sein de ce qui reste au Fouta même en disant dans ses discours nationaux répétés en boucle que les Peuls sont non seulement nouveaux venus en Guinée mais qu'ils ont gonflé leur chiffre avec des anciennes populations qu'il qualifie de mandingues. Il citera des Diakankés dans le lot. Vu le racisme officiel qui visait les Peuls avec interdiction officielle de sortie de la Guinée (il fallait un visa de sortie en Guinée) et leur exclusion officielle des bourses d'Etat, beaucoup de Peuls changèrent de noms de famille pour devenir Sylla, Camara ou Doumbouya. Les diakankés se définir Malinkés pour échapper et bénéficier des privilèges. Sidiya, le leader actuel de l’UFR par exemple, se fera passer pour Touré alors que son père est Diakaby ou Diaby. Certains Soussous changèrent aussi de noms pour être officiellement proches du régime. C’est le cas de la famille de Abou Camara, l’ancien ministre de la justice de Conté. Il était devenu Touré sous Sékou. Sous Conté il redeviendra Camara. Beaucoup de Forestiers prirent également des noms Malinkés au détriment des leurs parce que les Malinkés étaient favoris dans tous les domaines, bien que la répression n'épargnera aucune communauté en Guinée. Si chez les Peuls, des femmes paysannes et des enfants mineurs n'étaient pas épargnés, chez les Malinkés, Soussous ou Forestiers seuls les intellectuels opposés au régime ou leurs familles directes étaient visées.
Mon frère, le vrai problème d'ethnocentrisme que nous connaissons aujourd'hui vient du régime de Sékou Touré. La majorité des Malinkés reconnaissaient le caractère démoniaque de Sékou et de son régime d'ailleurs. C'est pourquoi les appels de Sékou en 1976 à la Radio et dans Horoya pour "châtier les peuls" partout en Guinée n'ont pas eu d'échos même en Haute Guinée. Sékou et son régime étaient si sadiques et maudits que chaque matin, dans toutes les écoles de la Guinée, on doit d'abord chanter des injures contre ses opposants Emile Cissé, Barry 3, Djedoua Kourouma, Kaman Diaby, Samba Safé, Kaba Laye etc., puis Senghor, Houphouët Boigny etc. avant d'entrer dans les classes. Cette mesure était une obligation imposée par le PDG.
C'est après "Wo Fataara" de son ancien garde du Corps Lansana Conté et la répression anti-malinké de 1985 que les rescapés du régime Sékou ont essayé de capitaliser cela pour faire l'unité des Malinkés que toute critique au régime Sékou est désormais qualifiée d'attaque contre l'ethnie malinké. Ce que nous devons éviter à tout prix: pas assimiler Sékou à l'ethnie malinké ni accepter da taire ses crimes au nom d'une unité nationale. L'unité ne se fera pas sur des charniers et l'impunité.
A propos de la décomposition régionale, cette mesure a certes conduit ces villes à introduire le malinké ou le soussou comme langue mais cela ne change pas leur appartenance à la famille du Fouta. Les populations de ces villes parlent souvent les deux langues ou le poular. Il faut noter également qu’une politique de répression contre les paysans et éleveurs du Fouta a conduit à un exode massif vers les régions où cela était moins pratiqué ou dans les pays voisins. Aussi, leur marginalisation dans l’administration et leur exclusion des bourses d’études ont conduit les Peuls à s’investir dans le commerce ou dans les affaires. D’ailleurs, le mot commerce comme tel n’existe pas en poular. Ils ont emprunté le mot malinké «Dyula». Ainsi les Peuls sont aujourd’hui la deuxième majorité communautaire dans chaque ville guinéenne, excepté la zone forestière où ils viennent en 3ème position. Quand on prend des villes peules comptées dans les zones administratives de la Haute Guinée (Farana et Kankan) et le fait que la communauté peule fait la deuxième majorité dans chaque ville de la Haute Guinée, on comprend qu’il est ---- de croire qu’un meilleur et plein recensement de cette région profiterait au RPG seul. Le Prof Alpha Condé ne connait pas bien la Guinée, c’est pourquoi il pense ainsi. Mais vous verrez dans les prochains résultats de Kouroussa et Siguiri: après la part de Kouyaté et des candidats natifs de ces villes, le RPG pourrait ne pas avoir plus que l’UFDG dans ces régions.
En 1993, le RPG était très implanté même au sein des communautés peules de la Haute Guinée et au sein des communautés forestières. Entre-temps, les choses ont beaucoup changé et le racisme de certains membres et des extrémistes du RPG y en est pour beaucoup.
Il y aura beaucoup de surprises dans ces élections. Vous verrez !
Cordialement,
SADIO BARRY | | L'analyse de Sadio Barry est parfaite et correspond exactement à la réalité des choses. La haine contre les peuls est cultivée par les gouvernants (des dictatures) qui voient en eux une menace pour leur maintien au pouvoir dans la dictature. Surtout que dans les contestations ils apparaissent toujours plus au-devant de la scène. Cela est dû à leur nombre élevé dans la ville et dans les quartiers défavorisés. En effet, aucun mouvement d'opposition à laquelle la communauté peule ne prend pas part à Conakry ne pourrait ébranler le pouvoir. D'où leur haine contre les Peuls en phase ou après des contestations populaires. Ça été le cas avec Sékou Touré, avec Conté en phase de crise et avec Dadis également. Pourtant, les peuls seront en tête le jours où il y aura soulèvement contre un président peul également. Dès qu'il y aura soulèvement populaire les peuls seront toujours les plus nombreux sur le terrain en Guinée. Cela est dû à leur poids communautaire. | Sekou Touré est un dictateur sanguinaire qui a assassiné des milliers de guinéens pour maintenir sa stupide révolution. Et c’est ce que l’histoire retiendra tant pis pour les RPGistes qui vouent une haine viscérale contre les Peulhs comme leur mentor qui a passé son règne à inventer des « complots Peulhs » pour justifier ses atrocités.
Comprenons nous bien Sékou Touré a fait des victimes dans toutes les ethnies mais il est évident qu’il en a fait plus du coté des Peulhs. C’est le tyran Sékou lui-même qui lors de ses discours citaient nommément l’ethnie Peulh comme étant une composante de la nation à combattre et à éliminer. Aujourd’hui des partis comme le RPG considèrent ce tyran comme un héro (http://www.guineeactu.com/info.asp?mph=deta&ID=4671) et minimisent les atrocités commises le 28/09/2009 sous prétextes que la majorité des victimes sont Peulhs.
Sékou Touré est le père fondateur de l’ethnocentrisme qui mine la Guinée. | | N'ayant pas grandi en Guinée, je comprends aujourd'hui les vraies raisons des tares guinéens. Mes parents qui ont fuit la Guinée de Sékou ne cessaient de nous dire qu'on a la chance de fréquenter des écoles normales en Côte d'Ivoire et qu'une vendeuse d'arachide ivoirienne parle mieux qu'un universitaire guinéen, on le prenait mal parfois. Mais la vérité ne peut être éternellement refoulée si on veut s'en sortir. On doit reconnaitre le caractère nocif et criminel de tous les régimes passés de la Guinée pour que cela ne revient plus jamais. | | connaître les raisons de la haine de Sékou Touré contre les peuls, les intellectuels et d'autres cadres relèvent du domaine de la psychanalyse du personnage. | | Toutes mes félicitations à Amara Lamine Bangoura pour son récit précis et objectif! C'est ce genre d'interventions qui rendent utile la rubrique commentaire: Donner des témoignages honnêtes et apprendre à travers ceux qui connaissent. Grand merci Monsieur Bangoura et merci également à Sadio Barry pour son analyse qui nous apprend des choses qui échappent à beaucoup! Prière à tous les grands qui connaissant l'histoire de notre pays à parler sans passion ni partie prise. | | SEKOU TOURE a bel et bien ete un monstre.La seule chose qui a empeche la destruction totale de la GUINEE c'est son passe pre-colonial.En effet avant l'arrive des blancs et apres le Djhad mene au Fouta,les populations vivaeint en harmonie.Les Almamys du Fouta ont d'ailleurs eu beacoup de femmes d' a origine soussous ou malinkes,cela temoigne les bonnes relations qu'entretenaient les guineens et que nous continuont d'entretenir en dehors du debat politique.A part les livres et les articles que je lis sur le net,je ne connais rien de l'histoire de la Guinee de 1958 a 1984,mon professeur d'histoire au college me disait toujours que si nos parents et cours d'histoires ne parlent pas de SEKOU et du PDG,c'est parceque c'est la honte de la GUINEE. | Amara Lamine Bangoura g te remerci pr ta position, les SOUSSOU on tjr montré kil non ocune haine contre une ocune ethni. Les malinkes pense kil yora reconciliation et le pardon de tous ces victimes san la verité . J'ai lu ds Baba Kake"Le HEROS ET LE TYRAN" ou la femme de Sekou avai dis a son mari si toutes ces personnes ki son otour de lui n'essaye ka faire un complot a tou momen pourkoi alor ne pas demissione, le tyran na pu ke dire: LA CINKIEME COLONNE JUSKE DANS MA MAISON.
Je me rejoui du fai ka sak manifestation la majeur partie des victimes son des peulhs cela montre ke ns ns somme battu pr kil yai une vrai democratie ds ce pays, ns somme pas etrhnocentriste car a la nomination de Lansana Kouyate la comune de RATOMA a dansé preske toute la nuit et en recompense kskil ns a donne, une marginalisation.
Seul Allah peut effacer une ethnie, mai l'histoire retiendra votre nom, l'example: les noirs au USA on tan souffer mais ojourdhui ils on un president noir. Awa vs ki pensez ke ns somme etranger ,ns resterons ici juska la fin de nos jours. San la participation massive des peuls o stade on ne serai jamai arrive a ce stade | A l'attention de M. Abdoulaye S
Cher Abdoulaye,
Veuillez nous excuser de ne pas publier votre analyse qui soutien qu'en Guinée il y a un problème grave entre LES Peuls et LES Malinkés. La raison est que ce jugement est pratiquement erroné et ne doit pas être diffusé au risque d'induire en erreur des milliers de jeunes guinéens de la diaspora qui ne connaissent pas bien notre pays. Votre commentaire donne l'image d'un Rwanda ou d'une Afrique Du Sud au temps des conflits de races où il y aurait Peuls et Malinkés en confrontation. C'est pratiquement faux! Vous ne devez surtout pas vous référer aux textes d'individus que vous lisez sur le net, souvent issus du camp des proches du régime Sékou et des victimes de ce régime. Les débats entre ces groupes est passionné et parfois violent mais reste virtuel. En Guinée, les malinkés et les peuls sont convives, frères, sœurs, amis, oncles, neveux, cousins etc. Ils vivent et partagent tout ensemble comme avec les autres ethnies. Allez vous-même sur le terrain vous en convaincre !
Les malinkés au Fouta et les peuls en Haute Guinée n'ont aucun problème et ignorent ce combat virtuel du net entre enfants de bourreaux et de victimes. Les différends que nous lisons sur le net sont des problèmes entres Guinéens et non entre des ethnies. Ce sont des personnes de niveau très bas et de mauvaise foi qui les ramènent à l'ethnie.
Quand Sadio Barry a des problèmes avec Adji Barry, il n'y a pas de problème parce que les deux adversaires sont par hasard de la même ethnie. A. Sakho et son site critiquent Alpha Condé mais il n'y a également aucun problème à cela. Même le fait qu'il y a eu tout récemment des bagarres entre partisans de Kouyaté et de Alpha Condé, il n'y a pas eu de commentaires là-dessus. Les heurts entre partisans de l’UPR et de l’UFDG également n'ont pas été dramatisés. Mais quand par contre Sadio critique Alpha Condé, ou deux Guinéens d'ethnies différentes s'opposent, on le projette aux ethnies malinkés et peuls.
Nous vous prions de comprendre ces choses et de ne pas forcément trouver une explication ethnique à un éventuel problème entre quelques partisans de deux partis politiques en Guinée. On est en phase de campagne et il y a des passionnés de tous les niveaux en effervescence à travers le pays. Des familles entières s'affrontent en Guinée, au Fouta, en Haute Guinée, en Forêt ou en Basse Côte. Ces familles opposées peuvent être du même clan, de la même ethnie ou d'ethnies différentes. Ne ramenons pas ces phénomènes naturels aux ethnies, s'il vous plait! |
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1 euro |
= 9350 FG |
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+1.63% |
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1 dollar |
= 6977 FG |
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-3.1% |
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1 yuan |
= 400 FG |
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+0.00% |
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1 livre |
= 10500 FG |
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+1.25% |
06/02/13 02 : 02 |
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Gaetan Mootoo d'Amnesty international, sur les massacre et viols du 28 septembre en Guinée
Par Christophe Boisbouvier
« Les tortionnaires ont franchi une étape inimaginable. Des militaires déchiraient les vêtements des femmes avec une telle violence, parfois avec des couteaux ou la baïonnette, les violant en public. C'était la barbarie dans toute son horreur ».
SOURCE : RFI
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Radio Mussidal Halipular
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Radio MH |
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L’intervention du Président de la Coordination Nationale Haalipular de Guinée, Elhadj Saikou Yaya Barry, relative aux crimes ethniques dont Waymark est complice en Guinée:
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Elhadj Saikou Yaya Barry |
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ITEEV Aachen import/export:Agence d’import/export des produits et équipements informatiques et industriels, des véhicules et engins de tout genre, de l’Allemagne pour toutes les directions, en particulier l’Afrique:
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www.iteev-aachen.com |
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Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG): le parti d'avenir.
Ci-dessous, vous trouverez la fiche d'inscription (adhésion) et de soutien au parti en fichier PDF. Les données des personnes membres ou contributeurs resteront strictement confidentielles et accessibles uniquement à l'administration restreinte du parti pour la comptabilité et la mise en place d'un répertoire de cadres et personnes ressources du parti en fonction de leurs professions et compétences, à toutes fins utiles.
Les fiches remplies peuvent être remises à un bureau du parti ou scannées et transféré à la direction du parti aux adresses suivantes:
1- Mail Compta : bag.compta@protonmail.com pour des payements, cotisations ou dons.
2- Mail Général : bag.guinee@protonmail.com pour adhésion ou modification de données personnelles existentes.
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Fiche d'adhésion au parti |
Fiche de cotisation et de soutien au parti B.A.G |
Affiche du B.A.G en Guinée |
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| Débat du 09.09.2016 – JaquesRogerShow vs Sadio Barry, le leader du Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG): l’audio est disponible |
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| Débat du 18.9.16 - Hafianews vs Sadio Barry du BAG : l’audio est disponible |
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