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Pourrions- nous espérer des lendemains qui chantent !L’hilarité collective suscitée par la perspective des prochaines élections présidentielles, dont le premier tour est prévu le 27 juin 2010, trouve son explication dans le caractère inédit de l’évènement. Aussi, cette atmosphère quasi euphorique n’a d’égale que l’amnésie qui semble avoir pris de l’ascendant sur une bonne partie de nos compatriotes. Ces élections occupent si bien les esprits que ce qui devrait être le préalable est désormais relégué au rébus. Il apparaît aujourd’hui, clairement, que la notion d’impunité n’est plus ou pas en phase avec les préoccupations du moment. Tout laisse croire que les élections dont nous attendons tant, seront la panacée, la solution ultime pour éradiquer « le mal guinéen » bien que séculaire dans le genre : gardons- nous de la méprise ! Certains paramètres qui me paraissent suspects, pourraient à terme, faire l’effet d’un retour de manivelle. La communauté internationale et d’autres organisions, notamment l’union européenne, exercent une pression habilement menée, sur les autorités en place. Il s’agit également de l’attitude d’une partie de la classe politique qui, à dessein, trouve que les fondamentaux qui devraient être d’actualité, à savoir la lutte contre l’impunité, la poursuite des audits afin de situer les responsabilités dans les crimes économiques, cela relève désormais de l’auxiliaire. Ceux qui injectent de l’argent aujourd’hui pour financer les élections, peuvent –ils apporter Ce peuple a bien trop souffert, pour confier son destin à ses bourreaux alors que pour la première fois de son histoire, il semble avoir la latitude du choix de .ses femmes et de Dans l’hypothèse où nous devrions aller aux élections, à la date indiquée, le peuple devra alors, par la voie des urnes, mettre hors d’état de nuire, ses spoliateurs l’ayant appauvri, le refluant dans une situation où la misère chasse désormais la pauvreté. L’auto flagellation n’est pas une vertu cardinale, notre peuple le sait si bien qu’il ne s’en encombrera pas, mieux, il devra demander des comptes à ces dirigeants dont le seul but a été l’enrichissement personnel au mépris de toute règle de probité morale. La décence morale propre à nos sociétés, devrait commander à certains politiques, de s’abstenir à prétendre à un mandat électif, tant ils se sont illustrés dans la prédation et le pillage des prébendes de l’état : des noms à donner, je m’en garderais, car à la lecture, ils s’y reconnaîtront, et le peuple avec. Les anciens membres du cndd, ainsi que les membres de l’actuel gouvernement, sont interdits de candidature aux prochaines élections : une décision emprunte de sagesse et de raison. Une telle démarche, pour être objective, devrait avoir pour support, une série d’audits rigoureusement menés. Ne nous rendons pas coupables par notre silence : ‘’ le monde est dangereux à vivre non à cause de ceux qui font du mal, mais de ceux qui regardent et laissent faire’’. Si des élections doivent servir à clore le passé au lourd passif, comme certains le prétendent si bien, c’est aussi et surtout pour éclore un futur d’espérance qui ne soit pas béate. La plupart de nos pays (africains) ont eu une perception conceptuelle de la vie sociale en rapport avec le sentiment, que seul l’environnement socio ethnique serait un gage de sécurité. Des dirigeants politiques en ont fait consubstantiellement une pratique, dans le but de conquérir le pouvoir et pire, de le pérenniser. Nous restons dans la culture du paradoxe, quand nous prétendons œuvrer à l’édification d’une république, d’un état-nation, alors que le choix de nos candidats, en matière électorale, obéit fondamentalement à un critère ethnique. On entend dire ici et là ‘’c’est maintenant notre tour’ comme s’il s’agissait d’un triumvirat où chaque ethnie devrait être aux commandes, à tour de rôle : les deux premières républiques ont nourris leurs courtisans et non le peuple. Elles n’ont étés le sanctuaire d’aucune ethnie. Nous avons, aujourd’hui, besoin de personnes ressources, ayant les compétences requises que leur confère leur aptitude morale et intellectuelle, des femmes et des hommes capables de créer des pôles fédérateurs inclusifs, ne tenant pas compte de l’appartenance ethnique comme critère de choix.
DE LA LEGITIMITE DU PRESIDENT PAR INTERIM ET DU CNT. Ils tiennent leur « légitimité circonstanciée » de la situation dramatiquement particulière qui les a engendré, et ce, dans un environnement contextuel que nous connaissons. La bienséance démocratique voudrait que la refonte constitutionnelle intégrale soit réservée à la période postélectorale, et le cas échéant, la subordonner à un réel travail d’explications, de démarches pédagogiques, pour permettre aux populations de mieux définir leur destin en toute connaissance de cause : il n’y aura alors d’autre alternative que la voie référendaire. Les élections ne doivent pas être notre seule préoccupation, il faut réussir la transition, dans le sens d’une situation bien plus apaisée pour la suite. La tâche sera ardue et le bateau devra être mené par des capitaines de tempête. Que Dieu bénisse cette terre et protège son peuple ! Bocar CONDE
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