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2010-06-06 05:40:18
Il serait redondant d’affirmer que nous vivons dans une économie de plus en plus mondialisée depuis les deux dernières décennies de notre époque. Ce phénomène continuera de plus belle et ce en dépit du populisme de mauvais alois de certains politiciens occidentaux ou africains en panne d’imagination face aux nouveaux défis de notre temps. C’est justement en raison de cela qu’au cours de cet article, nous nous efforcerons de mettre en exergue d’une part l’émergence d’une nouvelle forme de mondialisation à laquelle nous assistons visiblement et d’autre part nous essayerons d’examiner le défi que l’Afrique se doit de relever face à cette nouvelle donne.
« Une première phase de mondialisation caractérisée par le cantonnement des pays émergents à une source de main d’œuvre à vil prix »
En effet, Il n’est nullement risqué d’affirmer que les prouesses économiques des pays émergents en l’espace seulement de quelques générations constituent l’un des plus grands miracles économiques de tous les temps. L’histoire économique nous enseigne qu’il a fallu des siècles afin que les pays riches en l’occurrence la Grande Bretagne, les USA et la France amorcent un niveau de développement leur permettant de sortir des millions de leur citoyens de la pauvreté. En un laps de temps, les « pays émergents » sont parvenus non seulement à tirer de la pauvreté des centaines de millions de leurs populations respectives mais surtout partent maintenant à l’assaut du monde en phagocytant des entreprises considérées en d’autres temps comme étant des fleurons de l’industrie occidentale. Ce dernier point bouleverse non seulement les rapports de forces économiques mais aussi accroit le rôle joué par ces pays dans la définition d’un nouvel ordre économique mondial (il ne faudrait donc pas s’étonner de voir dans un avenir proche, le FMI ou la Banque Mondiale, sous l’autorité de l’un des hauts cadres ressortissants d’un pays émergent). Depuis les deux dernières décennies, les pays riches se sont désindustrialisés à grande vitesse en raison des coûts de productions dérisoires offerts par des pays tels que la Chine, l’Inde et le Vietnam. C’est pourquoi, la première phase de la mondialisation que nous avons connue a été substantiellement caractérisée par la stricte limitation des pays émergents au rôle de pourvoyeur de mains d’œuvres à coût insignifiant. Une sorte de consécration de la division internationale du travail dans laquelle les tâches ingrates sont effectuées en Asie et en Amérique latine. Si cette situation caractérise encore largement l’internationalisation de l’économie mondiale, il n’en reste pas moins que nous assistons peu à peu à un rééquilibrage non des moindres en matière de l’innovation technologique et de la science.
« L’amorce d’une nouvelle phase de la mondialisation caractérisée par un début de concurrence accrue des pays émergents dans le domaine de la Recherche & Développement »
En effet, sans pour autant revenir sur ce qui a déjà fait l’objet de gros titres dans différentes publications internationales et engendré des débats politiques des plus passionnés dans les pays dits développés, il est important de mettre en exergue l’amorce d’une nouvelle phase de la mondialisation qui, si elle se poursuit et se poursuivra inéluctablement, fera des pays émergents pas uniquement des sources de mains- d’œuvres à bas coût, l’usine du monde dans laquelle tous nos produits sont fabriqués mais surtout une source nouvelle d’Innovation ou de R&D ( recherche et développement). Les entreprises occidentales n’ont jamais voulu se départir de cette fonction vitale que constituent la Recherche et le Développement car cela aurait eu pour conséquence de favoriser le transfert de technologie et la création de potentiels concurrents qui déverseraient sur le marché, des produits et services compétitifs. Et bien, nous y sommes !
Les pays émergents longtemps considérés comme un vivier intarissable de mains-d’œuvre bon marché sont en passe de rivaliser d’avec les pays riches en termes de R&D. Ainsi, lesdits pays contribuent à changer le mode de management des entreprises à l’international en produisant des produits et services compétitifs et souvent à prix imbattables (une voiture neuve au prix dérisoire de $3,000, un téléphone à $30). Tout ceci contribue à la réinvention des systèmes de production et de distribution donc par conséquent à la genèse d’un nouveau Business model. La question à laquelle nous nous devons de répondre est la suivante : Comment et pourquoi ces pays émergents, considérés dans un passé très récent comme pourvoyeurs exclusifs de mains-d’œuvre à moindre coût, en sont-ils arrivés à devenir compétitifs en termes d’innovation ?
Avant de répondre à cette question, il me plait de faire une petite digression qui reflète en bien des points les changements constants auxquels les multinationales des économies des pays riches font face. Il y a de cela 8 ans lorsque l’auteur de ces lignes travaillait pour une multinationale très connue dans son domaine et qui existe maintenant depuis 79 ans, le « management team » ou le directoire était exclusivement composé de britanniques et d’américains sortis des écoles les plus prestigieuses de leurs pays. Aujourd’hui, l’équipe dirigeante de la même société comporte en son sein un indien sikh au poste non moins important de Chief Information Officer & Senior VP Operations donc au cœur de l’innovation technologique.
« Un investissement sans précédent dans l’éducation »
Il est tout simplement manifeste que la principale raison pour laquelle l’on constate de plus en plus de multinationales des pays émergents exceller en matière d’innovation demeure la place accordée à l’EDUCATION. Il convient de noter que la Chine, le Brésil et l’Inde ont investi des sommes pharaoniques dans leurs systèmes éducatifs durant les deux dernières décennies. Chaque année la Chine et l’Inde produisent respectivement plus de 75,000 et 60,000 ingénieurs de très haut niveau en sciences et en informatique. Cette armée d’ingénieurs hautement qualifiée favorise la création de centres de recherche et de développement des multinationales qui y trouvent le vivier intarissable d’imagination et d’innovation indispensable à la survie de leurs activités. Parmi les plus grandes firmes du monde, l’on peut dénombrer plus de 90 qui disposent d’un centre de R&D en Chine et plus de 60 en Inde. Cisco a investi plus d’un milliard de dollars dans son centre d’innovation à Bangalore alors que Microsoft possède en inde, à l’exception de celui basé aux USA, son plus grand centre de R&D. C’est une preuve évidente que les entreprises des pays riches misent sans complexe sur l’utilisation de cette source d’innovation abondante.
« Les multinationales des pays émergents affichent une ambition réelle de revanche sur l’histoire »
Si l’abondance d’ingénieurs de haute qualité dans les pays émergents indispensables à l’innovation technologique constitue l’une des raisons pour lesquelles nous constatons l’émergence d’un certain leadership dans ce domaine, il n’en demeure pas moins que la grande ambition affichée par les entreprises des pays émergents en constitue aussi une raison majeure. Ces entreprises rêvent de partager le podium mondial des plus grandes fusions et acquisitions de tous les temps ; une façon pour eux de prendre leur revanche sur l’histoire. Ainsi, selon une étude récente des Nations Unies, il existe plus de 21,500 multinationales basées dans les pays émergents. Les meilleures parmi celles-ci sont entre autres Bharat Forge en Inde (la transformation du fer), Embraer au Brésil (construction d’avions) et BYD en Chine (fabrication de batterie).Ces firmes sont aussi performantes que leurs concurrentes des pays riches. Pour preuve, Il y a peu Mittal était inconnu du monde, aujourd’hui, avec ArcelorMittal, elle est leader mondial de l’acier. Lenovo en chine, qui n’existe que depuis peu, a racheté IBM pour devenir le 4ème mondial des PC. Le sud-africain Breweries qui n’a largement fait son apparition sur la scène mondiale qu’après la levée de l’apartheid est parvenu à se hisser au 3ème rang mondial dans la production de la bière. Le succès économique et financier des pays émergents force aujourd’hui à la fois l’admiration et le respect des pays issus de la « vieille économie » pour emprunter une expression consacrée (constatez simplement l’obséquiosité récente des Présidents Obama et Sarkozy a l’égard du Président Chinois pour se rendre à l’évidence qu’il y a un nivellement des rapports de forces économiques sur la scène internationale). Au total donc, il est ainsi aisé d’aboutir à la conclusion que les pays asiatiques voire certains pays d’Amérique latine ont totalement bénéficié des avantages de la mondialisation initiée par les pays occidentaux. Et ils sont de surcroit en passe de les surpasser dans des domaines non négligeables. Des pays tels que la France, l’Angleterre sont en perte de vitesse économique ; l’homme le plus riche du monde n’est plus américain mais mexicain ; les plus grands chantiers de ce monde ne se trouvent plus aux USA et encore moins en Europe mais en Asie ou au moyen orient.
Qu’en est-il du continent africain dans cette nouvelle dynamique ? A-t-il su tirer profit de cette mondialisation initiale basée stricto sensu sur une division internationale du travail dans laquelle les tâches les plus pénibles sont délocalisées dans les pays émergents ? Se doit-il de relever le nouveau défi de ce que j’appelle une seconde phase de la mondialisation ?
« L’Afrique reste en marge de la mondialisation »
En effet, le constat demeure le suivant : la participation de l’Afrique dans le commerce mondial est de 1,2% alors que sa part y était de 9% dans les années 60-70s. Un net recul qui oblige à affirmer que l’Afrique reste encore peu mondialisée ; l’investissement direct étranger en Afrique équivaut à 3,42% (moins de la moitié de l’IDE d’un pays comme la France). L’Afrique n’attire donc pas les investisseurs étrangers qui préfèrent prendre la destination de l’Asie et des pays d’Amérique latine. Sans pour autant céder à l’afro-pessimisme ambiant, l’on peut donc affirmer que l’Afrique n’a absolument pas pu tirer profit de la mondialisation à l’exception de quelques pays en l’occurrence l’Afrique du Sud, l’ile Maurice, les pays du Maghreb, le Botswana (le seul pays au monde ayant affiche un taux de croissance de 9% sur 30 années consécutives) et dans une certaine mesure le Malawi qui en 5 ans a atteint l’autosuffisance alimentaire grâce à une politique volontariste de son Président actuel. Intelligemment, des pays tels que le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, l’ile Maurice appliquent dans une certaine mesure « la théorie de l’avantage comparatif » pour intégrer l’économie mondiale : ils ont une main d’œuvre qualifiée à revendre à vil prix et en tirent un avantage comparatif dans ce sens. Pour preuve, des usines de montage d’automobile, d’appareils électroménagers ainsi que des services financiers gérés à travers les <<call centre>> se créent peu à peu dans ces pays. La situation socio-économique des pays africains francophones est encore moins reluisante que celle des autres pays. Ces premiers, ne possédant ni infrastructure industrielle ni industrie agro-alimentaire, sont encore rivés au seul rôle de consommateurs.
Au regard du constat, l’Afrique n’a pas su saisir dès le début le train de la première vague de mondialisation en raison de son incapacité à créer un véritable climat socio-économique et politique qui aurait du, en principe, permettre un début de délocalisation des entreprises occidentales vers le continent africain, il donc est important pour les gouvernements africains de vouloir tirer une leçon de cet échec et s’armer d’une volonté réelle de sortir nos pays du mal gouvernance. Parfois, Il y a lieu sérieusement de douter du sérieux de la classe dirigeante africaine à vouloir le progrès économique de ce continent. La Guinée en est une piètre illustration ; les responsables de la déliquescence de notre pays sont malheureusement ceux qui sollicitent aujourd’hui nos suffrages.
A l’évidence, les pays africains auraient pu pleinement tirer profit de la mondialisation dans sa phase première (mettre à la disposition des industriels du nord leur force de travail) si les conditions suivantes étaient réunies : stabilité politique assortie d’institutions fortes et transparentes, des gouvernants imaginatifs et visionnaires, un investissement intelligent et sans précédent dans la formation des jeunes africains.
Aucun investissement étranger n’est possible, aucun développement socio économique n’est réalisable si un pays ne cesse de connaitre une instabilité politique chronique. Malheureusement, ce dernier point reste le dénominateur commun des pays d’Afrique subsaharienne. A l’exception des investissements dans le domaine de l’extraction minière, il serait maladroit de penser que d’autres types d’investissement ou le transfert de technologie pourraient suivre si nos pays ne connaissent pas un climat politique stable ou tout au moins apaisée, une absence totale d’inutiles conflits ethniques ou régionalistes. Au demeurant, des pays tels que la Chine, le Vietnam, la Tunisie, le Maroc, l’ile Maurice, le Sénégal etc. utilisent le facteur de stabilité politique pour amener les entreprises occidentales à délocaliser dans leur pays respectifs. Pour cela, faut-il que les gouvernants mesurent les grands enjeux de ce monde et fassent preuve de patriotisme véritable en mettant avant que le progrès de leurs pays. C’est pourquoi, au contraire de beaucoup d’autres, je souscris partiellement à l’affirmation d’ Obama selon laquelle << Africa does not need strong men, it needs strong institutions>> en d’autres termes l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes. Il ne peut y avoir d’institutions fortes sans un leadership fort, sans des hommes et femmes visionnaires, honnêtes et capables de se sacrifier pour des causes justes et nobles. La qualité des institutions peut se mesurer a travers celle des hommes et femmes en charge de les animer. Qu’auraient été les institutions républicaines d’Afrique du Sud sans la bravoure historique et l’intelligence politique d’un Nelson Mandela ? General De Gaule, Franklin D. Roosevelt, Winston Churchill, Gandhi pour ne citer que ceux-ci, font aussi partie de ces hommes courageux, intègres et patriotes qui ont eu à façonner positivement l’histoire institutionnelle de leurs pays respectifs. En Afrique, nous avons connu des jeunes hommes et femmes menés par certains leaders politiques, syndicaux etc qui se sont érigés sans compromission contre l’absence de démocratie, la pratique d’une corruption endémique. Imaginez un seul instant, la Guinée regorger depuis longtemps de leaders politiques et d’opinions d’une intégrité morale remarquable et au service exclusif de l’intérêt général ? A défaut, nous avons une classe politique, en majorité kleptocrates, dont l’expérience professionnelle repose sur le pillage systématique des ressources de leur pays. Pauvre Guinée ! Il faut souhaiter que ce peuple plongé dans des décennies d’indigence matérielle et intellectuelle en raison des actions répréhensibles des différents gouvernants successifs, affirme sa volonté de rupture totale au sortir de l’élection présidentielle du 27 juin. Pour en revenir à l’affirmation d’Obama, ce dernier voulait sans doute dire que les africains n’ont pas besoin de dirigeants brutaux utilisant la coercition arbitraire pour asservir leur peuple mais plutôt des institutions fortes. En tout état de cause, l’existence d’institutions fortes exigent l’œuvre salvatrice des hommes et femmes courageux, intègres et au service de la vérité.
L’existence d’une stabilité politique avec les institutions transparentes ne suffissent pas pour participer de façon qualitative à cette mondialisation qui s’impose à nous. Il faut, en outre, que les pays africains se dotent de gouvernants imaginatifs et visionnaires à l’effet de penser objectivement le futur de leurs populations. L’on est parfois frustré face au mimétisme au rabais de la part de certains dirigeants et intellectuels africains qui n’ont jamais réellement pensé de manière endogène l’avenir de ce continent. Le succès et l’échec de l’Afrique repose sur elle-même. Il sera endogène ou ne le sera pas. C’est pourquoi la qualité des personnes, des dirigeants est d’un intérêt capital si l’Afrique se veut de tirer un profit de la mondialisation. Par ailleurs, depuis plus de 5O ans, le développement de l’Afrique a été pensé en lieu et place des africains ; des économistes africains au sortir des universités occidentales sont incapables de proposer des alternatives crédibles et ceux qui ont l’opportunité de le faire sont tout simplement ignores ou frappés d’ostracisme. Gouverner c’est prévoir et oser imaginer l’avenir de son peuple.
Des entreprises publiques créées par gouvernements africains durant la période couvrant 60 à 80, l’on a versé, sans faire un bilan préalable, dans une liquidation sauvage. Ainsi, il fallait donc tout liquider sous l’injonction des économistes du FMI et de la Banque tandis qu’au même moment les pays asiatiques se refusaient d’appliquer naïvement une telle politique ; la France se refusait de céder au libéralisme intégral. La Guinée constitue un exemple éloquent dans ce domaine. Pour preuve, le régime de Lansana Conté est parvenu à liquider plus d’une centaine d’entreprises publiques créées sous le régime de Sékou Toure. La Tunisie, l’un des pays les plus développés en Afrique, a savamment su allier dirigisme étatique de son économie et libéralisme économique (son taux de croissance depuis dix ans est de 10%). En somme, les pays émergents on su aisément s’insérer dans la mondialisation parce qu’ils étaient dotés de gouvernants visionnaires, stratèges ayant la latitude de saisir les opportunités en faveur de l’intérêt exclusif de leurs pays.
Peut-on parler de transfert de technologie, de délocalisation des entreprises des pays occidentaux vers l’Afrique si celle-ci possède une main-d’œuvre mal qualifie, un système d’enseignement parfois au rabais ? La réponse a cette question ne peut-être que négative. L ‘Afrique continuera à rester en marge de la mondialisation tant que ces gouvernants ne prennent pas conscience des enjeux liés à la maitrise du savoir. En effet, le niveau de formation de la population et la qualité de la main-d’œuvre africaine constituent la condition primordiale si l’Afrique en finir avec la pauvreté. Un peuple peu éduqué, mal formé avec un système éducatif en déliquescence ne pourra jamais atteindre ses objectifs de développement socio-économique et encore moins avoir la prétention de tirer profit de la mondialisation se traduisant par un transfert de savoir et de technologie en sa faveur. C’est pourquoi l’on peut affirmer que le niveau de formation des jeunes africains ne leurs permet pas de saisir les opportunités que la mondialisation de l’économie et surtout celle du savoir offrent aux jeunes d’autres continents. Le succès économique des pays asiatiques, célébré aujourd’hui, repose sur la qualité de formation de leur population. Pour illustration l’on peut citer le cas du Japon. Ce dernier s’est imposé comme puissance économique en mettant un accent particulier dans la formation des jeunes japonais. Soutenues par le gouvernement japonais, les universités américaines étaient prises d’assaut par les étudiants japonais qui avaient une soif intarissable de savoir. Depuis quelques décennies, l’Inde la Chine, et le Brésil pour ne citer que ceux-ci ont emprunté une stratégie identique. C’est pourquoi, il ne faut s’étonner de voir des milliers d’étudiants chinois arpenter les grands campus universitaires américains, britanniques etc. Le dynamisme de la recherche scientifique américaine repose aujourd’hui sur les ressortissants des pays émergents. Par ailleurs, si l’on analyse la situation de certains pays économiquement performantes en Afrique notamment le Maroc, l’Ile Maurice, la Tunisie, le Botswana, l’on s’apercevra que leurs croissances économiques repose sur la qualité des leurs ressources humaines. C’est pourquoi, le Président du Rwanda promet de faire de son pays le Silicon Valley de l’Afrique centrale (une usine d’assemblage de tracteurs est en cours de réalisation dans ce pays). Si des usines d’assemblage de voitures, d’appareils électroniques et le transfert de certains métiers de services (call center, tourisme médicale) sont entrain d’apparaitre dans une poignée de pays africains, l’on peut aisément convenir qu’il n’est pas une chimère de penser que beaucoup d’autres pays africains pourraient s’inspirer du succès économique desdits pays. Pour ce faire il faut absolument qu’ils de dotent non seulement de ressources humaines qualifiées comme nous l’avions signifié plus haut mais aussi ces pays africains doivent se distinguer par une stabilité politique assortie d’instituions fortes et transparentes, de gouvernants visionnaires ayant la capacité à mieux imaginer le futur de leur peuple. C’est justement ce défi que les pays africains se doivent de relever.
Par Namory CAMARA,