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Le 27 Juin 2010 : Le rendez-vous de l’Histoire2010-06-23 18:45:28 Il y’a plus de 50 ans le vaillant peuple de Guinée accédait à l’indépendance, à l’autodétermination. Depuis plus de 50 ans, le rêve d’une Guinée démocratique s’est peu à peu effrité, par les choix de gouvernance de ceux qui avaient même lutté pour l’indépendance en 1958. De l’espoir on est allé au désespoir, à l’amertume. Après avoir rompu avec le régime à parti unique en 1984, on a assisté à un simulacre de démocratie, à des élections truquées, gagnées d’avance dans les années 90. Des opposants politiques ont été arrêtés et emprisonnés, on a assisté à des parodies de justice pour des innocents citoyens. Pendant cette période, les jeunes ont été abandonnés, l’éducation bafouée… Le nombre de jeunes qui abandonnent leurs études sans avoir le BEPC ou le Bac, est exorbitant. Cela s'est traduit pour une montée fulgurante "des clans", de la consommation et de la vente de drogues, du banditisme, de vols, de viols, de l'insécurité,... Face à situation catastrophique, les Guinéens se sont levés à plusieurs reprises contre la confiscation du pouvoir, pour la démocratie, le changement ; c’est ainsi qu’on a eu les mouvements sociaux de juin 2006 et de Janvier 2007 avec beaucoup de perte en vies humaines. Ce régime comme le premier a pris fin avec la mort de l’homme du 3 Avril en décembre 2008. Comme 1984, il y’a eu l’avènement inattendu du CNDD déjouant également les stratégies de succession. Comme avec le CMRN, les Guinéens ont commencé à nouveau à croire à l’avenir avec celui qui fut le capitaine du camp Alpha Yaya. Trop vite, le Capitaine s’est embourbé dans la démagogie, la manipulation. Le peuple s’est une nouvelle fois levé pour réclamer l’instauration de la démocratie en Guinée le 28 septembre 2009. Pour réponse à cette soif de démocratie, il a été envoyé une expédition punitive qui s’est soldée par un carnage, par des viols en pleine journée. L’ampleur de ce carnage a emporté le capitaine le 3 décembre 2009, pour l’exiler aujourd’hui au Burkina Faso. Guinéennes et Guinéens levons nous comme un seul homme pour aller voter, pour l'émergence de la démocratie en Guinée dans la paix et la tranquilité. Ces élections sont au delà d’une région, d’une ethnie, d’une personne, d’un parti ; c’est la destinée de notre pays la Guinée qui est en jeux. La seule façon d’honorer nos martyrs pour la démocratie en Guinée depuis l’indépendance en 1958 ; de ceux du camp Boiro, de ceux de juin 2006, de janvier 2007, du 28 septembre 2009, c’est d’aller voter pour le changement. J’en appelle à la conscience personnelle de chacun pour choisir librement et objectivement sans aucun esprit partisan. Mes chers compatriotes de l’intérieur ou de l’extérieur de la Guinée, saisissons cette opportunité pour ouvrir une nouvelle page dans l’histoire de notre chère patrie. Guinéennes et Guinéens montrons au monde entier qu’on on est capable de se saluer, de se féliciter, de se serrer la main au lendemain des résultats de ces élections. Les résultats de ces élections ne seront pas la victoire d’un parti, d’un candidat, d’une région, d’une ethnie, mais celle de tout le peuple de Guinée car la Guinée est plus grande que la somme de nos ambitions. Vive la démocratie Oumar-Farougou BAH
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