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Comment perdre les élections


2010-07-01 11:06:07

En ce moment, dans notre pays, tout le monde attend avec anxiété un début de publication des résultats officiels du vote du Dimanche 27 juin 2010.

A fameuse CENI ayant a sa tête un certain Ben Sékou Sylla ne peut pas faire de miracles  (nommé, ne l'oubliez pas, par un illustre disparu comme aiment le dire nos compatriotes, pour lesquels tout disparu est forcément illustre..Lansana Conté). Absurdité de la classe politique guinéenne qui n'a pas vu ou refuse de comprendre qu'un mafioso ne peut être un juge impartial. Mais cela, c'est un peu le problème des chefs de Partis significatifs, pas celui des guinéens.

Ce divorce entre nos espoirs et le comportement de nos "leaders" et autres "honorables" est à la base de la confusion actuelle. L'écheveau des contradictions de la commission électorale "indépendante" semble tellement compliqué que notre "Cour suprême" se voit  obligée de venir à son secours pour repousser les échéances de proclamation.

 En espérant que 48 heures supplémentaires règleront comme par enchantement le problème des retards liés à un mal fonctionnement  structurel de notre administration et services publics.

Aujourd'hui, nous avons des tendances, grosso modo connues par tous. Mais personne ne sait qui va gagner, car des facteurs non électifs viennent compliquer la donne. La mise à nu de magouilles dans certains bureaux de vote n'étonnera que les vrais (très peu) ou faux (l'essentiel)  des naïfs.

Une chose est certaine, pour perdre sûrement ces élections, à la régulière, il faut, bien que cela ne suffise pas, d'accepter dans son staff ou la direction de son parti les brebis galeuses de tous les systèmes précédents, quelques exemples:

-Rougui Barry dite RBB, la "Wrangler" de qui vous savez et dont  la fréquentation fait fuir les électeurs aussi sûrement que l'arrivée d'un putois dans un dessin animé de Tex Avery. Les sacrifices de bœufs à grand spectacle sous les yeux luisants d'Imams sacs-de-riz  n'y changeront rien.

-Bah Ousmane, le vrai "patriote" du  faux prophète ou Moïse de Biro Diallo, en train de ruminer sa forfaiture par la divine grâce de la balle inespérée de son ami Toumba Diakité, lequel Docteur l'a guéri radicalement de son impolitesse légendaire a remis involontairement le pays sur la voie des élections.

-la ribambelle de PDGistes attardés dansant sur l'air connu: Sékou le père (le pire il faudrait dire) de la nation guinéenne, Conté le grand méchant... Autrement dit les tenants du "Conté était une crapule, Sékou un grand et immaculé leader bien-aimé". Inutile de coller sous leurs yeux et narines les images et  effluves pestilentielles des hauts faits criminels de leur champion: les ANGBANSANLE conduiront Alpha Condé très surement vers son échec politique. Aucun guinéen conscient ne pardonnera à cet homme  de nous ramener vers la célébration du plus grand assassin que notre nation ai connu.

Les titres académiques d'un autre âge, vrais ou faux, n'impressionnent plus personne en ce pays champion du monde  toutes catégories de Docteurs, Professeurs, Excellences et Honorables. Le faux et usage de faux étant une spécialité solidement ancrée dans nos mœurs.

Souvenez-vous, Dadis était une "son Excellence", vous avez vu le Colonel  Korka Diallo, Moussa Keita, Thiegboro et tant d'autres s'égosiller à l'ânonner à la Télé dans des séquences d'anthologie.

-Tous ceux qui se sont tristement illustrés sous le règne de Dadis. M. Kaba l'universitaire de Sonfonia aurait maintenant dans son staff le très malhonnête Nostradamus , notre confus de Lola. De toute façon son parti a déjà largement perçu avec intérêts sa part de sanction populaire.. Ses millions distribués larga manu auront  été moins efficaces qu'un pet de souris pour faire monter sa cote auprès des électeurs.

 Au fait, pouvez-vous honnêtement,  sur le champ, dire le nom de sa formation politique?

Il faut le reconnaitre, il n'est pas  seul dans ce cas. Très peu de compatriotes peuvent citer sans se tromper le nom  ou les sigles de plus de dix "partis" politiques guinéens.

El-Bachir Sow du journal sénégalais le soleil écrivait " A nos portes, en République de Guinée, il s’est passé, dimanche, quelque chose d’exceptionnel. Un peuple a voté pour la première fois librement, cinquante deux ans après la proclamation de l’indépendance. A la télé et ici à Dakar, au stade Iba Mar Diop, nous avons vu des milliers de Guinéens et Guinéennes faire la queue des heures durant pour mettre leur bulletin de vote dans l’urne tout en étant sûrs, cette fois, que toutes les dispositions ont été prises pour un scrutin transparent."

Espérons que M. Sow ne s'est pas trompé.

A bientôt dans le presque plus grand cirque du monde.

Thierno A DIALLO


 

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VOS COMMENTAIRES

antoine01/07/2010 15:38:37
mr tu peu donner d,autre information sans parler de pr alpha conde qui na rien fait au guineens cellou ,sidia ,et le griot qui dois chanter pour les keita lui aussi veu etre president si c,est pas la guinee tu ne reverais pas ca
KADI02/07/2010 01:51:49
parlez D'ALPHA CONDE CONSTAMENT C'EST LUI FAIRE DE LA PUB IL EST DEVENU LE CENTRE DU MONDE REGARDEZ LES SITES MEME EN GUINEE ON NE PARLE QUE DE LUI
konate02/07/2010 19:15:03
La vraie question ethnique a occupé une place démesurée tout au long de la campagne électorale guinéenne.
Envoyée spéciale.

«Le Malinké Sékou Touré a régné, le Soussou Lansana Conté a régné, le forestier Dadis Camara a régné, c’est maintenant au tour des Peuls.» Affirmation d’un jeune partisan de l’ex-premier ministre Cellou Dalein Diallo, qui résume la place démesurée prise par la question ethnique dans cette élection présidentielle guinéenne. Avec un risque réel de repli identitaire, attisé par une longue histoire d’instrumentalisation. Ici comme partout en Afrique, la colonisation française usa évidemment du ressort ethnique, selon le principe du «diviser pour mieux régner». Une instrumentalisation que la première République de Sékou Touré n’a pas su bannir, le père de l’indépendance voyant dans l’opposition à sa politique et dans les tentatives de déstabilisation le visant la main d’un prétendu «complot peul» qui justifia une dure répression envers cette communauté. Autant de plaies, de divisions d’autant plus promptes à resurgir que le débat sur les projets de société fait cruellement défaut. «Le Guinéen se reconnaît dans sa communauté, mais pas par réflexe d’exclusion de l’autre.

Les oppositions entre ethnies sont sciemment construites», analyse Moctar Diallo, du Conseil national des organisations de la société civile. Mosaïque de peuples parlant une trentaine de langues, la Guinée-Conakry se partage en quatre régions naturelles. En basse Guinée dominent les Soussous. Leur nomadisme pastoral a conduit les Peuls en moyenne Guinée, dans le massif du Fouta-Djalon. La haute Guinée, frontalière du Mali, accueille de nombreux Malinkés (Mandingues). Cette région est le fief du RPG d’Alpha Condé. Dans le Sud-Est, enfin, se trouve la Guinée forestière. Dans chacune de ces régions, les populations se sont mêlées, vivent ensemble. Mais l’hypercentralisation héritée du modèle colonial, l’enclavement, la pauvreté exacerbent les identités régionales. Autant de contradictions qui expliquent la fragilité du sentiment national, dans la première colonie d’AOF qui accéda, en 1958, à l’indépendance.