|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Que Faire pour ce 2e tour ?Dimanche, 15 août 2010 16 : 35
En tendant sa sébile en direction des « institutions républicaines », geste accompagné de manigances, de manœuvres d’intimidation, d’invectives, Alpha Condé a fini par obtenir la prolongation de la date du 2e tour au-delà du nécessaire. En fixant la date au 19 Septembre, cela revient à faire un codicille en sa faveur. Mais cet stratagème qui vise à lui donner les moyens de réorganiser ses troupes, n’est qu’une victoire apparente. Victoire inévitable pour Cellou. En effet la victoire de Cellou est irréfragable ; on ne voit par quel miracle Alpha pourrait surmonter le handicap accusé au 1er tour. L’électorat n’est pas versatile à ce point. Quand on donne sa voix, il y a des raisons. Les mobiles peuvent être multiples, disparates. On pourrait retrouver dans la palette de l’électorat, les mêmes raisons qui poussent à voter pour Alpha ou Cellou ( trouver son candidat plus sincère, plus apte que son adversaire, ou l’inverse ; le profil ethnique aussi joue).De fait, c’est une cristallisation qui en résulte. Il y a comme un « esprit sédimenté ». C’est comme si les « jeux sont faits ». Pour que l’électeur change d’avis, il faudrait pour cela, que celui pour qui il aurait voté, ait exercé le pouvoir : l’électeur pourrait être déçu en trouvant qu’il n’a pas réalisé ce qu’il avait promis ou alors, l’électeur qui n’aurait pas voté pour lui, pourrait lui découvrir des qualités ; par exemple le trouver fédérateur, constater qu’il a amélioré les conditions de vie de la population. Tout cela pourrait concourir à ce que l’électeur change « d’avis ». Par voie de conséquence, ce n’est pas entre le 1e et le 2e tour qu’il devrait « varier » : ce n’est pas une girouette. On assisterait plutôt au renforcement de ses « convictions » justifiée, par exemple, par « l’agressivité » du camp adverse qui pourrait l’insupporter. Même s’il y a déperdition de voix du côté de ceux qui ont voté pour les perdants du 1e tour ( là aussi le choix pourrait se justifier par des motivations « subjectives » multiples, comme le fait de ne pas « encadrer le portrait » d’un candidat), il n’en demeure pas moins vrai que l’appel des alliés sera entendu et suivi par l’écrasante majorité des militants. Cette absence de « plasticité » de l’électorat vient du fait qu’on peut « traité les faits sociaux comme des choses », qu’il y a bien un « déterminisme » chez lui. Et sans ôter la liberté de choix à l’électeur, on peut anticiper son choix à partir de son « vécu ». Par conséquent, on ne voit pas comment Cellou pourrait perdre ces élections. Que lui reste-t-il à faire ? Ceci étant, « que faire » comme aurait dit Lénine ? Pour ce faire, il va falloir que son équipe « travaille au corps » l’électorat, afin d’amplifier sa victoire du 1e tour: montrer comment éviter les « pièges » pour un électorat novice , voire analphabète ( c’est ainsi qu’on limitera les bulletins nuls) ; faire le nécessaire pour surveiller les bureaux de vote, en étant attentif au respect des procédures, jusqu’aux signatures des procès-verbaux, afin qu’il n’y ait pas de contestation possible; mobiliser l’électorat le jour du vote, par la mise à disposition gratuite de moyens de transport, etc.. Des choix cornéliens. Certains prétendent rester neutre. Des « Professeurs » en l’occurrence. C’est ridicule. Ignorent-ils, qu’en politique, ne pas choisir c’est choisir ? Qu’est-ce qui justifie au juste cette attitude timorée, ne cache-t-elle pas un non-dit ? Oublient –ils que le débat engagé est un véritable « Kamptfplaz »? Quand on nous parle du « besoin d’unité nationale », ça ne recouvre rien de précis ; je ne la vois pas menacée : une compétition électorale c’est pour la population, l’occasion de faire une catharsis ; elle sert d’exutoire, de défouloir ; c’est le moment où les pulsions remontent à la surface ; les passions, même les plus violentes, déferlent. Ce sont les impedimenta d’une compétition électorale, surtout dans un pays qui n’est pas habitué au jeu de la démocratie. Ca ne passe pas comme une lettre à la poste. En outre, sur quelle base suppose-t-on que cette unité est menacée par « les extrémistes des deux bords » ? Je ne vois pas, sincèrement, dans l’entourage de Cellou « d’ excités » ; ou alors, j’attends qu’on me les désigne. Son camp semble plutôt appeler à la paix et à la concorde. Dans l’intervention d’un autre «Prof », c’est la tartufferie qui se dispute avec la vacuité du propos. Voilà qu’il prétend, qu’ « objectivement( !) les deux candidats n’ont pas le même profil ni la même envergure » ; et pourtant, il a du mal à cacher sa préférence. Il poursuit son papier avec une tautologie digne d’un cancre : « néanmoins chacun d’eux mérite le fauteuil présidentiel s’il gagne la confiance des électeurs » ! Accompagner ses textes avec le titre de professeur, montre à suffisance une misère intellectuelle ; ça traduit tout au plus une ânerie. Ici le lecteur doit savoir, qu’après les manifestations pour les droits civiques aux USA, s’est développé un intérêt pour l’histoire de l’Afrique . L’offre avait du mal à suivre la demande. Beaucoup d’africains sont partis aux USA enseignés dans ce cadre. Et comme on dit, au royaume des aveugles le borgne est roi. Alors ça suffit avec ces « profs » prétentieux qui n’osent même pas afficher leur préférence! Qu’on choisisse son camp lorsqu’on écrit pour le public. Même si de mon point de vue, ce choix n’est qu’un épiphénomène, au regard de ce que j’ai dit précédemment. Deux autres « intervenants » du Net ont du mal à effectuer leur mue : suivre les pas de leur mentor Sidya. L’un d’eux fait une fixation maladive, de l’ordre de la compulsion de répétition, sur le 1e tour et n’en voudrait sortir pour rien au monde, contre toute évidence ; à telle enseigne qu’il n’arrive plus à raisonner. En effet, ligne après ligne, il répète la même rengaine : « ethnie majoritaire » contre « petite ethnie », « président auto-proclamé »,etc.. C’est trop sommaire comme raisonnement. A quoi peut bien servir ce combat d’arrière- garde ? Le second pense développer des arguties juridiques contre la validation des élections du 1e tour. Il ne réalise pas qu’on pourrait lui opposer des arguments tout aussi fondés contre les siens. Mais surtout, il ne voit pas que toute « rationalité juridique » est précédée d’un acte politique d’où, nécessairement, elle procède. Ajouter à cela que les « constitutions » d’où il tire son raisonnement se chevauchent et sont précaires relativement à leur assise légale. Il en vient même à louer « l’acte révolutionnaire » que représente la plainte déposée par Alpha contre la Ceni. Alors, finissez d’effectuer votre mue, que les chrysalides deviennent papillons et volent en direction de leur mentor dans le combat pour la naissance de la démocratie en Guinée. ISSA.
2 commentaire(s) || Écrire un commentaire
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||