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Guinée: la générosité du "Président" !2010-10-18 00:51:51 Corruption des institutions républicaines, abus et détournements de biens sociaux. Il y a des pratiques, tant qu’on n’y mettra pas fin en Guinée, il va toujours falloir verser du sang pour retirer le pouvoir aux hommes auxquels on le confiera, même par consensus dans ce pays. Quand Lansana Conté venait au pouvoir, il affirme publiquement: « Nous sommes venus au pouvoir pauvres. Si demain vous nous voyez avec des richesses, c’est qu’on aurait volé ». Il était question d’une transition de courte durée pour remettre le pouvoir aux civils. A l’époque, l’homme était sincère et il semblait avoir une certaine moralité de la chose publique. Il était clair dans l’esprit de Conté, que puisez dans les caisses de l’Etat à des fins personnels, c’est voler. Quelques années plus tard, le même homme entouré de grands universitaires et docteurs en tout genre prenait la Banque Centrale Guinéenne pour son coffret personnel et donnait des biens de l’Etat (domaines, véhicules administratifs etc.) en cadeau à ses proches et amis. Lui et ses proches étaient tous au-dessus de la Loi qu’ils ne sont pas tenus de respecter. Moussa Dadis Camara a passé son temps à distribuer des véhicules et de l’argent, à casser des maisons et à se substituer à la justice etc. Les intellectuels autour de lui applaudissent et entraînent le peuple à faire autant. Lorsque Jean Marie Doré est devenu Premier ministre par consensus à la suite des événements du 28 septembre 2009 (crimes militaires qui ont fait plus de 150 morts et des milliers de blessés), il s’est montré choqué du bilan du CNDD en moins d’un an: plus de 2000 milliards de FG disparus des caisses de l’Etat. Au-delà de ces révélations, aucune émotion, aucune réaction ni de la classe politique ni de la couche intellectuelle du pays. Sékouba Konaté, président par intérim de la transition ordonne le versement de plus de 1300 milliards de FG à l’homme d’affaires qui gère ses actions KPC alors que la Ceni attendait désespérément le financement électoral côté guinéen. Pendant ce temps, le PM Jean Marie Doré, dans le souci de se servir lui-même, débloque la somme de 2 milliards de FG aux victimes du 28 septembre 2009 qu’il limite aux leaders politiques dont les domiciles furent attaqués par l’armée comme Cellou, Sidiya et lui-même. Les vraies victimes au sein du peuple qui trouvent difficilement quoi manger, qui n’ont pas les moyens de se soigner et grâce aux sacrifices desquels les Forces Vives ont remporté la lutte contre le CNDD sont oubliées. A cela, il ajoute le projet d’octroyer 500 millions de FG et un domaine foncier à chaque ministre de son gouvernement (tout cela par besoin de se servir lui-même). Aucune réaction ni politique ni sociale dans le pays. Même le CNT qui fait office de parlement n’en a pas été offusqué ! Cellou Dalein Diallo au moins donna l’intégralité sa part (les 2 milliards) à la Fondation qui aide les victimes pauvres. Aujourd’hui, on a le droit de poser la question: qu’a-t-on promis à Rabiyatou et à ses collaborateurs aussi pour qu’ils trouvent cela normal et oublient la défense des intérêts du peuple ? Cette question mérite d’être posée à la lumière des informations que nous venons de recevoir. Le président par intérim de la transition Sékouba Konaté s’est permis de se réserver, aux frais de l’Etat, une centaine de places de pèlerinage essentiellement destinées à ses proches et à des personnalités susceptibles de le soutenir politiquement. Pour fermer la bouche à tout le monde, il a donné quelques places à chacune des institutions de la république. Le CNT qui a le plus gagné de cette "générosité présidentielle" a obtenu 10 places. Par place, il faut compter au minimum 20 millions de FG comme frais sur le dos de l’Etat. On se rappelle que par sa promesse aux membres de son gouvernement, Jean Marie Doré a obtenu le silence de ces derniers issus tous des syndicats, de la société civile et des partis politiques. Il avait même renoncé un bon moment aux conseils de ministres pour diriger à sa guise sans concertation avec l’équipe. Sans cette promesse de Doré, certains membres de son gouvernement auraient même démissionné pour se démarquer de ses agissements, mais chacun attend d'obtenir sa part avant de partir. Même les bavards et "défenseurs du bas peuple" comme Mouctar Diallo ont perdu leur langue: on ne parle pas la bouche pleine ! Sékouba fait de même avec les institutions républicaines qui lui demandent depuis un mois de mettre fin à la crise de la Ceni. On a confié la direction du pays à Sékouba Konaté pour un temps limité. Cela veut-il dire qu’il a le droit de disposer des biens publics comme si tout lui appartenait personnellement ? Comment le CNT censé être composé de personnalités morales de toutes les couches sociales du pays (juristes, religieux, hommes de culture, hommes d’affaires, jeunes, femmes et sages) peut-il accepter ce partage illicite au lieu d’instruire Sékouba Konaté qu’il n’a pas le droit de disposer des caisses de l’Etat comme il l’entend ? Dans le Saint Coran, Al-Anfaal, sourate 8 verset 27, Allah nous dit: « O vous qui croyez! … Ne trahissez pas sciemment la confiance qu'on a placée en vous ! » Comment dans un pays qui se dit incapable de financer son élection présidentielle peut-on se permettre une chose pareille ? Coté politique Ces pratiques-là, tant qu’on n’y mettra pas fin en Guinée, le plus démocrate et honnête homme de la Terre oubliera sa parole et ses engagements pour s’accrocher au pouvoir dans ce pays. Si on ne met pas fin à ces pratiques, toutes nos luttes pour le changement seront vaines et on reviendra toujours à la case de départ. Coté juridique et moral L’acte de Sékouba n’est ni plus ni moins qu’un détournement et un abus de biens sociaux avec une corruption des institutions républicaines censées assurer l’équilibre de l’Etat en empêchant pareilles choses. C’est bien la raison pour laquelle la transition est bloquée par l’attitude de Sékouba Konaté sans qu’aucune de ces institutions ne le dénonce ou le rappelle à l’ordre comme cela se fait ailleurs. Notre pays est très riche en ressources économiques mais cela ne se voit qu’à travers le train de vie de nos dirigeants et leurs proches. Nous avons des millions de Guinéens, parmi lesquels des fonctionnaires de l’Etat, qui chaque jour se demandent "quoi manger demain" ? Ces sommes peuvent également servir à boucher les trous dans les quartiers de Conakry pour soulager les populations qui n'ont pas de 4x4 pour se déplacer ou aller au travail. Pour l’exploitation de l’or en Haute Guinée et comme celle de la bauxite en Basse Côte, des paysans ont été chassés de leurs terres (habitations et champs de cultures). Des cours d’eau ont été souillées privant des habitants de villes et villageois des sources proches d’eau potable. Ces populations acceptent cela parce que l’Etat, c’est tout le peuple, l’exploitation, c’est pour tout le peuple. Donc, quand on est dirigeant d’un Etat ou quand on est responsable d’un groupe de personnes, on a la charge de gestion des ressources humaines et matérielles de la société en question et, pour cela, on a des traitements et privilèges définis mais on ne doit pas disposer des ressources de cette société comme on le veut. On n’a pas à apprendre cela à quelqu’un au 21ème siècle. Dans les versets coraniques datant du 7ème siècle, Allah nous dit ceci : « Et donnez aux orphelins (Personnes qui vivent sous votre responsabilité et qui dépendent de vous) leurs biens; n'y substituez pas le mauvais au bon. Ne mangez pas leurs biens avec les vôtres: c'est vraiment un grand péché. » Sourate 4, verset 1. Et au verset 10, Allah nous dit que ceux qui disposent ou abusent des biens dont ils ont la charge de gérer et ceux qui acceptent de profiter de ce genre de biens détournés par abus, « ne font que manger du feu dans leurs ventres et qu’ils seront rôtis dans une fournaise ardente ». Au verset 5 de la même sourate, Allah nous prévient depuis le 7ème siècle: « Ne confiez pas aux incapables vos biens dont Allah a fait votre subsistance. Mais prélevez-en, pour eux. » En confiant ou en acceptant que l’on confie la présidence à l’alcoolique Sékouba Konaté, la primature au fourbe Jean Marie Doré, le peuple "croyant" de Guinée a-t-il vraiment écouté la parole de Dieu ? Des mains de Sékouba et de Doré, faut-il remettre ce pays à Alpha Condé, au même Jean Marie Doré, Mamadou Sylla et Fodé Soumah ? Nous demandons à Sidiya Touré, probable futur Premier ministre et chef du gouvernement de la Guinée, après la présidentielle, de ne pas fermer les yeux sur les actes illégaux que pose le gouvernement actuel et les institutions de la république. Quand il était Premier ministre sous Lansana Conté, les fonctionnaires guinéens n’osaient même plus utiliser les voitures de service en dehors des heures de travail à plus forte raison voler un bien public. Nous attendons de cet homme et de son gouvernement qu’ils ne cautionnent pas les détournements et abus de biens sociaux en cours et de traduire les auteurs et leurs complices (bénéficiaires) devant la justice. Cette fois-ci, nous ferons ce qu’il faut pour que ces actes criminels ne soient pas oubliés en Guinée.
SADIO BARRY Bah Oury, vice-président de l'UFDG hausse le ton et met Sékouba Konaté personnellement en cause. Enfin !!! Ecouter à partir de la 50ème minute:
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