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Les Gendarmes de la Garde Présidentielle:"Dites nous que c'est Cellou Dalein qui vous a dit de sortir et on vous libère !"2010-10-25 21:09:37 Nous voilà de retour dans le complot permanent et les méthodes de dénonciation dignes de la période sanglante du PDG, le parti état. Dans les discours, on nous fait croire au père noël et dans les faits, nos compatriotes subissent le calvaire. L’opinion vient d’entendre le Général des Armées Sékouba KONATE dans un discours qui n’a rien à voir avec les actes de ses hommes. Oui, vous avez bien entendu, mes chers amis et concitoyen. Il s’agit bel et bien de la Garde Présidentielle dont le patron pour le petit surnom de « De Gaulle » quel paradoxe. Le Général des Armées et son Premier Ministre, chacun à son tour parle comme s’ils ne sont pas dans le même pays. Le premier comme s’il ne connaissait pas son armée et les hommes qui la composent. Le second comme s’il avait oublié ce qu’on lui a fait au stade du 28 Septembre. Le Samedi 23 Octobre entre 13 heures et 17 heures, Sept jeunes ouvriers d’un atelier de Menuiserie Métallique du nom de Aliou Métal à Hamdallaye, ont cru vivre la fin de leur vie. Il s’agit de :
Leur seul tort est de se trouver dans leur lieu de travail en train de faire face à leurs obligations professionnelles. Et là, l’incompréhensible arrive et la foudre s’abat sur eux. Dans la poursuite de Mr. BARRY Aliou, de l’Observatoire National des Droits de l’Homme par la garde rapprochée du Général des Armées avec à sa tête « De Gaulle », le pauvre Mr. BARRY trouve refuge dans l’atelier de Menuiserie et là tout le monde est embarqué dans deux pick up pour être transporté au siège de la Gendarmerie de Hamdallaye, sans aucune forme de discernement. Dès leur arrivée, ils sont tous déshabillé et mis à nu avant de recevoir des jets d’eau comme pour attendrir leur peau. C’est alors que les coups ont commencé avec une violence indescriptibles accompagnés d’injures de toutes sortes à caractère ethniques du genre : « Vous les peuhls, vous pensez que le pouvoir s’obtient comme cela ou bien vous croyez que le pays est pour vous seuls ? ». Cette série de douche et coups s’est reproduite trois fois avec pour message : « dites nous que c’est Cellou Dalein qui vous a dit de sortir et on vous libère ! » Il est à noter qu’en plus du patron de la Garde Présidentielle, les victimes ont noté la présence du Gouverneur de la Ville de Conakry sur place. C’est à la faveur d’attroupements de jeunes autour de Hamdallaye que les gendarmes ont eu peur que ces jeunes dehors n’entendent les cris de douleur de leur amis qu’ils ont pris le soin d’appeler leurs homologues de Matam et leur demander de venir prendre ces jeunes pour les envoyer à la brigade mobile de Matam. Arrivé là à bord de 2 véhicules, ces jeunes y compris Mr. BARRY qui avait une fracture au bras étaient en si mauvais état que le responsable de la brigade mobile de Matam leur a dit de rester dehors parce qu’il ne pouvait pas les enfermer dans cet état. C’est à la faveur d’un paiement de 300 000 par tête que ces jeunes ont été libérés. A souligner que dans ce calvaire, une femme avait été identifiée comme ayant subi des sévices et agressions sexuelles et qui n’a pas survécu à ses blessures, mais fort malheureusement elle a été enterrée sans qu’aucune autopsie n’est pu révéler le viols et la cause exacte du décès. Ce récit, loin de prétendre énumérer toutes les exactions qui ont eu lieu dans ces deux, trois jours, n’a pas la prétention de quantifier les actes de barbarie, mais juste de donner une idée de ce que les forces de sécurités font subir à ceux et celles qu’elles sont sensées protéger. Ce constat est d’autant plus alarmant que ces jeunes ont été pris dans leur lieu de travail sans aucune implication de quelque nature que ce soit dans une action politique. Ceci donne tout simplement une idée des autres victimes qui se trouveraient dans la rue ou tout simplement en train de manifester pacifiquement. Loin d’être exhaustif, ce récit prouve à suffisance que les discours et du Général des Armées et du Premier Ministre, ne sont que des déclarations de façade pour amuser la galerie et la formule pour calmer la colère de la communauté internationale. Mais à l’interne, aucune action sérieuse et concrète n’est envisagée pour mettre fin à cette violence. A ce stade des choses et au constat des évènements, il est à se poser des question sur la maîtrise des forces de défense et de sécurité dans une perspective de moyen et long terme. Et cela même à l’arrivée d’un Président démocratiquement élu. Sommes-nous en train de donner raison à Dadis qui disait qu’aucun civil ne pourra gérer cette armée. Si ni lui, ni encore moins le Général des Armées que l’on dit très respecté par ces hommes, n’arrivent pas à gérer cette armée, pouvons-nous nous finir un jour avec ces violences envers les civils ? Des hommes en uniformes aussi indisciplinés et aussi indépendant accepteront ils un jour de retourner dans les casernes comme le prévoit le Général des armées après avoir goûté à tous ces avantages que ‘on connaît et dans un régime où le budget de l’Armée sera désormais sous contrôle ? Que le ciel ait pitié du peuple de Guinée et le protège contre les forces du mal.
Mamadou Barry, attaché de presse UFDG-Online auprès de Cellou Dalein Diallo
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