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Alpha Condé et sa Stratégie diabolique: le pouvoir ou le chaos !


2010-10-27 07:47:18

Depuis l’avènement du multipartisme intégral dans les années 90 en Guinée, Alpha Condé, maître absolu du RPG, n’a jamais manqué une occasion de prouver aux guinéens que la seule chose qui l’intéresse dans ce pays est le fauteuil présidentiel et rien d’autres. Et pour assouvir son ambition il ne recule devant aucun obstacle et est même prêt à marcher sur les cadavres des guinéens pour y arriver.

Ainsi, le favoritisme ayant été érigé en système de gouvernement durant la dictature de Sékou Touré, Alpha Condé bénéficia du soutien de certains cadres et intellectuels malinkés déjà bien placés, pour infiltrer ou recruter ses agents et activistes au sein de tous les rouages de l’administration publique et les Forces de défense et de Sécurité pendant le Régime militaire de Feu Lansana Conté.

Paradoxalement, ses premières sorties publiques montreront vite le vrai visage d’Alpha Condé et mettront à nu ses faiblesses, dont entre autre son penchant ethnocentrique (marginalisation d’étudiants peulhs, militants de première heure du RPG) et son manque de courage et d’abnégation pour la Guinée : Meeting politique du Stade de la Mission de Conakry au cours de laquelle il avait grimpé le mur pour échapper à la Police, ce qui lui aura d’ailleurs valu le surnom de « Alpha Grimpeur » par le quotidien satirique le LYNX. Ses autres faiblesses de manipulateur, de belliqueux et d’eternel fuyard  découlent inéluctablement de ces deux premières.

Apres ses échecs aux élections présidentielles de 1993 et de 1998 face au Feu General Lansana Conté, en dépit des fraudes massives dans tous ses fiefs électoraux d’antan (Siguiri et Kankan), il décida d’user de ses réseaux au sein de l’administration et des Forces armées pour faire tomber le pouvoir de Conté et prendre le pouvoir par la force. C’est dans cette optique qu’il fut arrêté à Pinet au lendemain des élections de 1998 et avant même la publication des résultats provisoires. Interrogé sur sa présence nocturne à Pinet, Alpha insinua qu’il était en mission concertée avec ses collègues leaders de l’époque, Feux Bah Mamadou et Siradiou Diallo, Paix à leur âme, sachant que ces derniers ne sont plus de ce monde, pour pouvoir donner leurs versions des faits.  Pourquoi n’avait-t-il pas donné ces explications au cours de son interrogatoire à la barre de la Cour de Sureté de l’Etat ? Ou alors rester ferme dans sa logique de silence sur la question ? Incohérent et cynique, non ?

Il fut alors, en compagnie d’autres complices civils et militaires, reconnu coupable et condamné pour, entre autres, Atteinte à la Sureté Intérieure de l’Etat.

Sous la pression de guinéens, d’Organisation de Défense des Droits de l’Homme et d’amis de la Guinée, Alpha Condé fut gracié et remis en liberté après deux ans d’incarcération. Comme d’habitude, il quitta le pays, qu’il n’habite d’ailleurs qu’en période électorale et où il n’a ni famille, ni biens.

En fin 2000, selon des sources concordantes, dont les autorités actuelles tentent désespérément de faire taire (récent quidnapping de Sékou Souapé Kourouma), il commandita les attaques rebelles le long des frontières sud et Sud-est de la Guinée. Conséquences : des centaines des familles guinéennes endeuillées, des villes et villages entiers détruits et jetés dans la désolation.

Il fut également cité comme le principal instigateur de l’Attentat manqué contre Feu Lansana Conté à Cosa ainsi que les affrontements interethniques de N’Zérékoré.

Pour démontrer davantage son mépris pour le devenir heureux des guinéens, Alpha avait brillé par ses absences continues aux travaux en commissions et en plénière durant les législatures pendant lesquelles il était député du RPG à la première Assemblée Nationale de la Guinée souveraine. Et pourtant, on dit souvent que la démocratie se construit à l’intérieure de l’Hémicycle et non au Palais Présidentiel. N’est-ce pas, Mr le « Pr de Droit » ?

Entre temps, il importe de rappeler que ce même Alpha Condé confirmait au cours de l’émission « Face au Public » de Mr Yamoussa Sidibé de la Télévision d’Etat que l’ancien Président Conté lui airait proposé de devenir son premier ministre, avec à la clef dix autres postes ministériels pour son parti. Si ce Mr était vraiment un patriote guinéen, il aurait alors saisi cette occasion pour faire son mieux et avec ces 11 portefeuilles ministériels lui et ses collègues auraient ainsi eu des chances inespérées d’influencer positivement le régime en place, pour le bonheur des guinéens et le peuple en allait être le juge souverain. Malheureusement, pour Mr Condé c’est le fauteuil de Sekoutoureya ou rien.

En décembre 2008, intervint la mort naturelle de Lansana Conté et le ramassage du pouvoir par les miliaires du CNDD, nouvelle aubaine donc pour Alpha de refaire surface et remettre en branle sa stratégie de conquête du même pouvoir. Il fallait donc déblayer la voie menant au palais de la Colombe, notamment par la mise à l’ écart de tous les potentiels challengers dont les plus redoutés étaient incontestablement MM Sidiya Touré et Cellou Dalein Diallo, tous anciens PM et jouissant d’une grande popularité auprès des électeurs. C’est ainsi que vit le jour la fameuse Commission d’Audit, présidé par l’un des principaux putschistes, le General Sékou Konaté, non pas seulement le bras droit mais plutôt les deux bras d’Alpha Condé. Objectif, trouver sélectivement des dossiers pour salir et écarter légalement les leaders susnommés. Le chef de la Junte d’alors, le Cap. Moussa Dadis Camara comprit les manœuvres de Condé et refusa de jouer pleinement le jeu, allant jusqu'à faire des révélations publiques sur la Chaine privée Télésud  sur le vrai visage du dealer du RPG, révélations embarrassantes dont la vidéo sera par suite abusivement interdite par le pyromane Jean Marie Doré, sur ordre du putschiste Sékouba Konaté. N’ayant pas compris tôt la connivence entre Condé et Konaté, le capitaine  Dadis se fit alors piéger par ce même duo qui le poussa à renier ses engagements de départ, en entretenant un doute suspect sur sa possible participation au scrutin présidentiel en vue. Incertitude qui entraina les manifestations populaires du 28 septembre 2009 et les atrocités qui suivirent. Ce fut alors les moments propices pour le duo du mal de se débarrasser définitivement du bouillant Capitaine et ainsi intervinrent la balle de Toumba du 03 décembre 2009  et le Protocole de Ouaga de janvier dernier, le mettant en quarantaine, avec le soutien de la France, des Etats Unis, du Maroc et sous la bénédiction du Médiateur Blaise Compaoré, ami d’Alpha.

 En dépit d’appels répétés de nombreux compatriotes, dont Mr Sidiya Touré, sur la nécessité  de régler certains préalables (la reforme de la CENI par exemple) avant d’aller à toute élection, les leaders politique, Alpha en tête, précipitèrent le pays dans les élections du 27 juin 2010, chacun misant sur ses propres chances de les emporter. Quelle  fut alors la mauvaise surprise du Pr de constater qu’il venait d’être sèchement battu aux urnes par Cellou et Sidiya, classés respectivement premier et deuxième suivant les résultats recueillis mais non publiés par la CENI. N’ayant pas digéré ce débâcle électoral humiliant, Alpha Condé fut de nouveau appel à  son parent ethnique Sékouba et ce dernier convoqua et intima l’ordre au Feu Président de la CENI, Paix à son âme, de le repêcher en changeant l’ordre  d’arrivée issu des urnes. Ce qui permit à Alpha Condé de se retrouver dans la deuxième manche de la compétition. Pour gagner tu temps, il formula pas mois de 24 points de revendications comme conditions de la tenue du scrutin du second tour.  Le pyromane et eternel double agent de la Primature, JMD, ainsi que l’aile militaire du RPG, Sékouba Konaté prirent lesdites revendications du RPG et de ses alignés comme de Lois de  la République.  Et naturellement cette mi-temps plus que semestrielle leur permit d’abord de déstabiliser la CENI, déjà mal en pointe, ensuite de faire parachuter un de leurs activistes, Lounceny Camara, à sa tête. Cette dernière manœuvre fut une de trop pour le camp adverse, d’où les pressions populaires obligeant le General autoproclamé de nommer l’Officier militaire malien, le Gl Siaka Toumani Sangaré à la tête de l’institution pour organiser le second tour.

Le scandale des listes électorales parallèles, conséquence directe du vol d’ordinateurs à la CENI, ayant été découvert et redoutant la neutralité espérée du malien, la nébuleuse Arc-en-ciel changea aussitôt de fusil d’épaule, convaincue qu’elle n’a aucune chance de remporter une élection transparente dans la configuration politique actuelle. Il fallait à présent empêcher à tout prix les militants de l’Alliance Cellou Dalein Président de voter, au besoin par l’intimidation et la terreur. Ainsi, les possibles intoxications alimentaires (par qui ?) au palais du peuple le vendredi dernier serviront de prétexte pour s’attaquer aux peulhs et à leurs biens, à travers tout le pays, comme si les victimes de ces agressions avaient signé un contrat de restauration ou de fourniture alimentaire pour avec les organisateurs de ce rassemblement précis. Malheureusement avec la complicité active des militaires tribaux de Konaté, le plan machiavélique d’Alpha Condé de traquer les peulhs, pour les forcer à s’éloigner de leur lieu de vote, est toujours en marche dans le pays. C’est d’ailleurs la matérialisation de ses  discours et promesses de campagne de reprendre la Guinée là où le PDG de Sékou Touré l’avait laissée, tous les deux nourrissant la même haine viscérale à l’égard de la communauté peulhe.

Les guinéens en général ne sont pas ethnocentriques, ce sont des politiciens en mal de repères qui utilisent la fibre ethnique pour atteindre leur objectif personnel. Nous devons refuser de se prêter à ce jeu, notre devenir en tant que nation unie et prospère en dépend.

Prière donc aux guinéens de réfléchir sur le parcours politique de ce septuagénaire qui prétend être aujourd’hui le seul légitime à diriger leur pays.

Au peuple et seulement lui de choisir les personnes qu’il souhaite pour conduire ses destinées.

Que vive une Guinée démocratique, unie et prospère !

Mamadou Madiou Diallo.


 

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VOS COMMENTAIRES

HAIDARA27/10/2010 10:09:12
je pense que MS sadio barry vous devrier faire passé la léttre ouverte des frére yacouba du général naif rober guéi paru sur le cite de guineeforum le 23 sep,2010 qui son aussi des sanacou des peules car se lien éxsiste entre les deux communauté pour ceux qui parle au nom du mandingue il pouvai étre posible si c´est dans le cadre de l´unité de l´afrique le mandingu sétan dans plusieur états mais commen parler de l´unité si méme vous vs désolidariser des guinéens pour deux viellar de 74ans qui on fini leur vie commen vous vs étes laisser tomber aussi bas a toi aissatou bah konaté trouve toi le courage qua ú (notre mére aicha la femme du prophéte)(psl)lorce que le prophéte de dieu épuiser revien au comba pour ce reposer elle lui redonne confiance pour métre debou son homme de prendre courage dit aussi a tn général si il veu étre le général de tous qu´il revien a la réson dit a tn général qu´il crain pas d´´´etre bani par ses proche pour avoir défendu la vérité, le prophéte a étais bani par son peuple mais comme il a défendu la vérité de allah il fut élevé aux grade général chez allah ne dor pas sur ton lit quand ton viole tes soeur et massacre tes frére ta dignité et en jeu tn honore de femme et la dignité de tes soeur son entrain d´étre bafouet allah a magnifiér la femme elle doi étre honorer et respecté reveille toi comme la femme de farraon qui est parmi les cink premier femme qui entron au paradi elle a cru et défendu la vérité a temp¿¿lorce que nos fréres djioulamalinké ont étais abussé de leur droit nous nous somme tous senti blésser et meutri par le rasiste gbagbo, mais hélas aujourd´´hui c´est la grande majorité de notre nation guineenns qui son attaqué et tue pour la simple réson davoire une idée oposer de leur frére ou est la justice pour rappelle ce qua dit (le général naif guéi en effet, le guéi a recu a sa demande toutes les communauté malinké de la région des 18 montagne et du bafin pour leur dire ceci je vous demande pardon mes cher paren et allier je reconnais que tout ce qui est arrivé est triste jassume ma par de responsablité mais je demande pardon les que que vous avez subi ne tombe pas aussi ba sékouba wasal
Gassimou27/10/2010 19:09:43
Excellent article oncle Madiou. Je penses ke vous avez presquer tout dis sur les ambitions mal intentioner et le parcours politique de ce vieillard. Mes felicitations....