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Guinée: la Ceni est-elle vraiment devenue sérieuse avec le général malien Siaka Sangaré?2010-10-29 09:46:46 Nous sommes au dernier jour ouvrable de la semaine, vendredi 29 octobre 2010. Aujourd’hui, le travail se fait à moitié en Guinée à cause de la prière de vendredi à 14 h. Si Cellou et Sidiya n’avaient pas protesté, si Sékouba suivait le nouveau président de la Ceni, le Malien Siaka Sangaré, on allait voter après-demain dimanche 31 octobre. Mais où en est-on réellement dans les préparatifs ? - Jusqu’à nos jours, il n’y a rien de clair sur les règles d’admission au vote du second tour: les listes électorales authentiques ne sont pas publiées pour permettre aux citoyens de savoir qui a le droit de voter et où exactement. La confusion apportée par l’arc-en-ciel en diffusant des listes falsifiées de la Guinée jusqu’à l’extérieur du pays demeure toujours. Il y a actuellement des rumeurs qui courent, entretenues par des medias proches de l’arc-en-ciel, que seul l’électeur muni à la fois du récépissé et de la carte d’électeur aura le droit de voter le 7 novembre. Cela voudrait dire que tous ceux qui ont voté au premier tour avec la carte d’électeur seraient exclus au second tour. Parce que pour retirer sa carte d’électeur, il fallait rendre le récépissé. La bonne et juste solution, c’est de laisser voter tous ceux qui sont munis de récépissé ou de la carte électorale et qui se trouvent sur la liste électorale du premier tour qui correspond à la liste de recensement. D’autant plus que les cartes électorales ne sont pas toujours arrivées à toutes les personnes recensées. C’est par exemple le cas en Allemagne. - A Kouroussa, ils ont constitué le bureau du vote en excluant les représentants de l’UFDG qui n’ont été ni consultés ni informés. - A Siguiri, le RPG reste seul maître de la situation, tous les peuls ayant été chassés de la région. Hier, c’est le doyen de la communauté peule de cette ville, ayant tout perdu, qui devait quitter à son tour pour le Fouta qu’il ne connait pas: sa famille s’était établie à Siguiri en 1936. Le problème du vote des refugiés n’a pas encore été résolu. Nous avons eu un entretien avec deux personnalités médicales malinkés qui ont rendu visite aux prétendus empoisonnés de l’arc-en-ciel à l’hôpital Ignace Deen de Conakry. Surprise: les malades, tous habillés en tricots jaunes du RPG se baladent dans la cour ou s’entretiennent en petits groupes. La majorité (95% selon nos interlocuteurs) serait des petites filles de 14 à 15 ans. « Certainement pour augmenter l’effet sur l’opinion nationale et internationale. Car, il apparait ici clairement qu’il s’agit d’un coup monté par Alpha et ses alliés pour conduire au rejet des peuls et donc du candidat Cellou Dalein Diallo par toutes les autres ethnies de la Guinée avant le vote. D’ailleurs, ces enfants mêmes nous expliquent qu’ils ne reçoivent pas de médicament ni aucun traitement là-bas. S’ils avaient donc été empoisonnés ils seraient tous morts aujourd’hui ! En fait, le coup était monté pour le vote du 24 en réalité. Si on votait le 24 octobre, l’affaire devrait peser, surtout que le PM Jean Marie Doré et la RTG ont essayé de donner un crédit à la thèse de l’empoisonnement. Je pense qu’Alpha est entrain de tomber dans son propre piège», nous confie Dr Camara qui ajoute que tout le personnel médical a finalement peur de ces enfants. « Personne n’ose leur parler si ce n’est pas pour dire qu’ils sont empoisonnés. Ils vous tombent tout de suite dessus sinon! C’est vraiment bizarre ! Normalement, quand vous dites à un malade que son état n’est pas grave, il est content et vous remercie. Mais ces patients de l’arc-en-ciel vous agressent à cause d’une telle bonne nouvelle ! », ajoute-t-il. Comment a-t-on pu en arriver jusque-là en Guinée ? Jamais dans l’Histoire, il n’y avait eu d’agressions à caractère ethnique entre Malinkés et Peuls. Jamais dans l’Histoire, les Malinkés ne s’étaient attaqués à des étrangers chez eux à plus forte raison à d’autres Guinéens. Avant l’arrivée d’Alpha Condé dans la politique en Guinée, les Malinkés et les Forestiers qui sont connus pour leur hospitalité et le respect de l’autre avaient bien vécu ensemble dans la région forestière. C’est le parti de Alpha Condé qui a provoqué la guerre civile entre Malinkés et Guerzés à N’Zérékoré début 90 et l’année dernière (2009). En 1990, le RPG voulait obtenir à tout prix le contrôle de la capitale de la région forestière, même au prix du sang. C’est encore avec le même parti d’Alpha Condé qu’une guerre civile entre Malinkés et Peuls menace aujourd’hui la Guinée. La haine est déjà créée pour de longues années entre ces deux communautés. Dans sa stratégie de transférer sa base rebelle en Guinée, Alpha Condé les a faits regrouper à Conakry sous l’étiquète de Chasseurs Traditionnels (Les Donsos). Il s’agit aujourd’hui d’un groupe armé qui attend des ordres de Alpha Condé pour la prise du contrôle de la capitale avec l’aide des militaires proches du RPG, cautionné par le Président de la transition et ministre de la défense Sékouba Konaté qui les a reçus avec des honneurs les semaines passées et toléré par le gouvernement qui les laisse même patrouiller à bord des véhicules pick-up en exhibant leurs armes pour intimider la population. C’est curieux que la présence des groupes malinkés armés à Conakry ne soit pas dénoncée par l’alliance des bâtisseurs dont les militants sont pourchassés par les branches locales de ces groupes en Haute Guinée ! Sékouba Konaté et son cabinet, le gouvernement doré dans sa totalité, seront responsables de tous les crimes éventuels que cette bande armée dite "Les Donsos" va éventuellement commettre les jours prochains en Basse Côte. S'ils doivent voter, pour ceux d'entre eux qui seraient guinéens, ils devraient le faire dans leurs régions respectives et le candidat Alpha Condé qui a besoin de chaque voix électorale favorable ne va pas renoncer à leur vote et regrouper ces gens à Conakry pour rien. Comment est-ce que les hommes politiques malinkés, les intellectuels malinkés et les notables de la Haute Guinée ont-ils pu laisser un type venu d’ailleurs et qui est pratiquement étranger à la Haute Guinée et à sa culture, créer la haine et les inciter contre ceux avec lesquels ils vivent depuis des décennies ? Barros Diallo, le plus jeune bachelier qu’ait connu notre pays écrivait le 7.8.2009: « C’est la démission du bien qui permet au mal de prospérer »
GUINPRESSE.INFO
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