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2010-11-07 08:52:43
Décidément, les victimes et parents des victimes des répressions sanglantes de Mamou lors des élections communales de juin 2000 et ceux du soulèvement populaire de Janvier-fevrier 2007 ne savent plus à quel saint se vouer. Et pour cause, dix ans après les répressions sanglantes du juin 2000 a Mamou et trois ans après les soulèvements populaires et actes barbares causés par les militaires et paramilitaires d'alors sur la population, les autorités qui se sont succédées au pouvoir n'auraient rien fait pour faire l"état des lieux des morts, blessés graves ou non, des disparus ou encore des détenus et des évadés dans certains établissements pénitentiaires du pays.C'est du moins l'avis largement partagé par les familles (elles sont nombreuses dans l'ombre) des personnes mortes, disparues, en détention ou évadées sans aucun espoir.
Malgré la détermination des collectifs d"ONG de défense des droits des victimes, qui n'ont cessé de dénoncer cet état de fait relatif à la violation flagrante des droits de l"Homme et du citoyen en Guinée, les autorités ont toujours fait la sourde oreille en observant une indifférence totale vis a vis de cette situation assez inquiétante.
Selon plusieurs témoignages reçus auprès des familles sous l'anonymat dans le milieu de certaines ONG ou des personnes physiques, des familles entières se posent actuellement la question de savoir comment retrouver leurs parents disparus,detenus ou évadés des prisons sans une destination connue depuis l'éclatement de ces différents évènements malheureux survenus en juin 2000 et janvier-fevrier2007 avec son cortège d'angoisse et
de souffrance morale.
L'on se rappelle que le gouvernement d'alors avait procédé à des interpellations et des arrestations des personnes directement ou indirectement impliquées dans ces soulèvements populaires; et l'opposition en l'occurrence les partisans de l’UPR à Mamou le milieu syndical et celui de la société civile auront payé le coup avec l'arrestation des personnes le plus souvent innocentes et sans fondement juridique. Pour ce faire, les agents de services secrets auraient été mis à contribution afin de faciliter l'identification des soient distants instigateurs ou supconnes de pousser la foule à la révolte. C'est à la suite des dénonciations arbitraires que certains personnes ont été arrêtées et conduites à la maison centrale (sûreté urbaine de Conakry),dans des camps militaires, certains commissariats et gendarmeries. Grâce à des mouvements d'agitation des travailleurs de certains établissements pénitentiaires et la complicité de certains hommes en tenue, des détenus auraient réussi à s'évader des prisons pour se tailler d'autres chemins afin de sauver leur vie.
Ces cas d'évasions advenus le 1 et 5 juin 2001 entre le port autonome de Conakry et le camp samory toure lors du transport de certains détenus et celui de 25 février 2008. Selon notre source, ces cas avaient provoqué des remi-remous au sein de l'administration penitentionaire, quelques cas illustratifs cites par notre source concerne:Ousmane Barry, Mamadou Sow, Boubacar Bah, Saliou Diallo, Kenda Sow,et autres...,tous de Mamou lors des élections communales du 25juin 2000, Mamadou Diallo de koloma, Ibrahima Bah de Bambeto, Abdourahmane Bah, Mamadou yacine Balde, Mamadou Alpha Barry, Ibrahima Sow et autres tous de CONAKRY au moment des faits en 2008.
Des peurs de subir des atrocités ( peut être la mort ) de l'autorité ,ces personnes auraient tout simplement choisi de vivre hors des frontières de leur pays.
Malgré le changement de régime survenu le 23 décembre 2008 avec la prise du pouvoir par une junte militaire à la mort du général Lansana Conte, des proches parents de ces exilés nous ont confiés qu'il pourrait y avoir des risques non négligeables quant à leur retour dans le pays. La situation aujourd'hui en Guinée est devenue plus inquiétante qu'avant avec l'insécurité galopante et surtout l'impunité au niveau des forces de l'ordre.
Eu égard à cette situation on ne peut plus inquiétante pour ces pauvres familles des victimes, il reviendra aux autorités après cette transition, surtout au gouvernement qui sera installe à l'issu de l'élection présidentielle du 07 novembre prochain de tout mettre en oeuvre afin de réhabiliter cette catégorie de guinéens dans leurs droits de vivre en paix dans leur pays
.Pour y parvenir, le retour a l'ordre constitutionnel et à un Etat de droit avec le respect strict des règles et lois relatives aux droits de l'homme et aux valeurs humaines s'avèrent nécessaires.
<< la répression arbitraire des manifestants de juin 2000 à Mamou avait fait 4 morts ,plusieurs blessés et des centaines d'arrestation, Le mouvement de janvier-février 2007 aurait fait près de 120 morts, des milliers des blessés et de centaines d'arrestations, lors des massacres du 28 septembre 2009 plus de 158 morts, plus de 1300 blessés et sans parler des disparus.>>.
Pour finir, les guinéens et les différentes ONG de défense de droits de l'Homme sont tous d’accord que sans la justice nous ne pourrons arrêter cette impunité et c'est l'une des causes de cette barbarie. C'est pourquoi ce pays a besoin des instutitions très fortes(parlement, cours suprême, ....) pour bâtir une vraie démocratie ou les droits des citoyens seront respectés.
Alseny Badara Sylla
Matam / Conakry
VOS COMMENTAIRES | |
| diallo | 07/11/2010 19:05:44 |
| Bonsoir Alhassane je te donne raison de ce que tu a dit aucun bureau de vote na ete annule et au aucun frode na ete signale sauf en espagne les malinkes qui ont bokote les votes nous avons la victoir s'il veulle ils cas faire se qu'il veulle nous onvas gagner merci | |