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Côte d'Ivoire: la frivolité de la communauté internationale précipite le pays à la reprise de la guerre2010-12-17 10:24:17 Le fait que l’élection présidentielle guinéenne et la proclamation des résultats ont justement précédé celle de la Côte d’Ivoire a catalysé la crise actuelle dans ce pays. En fermant les yeux sur les violences génocidaires intelligemment orchestrées par un des camps contre l’ethnie de l’adversaire, en fermant les yeux sur les fraudes massives, le vol des ordinateurs et autres matériels de la Ceni, la fabrication de fichiers électoraux par le RPG et l’organisation des fraudes et la centralisation des résultats autres que ceux des PV des bureaux de vote au niveau de la Ceni (résultats falsifiés et transmis par le MATAP sous l’ordre de Jean Marie Doré) et en obligeant Cellou Dalein Diallo à se soumettre au verdict de la cour suprême qui est la dernière instance, la communauté internationale a inspiré le camp Bagbo en Côte d’Ivoire. La dernière instance est bien la cour suprême ou constitutionnelle. Pourquoi cela doit être autrement selon que cette communauté internationale parle de la Guinée ou de la Côte d’Ivoire ? Si on avait exigé la vérité et la justice en Guinée, le pouvoir ivoirien aurait hésité d’imiter ce qui s’est passé en Guinée. On assiste à l'arrivée massive de refugiés ivoiriens en Guinée. Or, ce pays lui-même risque de prendre feu avec les fascistes malinkés qui arrivent au pouvoir, par la fraude et la force. Qui ne connaissait pas les risques de massacres et de viols à nouveau contre les populations civiles en Guinée ? Qu’a-t-elle fait pour l’éviter ? Soyons d’accord qu’il n’y a pas encore la guerre en Guinée parce que simplement les Peuls qui sont victimes en ce moment ne se défendent pas. Sinon, comme au Rouanda et au Congo, la guerre allait éclater en Guinée et les blancs viendront pour évacuer leurs ressortissants. Quand il y aura suffisamment de morts et que le camp qu’ils ne veulent pas est en passe de remporter, ils se rappelleront qu’ils ont un devoir historique et social à remplir pour s’interposer comme ce fut le cas en Somalie. Nulle part en Afrique cette communauté internationale n’a pu résoudre les problèmes et soulager les populations civiles. Sa présence ne fait qu’empêcher les victimes de se défendre. Les bourreaux, eux étant au pouvoir, peuvent continuer d’intimider, faire fuir du territoire et tuer l’adversaire à petit feu. Au bout de quelques années, l’objectif que l’on pouvait atteindre avec une agression massive de quelques semaines, est atteint. La communauté internationale, avec sa double morale, doit faire attention. Elle a perdu sa crédibilité en Afrique de l'Ouest et si elle tente de forcer la situation pour imposer militairement son candidat en Cote d'Ivoire, elle risque de précipiter toute la sous-région dans le chaos. Il est à regretter que sur tout le continent africain, ce sont surtout les pays liés à la France qui n’arrivent jamais à s’en sortir ni démocratiquement ni économiquement ! La France ne semble pas vouloir laisser des forces compétentes et patriotiques arriver aux commandes dans ses anciennes colonnies. Quant à la question des sanctions de l'UE, on a vu leurs limites sur les militaires guinéens et les collaborateurs du CNDD comme KPC et l'équipe de Sékouba. GUINEEPRESSE.INFO
L’état actuel de la situation en Côte d’Ivoire, fourni par AFP : Malgré l'échec de sa marche de jeudi, le camp d'Alassane entend repartir vendredi à l'assaut de la télévision d'Etat ivoirienne et du siège du gouvernement à Abidjan pour mettre à bas le régime de Laurent, au risque d'un nouveau bain de sang. Les pro-Ouattara ont maintenu leur appel à la mobilisation au moment où la Côte d'Ivoire, en proie à une quasi-guerre civile après le putsch manqué de 2002, était encore une fois au bord du précipice. Abidjan a été jeudi le théâtre de scènes de guerre et dans l'intérieur du pays une reprise du conflit menaçait entre l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) - qui tient le nord depuis huit ans - et les forces fidèles à Gbagbo. Dans la capitale économique, les partisans de Ouattara, qui comme Gbagbo revendique la présidence après l'élection controversée du 28 novembre, sont descendus par milliers dans les rues en direction de la radio-télévision RTI. Mais les forces de sécurité loyales au président sortant les ont empêchés de rejoindre ce lieu stratégique, n'hésitant pas à tirer à balles réelles. De neuf à une trentaine de personnes, selon les bilans, ont été tuées et au moins 80 blessées. Retranché à l'hôtel du Golf, le gouvernement Ouattara n'a pu en sortir, les FN ne parvenant pas à lever un barrage des FDS à proximité malgré de violents échanges de tirs. Les ex-rebelles ont perdu deux éléments. Dans l'intérieur, la situation était aussi extrêmement tendue: les FN se sont affrontées aux FDS à Tiébissou (centre) mais ne sont pas parvenues à descendre sur la capitale politique Yamoussoukro. Semblant pour l'heure maître de la situation sur le terrain, Gbagbo restait cependant sous forte pression internationale. Il dispose d'un "temps limité" pour céder le pouvoir, a affirmé Washington, qui, comme la quasi-totalité de la communauté internationale, reconnaît Ouattara comme président. Quant au Conseil de sécurité de l'ONU, il a mis en garde les auteurs d'attaques contre des civils, soulignant qu'ils seront tenus responsables de leurs actes et "traduits en justice".
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