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Pourquoi Mouctar Diallo, les syndicalistes et autres représentants de l’opposition au gouvernement Doré ont-ils perdu la langue ?2010-12-29 20:25:16 Bien avant le premier tour, le PM Jean Marie Doré avait commencé à afficher sa partialité et à torpiller le travail de la Ceni en refusant de débloquer les fonds nécessaires à l’organisation de l’élection présidentielle en Guinée. Tout au début et un moment donné, Rabiyatou ou Mouctar Diallo s’agitaient un peu pour faire parler d’eux comme fidèles à l’esprit du changement pour lequel beaucoup ont donné leurs vies en Guinée. Pour fermer la bouche à tous, le fourbe Doré a trouvé la bonne formule: il promet à tous de recevoir un dernier traitement de 500 millions de FG et un domaine foncier à leur départ. De l’autre côté, des promesses ont été faites au CNT également dont tous les hommes influents ont reçu une offre d’aller à la Mecque avant le second tour, eux qui avaient veillé au bon déroulement du scrutin au premier tour. GuineePresse.info avait rendu ces informations publiques pendant qu’elles étaient en phase de projet à la Primature ou à la Présidence en invitant l’opposition à les dénoncer et à s’y opposer: comment un gouvernement qui se dit incapable de financer ses élections ou acheter du matériel électoral peut-il se permettre de se partager les caisses de l’Etat de la sorte ? Malheureusement, l’UFDG et ses alliés ont refusé de le faire. Le RPG s’est tu parce que c’est en accord avec Alpha Condé et pour sa victoire que tout se faisait. Conséquences:
Primes de départ : 500 millions, un terrain et un véhicule pour chaque ministre du Gouvernement Doré L’ancien locataire de la Primature, Jean Marie Doré, a accordé des bonus aux membres de son Gouvernement sortant, avant de rendre le tablier. Chaque ministre a eu droit à un chèque de 500 millions de francs, plus une parcelle assainie à Kagbelen dans la commune de Dubreka et un véhicule sorti d’usine. Sékouba Konaté aurait signé une ordonnance dans ce sens. Pour les 5OO millions, le chèque aurait tombé dans le compte bancaire des ministres partants en deux tranches égales. L’une, avant les élections et l’autre après. Si les parcelles aussi leur ont été attribuées, force est de dire que les véhicules ne l’ont pas été. Et pour cause ? Marché avait été conclu avec l’opérateur économique, Diouldé, qui est très proche de Sékouba Konaté, pour la livraison de ces véhicules. Mais l’Etat n’a pu donner que 30 % du montant et les 70 % restants promis pour début 2011. Or, comme l’Etat est souvent un mauvais payeur, Diouldé se rétracta à la dernière minute. Mais que fit- il ? Il livra 13 véhicules au compte du montant reçu et promit de filer le reste des engins dès qu’il aura le magot restant. Jean Marie Doré se trouva face à un problème : comment procéder au partage. Le problème fut posé au dernier conseil des ministres du 22 décembre 2010, le général Toto Camara de la sécurité et de la protection civile piqua une colère noire, puis promit de mettre Diouldé aux arrêts pour le faire revenir à de meilleurs sentiments. Mis au parfum de cette menace contre son protégé, Sékouba Konaté piqua à son tour une colère noire. Mais Toto et sa suite partirent présenter ses excuses. Au finish, Diouldé promit lui aussi de livrer tous les véhicules quand il aura perçu le total du montant. Car, le commerce, après tout, ce n’est pas la prison. Les mêmes mesures d’accompagnement, mais beaucoup moins importantes, ont été proposées pour les membres du CNDD et du CNT, mais Jean Marie Doré refusa de faciliter la réalisation de cette mesure, quand bien même Sékouba Konaté l’a approuvé.
On peut donner des terrains à des anciens ministres mais pas piller les caisses de l’Etat à des moments aussi difficiles. L’opposition ne devrait pas tolérer que les victimes soient abandonnées à elles-mêmes et que le gouvernement irresponsable se partage le budget de l’Etat. Nous parions que le nouveau gouvernement attendra de l’aide extérieure pour l’organisation des législatives. S’il n’y a pas d’opposition politique qui soit capable de jouer son rôle en Guinée, alors la créer devrait être la priorité pour tous les démocrates guinéens. Alpha Condé qui promet rendre à l’Etat ses biens n’allait pas accepter cette forfaiture qui est un enrichissement illicite sur le dos de l’Etat s’il était vraiment sérieux. A analyser ses nominations, on peut bien se rendre compte que le nouveau président est plus farfelu que Lansana Conté. Alpha est un équilibriste maladroit et sans expérience ! Tenez ! Il nomme Lounseny Fall premier des ministres et ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles. Il nomme Said Fofana premier ministre sensé être le chef du gouvernement. Il nomme Bah Ousmane ministre d’Etat chargé des travaux publics (c'est-à-dire l’équivalent de Cellou sous Conté) et Papa Koly Kourouma également ministre d’Etat chargé de l'Energie et de l'Environnement. Ainsi, à défaut de ne pas pouvoir satisfaire ses promesses de donner la Primature à Bah Ousmane et à Papa Koly, il les nomme ministres d’Etat et les soustrait ainsi de l’autorité du chef de gouvernement. Il y a donc deux chefs de gouvernement avec leurs équipes parallèles et qui interfèrent parfois: Lounseny Fall et Said Fofana. Une pagaille sans précèdent en Guinée ! Le plus intéressant dans tout ça, c’est le maintien du CNDD au pouvoir avec Alpha Condé qui nous a promis le changement ! Ainsi, on voit le maintien des responsables du CNDD comme les généraux Toto Camara, Korka Diallo et Mathurin Bangoura. Si l’Union africaine n’avait pas fait appel à Sékouba Konaté, il serait également dans l’équipe. Alpha Condé avait-il un pacte avec le CNDD pour le partage du pouvoir sans Dadis ? Ces élections ont été financées par le monde entier pour que les militaires guinéens se retirent définitivement de la gestion des affaires politiques. Le pays ne manque pas de cadres qualifiés. Pourquoi maintenir les militaires aux postes civiles ? Dans ses nominations, Alpha Condé se montre certes très reconnaissant envers ses soutiens et anciens amis mais est-ce la bonne politique pour quelqu’un qui veut redresser le pays, mettre fin au népotisme et au favoritisme ? Dans l’Etat actuel du pays, l’expérience et la compétence ou la qualité intellectuelle devraient constituer le principal critère de nomination au sommet de l’Etat.
GUINEEPRESSE.INFO
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