URL: http://www.guineepresse.info/index.php?aid=7298



Acte du Pouvoir central : Hal Pular Alsény Barry, foutez le camp !


2011-01-16 14:37:38

« Article 1er : ... le bail ... est et demeure annulé pour cause d’utilité public et non respect des clauses de bail amphétoritique, le domaine avicole de Djoumayah Préfecture de Dubréka conclu le 19 Mai 2008 entre le Gouvernement de la République de Guinée et la société avicole de Dubréka (source Kibarou) »

Voilà ce que les téléspectateurs guinéens qui avaient le courant hier, ont entendu ou vu à « radio télé condé », télé des cons, en verlan ou en langue à Sassine. Son propriétaire « démocratiquement élu », fidèle, a tenu  parole. Il n’y manquerait que l’accent de l’Autre. Comme promis, il vient cependant de reprendre la Guinée là où ce dernier l’avait laissée.

Mon premier : récompenser tous mes électeurs en les nommant tous membres du gouvernement ; nous sommes déjà  45, bientôt nous atteindrons le nombre égal aux inscrits des PV miraculeusement disparus dans l’entre-deux tours,

Mon second : faire déguerpir les occupants illégaux du domaine public ; cela vient de commencer et se traduit par : 

Mon troisième : nettoyer la maffia peule. Alsény Barry vient d’être déguerpi sans préavis, d’un domaine acheté à une société malaisienne, "Papiberas nasional Berhad", qui elle-même avait acquis ce domaine grâce à une convention avec la Guinée, le 25/07/1997, représentée, tenez-vous bien, par MM. Ibrahima Kassory Fofana (encore invisible dans l’Arc-en-ciel) et Jean-Paul Sarr, cela pour 70 ans. On ne sait ce qui a cloché par la suite entre la société malaisienne et la Guinée. Toujours est-il que la première a cédé sa part, "Sobergui agricole", au Flakè Alsény Barry qui signe un bail avec la Guinée le 20/04/05, pour être plus en conformité avec l’Etat dont les ministres vont et reviennent au rythme des comas au sommet.

Peu importe l’amphigouri juridique employé (le décret parle de bail amphétoritique !), derrière tout acte public signé avec un citoyen riche ou même pauvre, on trouvera toujours un haut commis de l’Etat, ce qui est courant dans la grande magouille appelée marchés publics de l’Etat, où tout est mélangé, pour parler comme le défunt grabataire (paix à son âme) : marché de gré à gré, contrats publics à caractère privé (visant un usage à caractère privatif), contrats privés à caractère public (visant un service à caractère public). Dans tous les cas, dans un Etat de droit, aucun de ces contrats ne peut être annulé d’un trait de plume, serait-il présidentiel. Même en cas d’utilité ou de nécessité du service public, de danger, de calamité, de guerre, il y a un minimum de règles dont la puissance publique doit user. Même en cas d’expropriation d’un occupant sans titre, ce qui n’est pas le cas du Citoyen Alsény Barry, dont tous les titres sont en règle, il y a indemnisation juste et préalable de la part de l’Etat, qui doit justifier l’utilité ou la nécessité du service public. En cas d’occupation légale, l’Etat ne peut que racheter le cas échéant, mais pas exproprier comme vient de le faire le « président démocratiquement élu », professeur de droit de son état.

Le Flakè est sommé de nettoyer les lieux dans les heures à venir, c’est-à-dire faire enlever plus d’un millions de dollars US d’investissements : fermes (dont un poulailler), matériels divers. Pour faire plus vite, il est convoqué lundi 17 janvier le matin à la gendarmerie, pour déclarer... ses forfaits.

Mon quatrième : préparez-vous Alpha, attention à l’orthographe, donc Alfa Amadou, Super Bobo, alias Bobo Loppi, « mi loppitâki », je fais ce que je veux ! Le premier ira chercher de nouveaux diamants ou d’autres cigarettes au Libéria et en Sierra Léone, comme les Konias y étaient retournés quand ils ont eu marre du rançonnage de la flicaille corrompue de Guinée. Juste avant la suspension de cette dernière par « Coplan », super ministre qu’on n’a pas pu voir au Stade Boiro du 28 Septembre. Il s’était arrangé pour traînailler du Côté du Golf persique, empêchant l’affluence populaire au Stade de l’holocauste des moutons. Plus humaniste, tu meurs. Alors que Tiégboro, autre hyper ministre aux mains rouges, attend son nouveau mentor pour aller au TPI.

J’avais dit changement.

Eh bien il est bien  parti, avec la caravane du changement. Marchands  de casse, « occasion Bruxelles » de Mafanco, « sortis de port » de Matoto d’une part, maffia peule d’autre part, changez de place ! Les premiers seront les derniers, les derniers seront les premiers. C’est dans les saintes écritures.

Je reviendrai sur ce hors-d’œuvre juridique commis par un docteur en droit, dès que nos juristes me viendront au secours (M. Gandhi vous êtes là ?). En attendant, il faut s’armer pour raccourcir la tête de l’Etat. Oh non pas à coups de hache ou de « toumbacine ». Dieu maudit le « taklid », l’imitation servile. Il faut empêcher cet homme de gouverner, le plus tôt sera le mieux. Ce ne sera pas difficile. Il se trouve à un croisement. Il semble hésiter entre aller au TPI ou se rendre à Sainte-Anne. C’est un hôpital, à Paris. Alpha a pété les plombs. Il y a trois ans, j’ai dit à Malick, paix à son âme, « Grand doit prendre un temps de repos, il me semble très, très fatigué ».

Anecdote.

Un jour Aïcha Bah et Vagini, déformation volontiers grimaçante et limite, de Sassine, du nom d’une honorable représentante de l’UNICEF en Guinée, ces dames nous avaient invités, Sassine, un certain nombre d’écrivains, de journalistes et moi, à visiter le Fouta. C’était avant « la guerre de Sécession » datant des « coyahyé ! »,  « malentendus » depuis Kouroussa-Kankan-Siguiri. Un convoi pour voir sur place l’état de scolarisation de la jeune fille, pas encore violée. Nous pénétrâmes le Tupolev made in PDG, par la soute ! Les sièges avaient été achetés au marché de Madina. L’avion fumait-il déjà ? C’était le système de climatisation. On n’y voyait déjà plus rien. Le pilote lui seul savait où on allait. Après une demi-heure de charivari roulant, je m’inquiétai auprès de Sassine mon voisin.

« Mais on va où ?

A Labé, par la route, mon cher ».

Alpha s’achemine ou au TPI ou à l’Hôpital Sainte-Anne, à pied.

Il lui faut avant, une camisole de force : vite les législatives. 

Il faut l’accompagner, en allant massivement aux législatives, qu’on soit Tana quelque chose ou Niankoye, sans oublier aucun Guinéen de Djakarta. Il faut arrêter ce train d’enfer dont la tête est déjà à Kourémalé alors que sa queue  est toujours en gare, avec son machiniste, un certain Briqui Momo.

Il faut le raccourcir dis-je, ce long serpent avant qu’il ne répande son venin et gâte la nation, je répète en y insistant, rien qu'avec de  tout petits bouts de papiers appelés bulletins de vote, pour l’étouffer ce boa constricteur.

A moins que redevenu réaliste comme un certain Ben Ali... On peut toujours rêver.

Wa Salam,



Saïdou Nour Bokoum


 

6 commentaire(s) || Écrire un commentaire

Revenir en haut de la page


VOS COMMENTAIRES

M Barry16/01/2011 16:47:36
Bonjour Frere Bokoum
Je suis impressionne par la profondeur de vos analyse et votre maitrise extraordinaire de la langue francaise. Malheureusement, vos ecrits donnent l'impression d'etre destines aux academiciens. Vos articles auraient eu un apport plus important (en informant et eduquant)s'ils etaient ecrits de maniere moins sophistiquee et moins imagee. Revoyez mes suggestions svp
SADIO BARRY16/01/2011 17:51:52
Merci grand Bokoum de dire les choses comme elles sont! On ne peut combattre l'injustice et avoir la paix sans avoir le courage de dire la vérité.
kaba Diallo de l'egypte16/01/2011 21:58:33
Chers frères et sœurs salut:
Aujourd'hui tout le monde Presque c'est gète aux commerçants de guinée.
Mais avant d'aller trop loin il faut bien réfléchir, dans la matière de l'économie et l'investissement; les intellectuels sont les plus informé dans ce domaine, mais de Mamou à Dinguiraye passant par Labé et allant ver Koundara et passant par Telemilé, peut-on voir une réalisation de nos grands cadres du Fouta qui est considérable devant les œuvres de nos commerçants?
Que ce qu'on attend de ces grand commerçants et que le gouvernement est incapable de nous donné?
Savons nous combien des milliards on les demande quant ils proposent de construire une usine par?
Exemple: Le cas de Guelguedji Barry et Beya Diallo pour la conserverie de Mamou
Parmi les belles maisons construites au Fouta, combien de % donnerez-vous aux cadres du Fouta?
Exemple: Les belles maisons de: Ndiaré et Bhouriya à poredaka, Dalaba centre, Bourouwal Tappe à Pita et etc.……
A Conakry, qui sont les plus recevant de leurs proches, les commerçants ou les intellos?
Alors chers frères soyons logique.
Mais si on décide d'aller travailler au Fouta ensemble sa sera une bonne chose.
NB: Le gouvernement est mieux place pour satisfaire notre besoin plus que les commerçants.
Merci
mohamed cherif barry17/01/2011 03:37:42
honte a toi president alpha toi tu peux te permettre d traite quelqu'un d voleur ou d criminel tes le plus grand voleur que la guinee n a jamais connu te permettre d accuse les honnetes operateurs comme sa sans raison shame on you men mais ce n est ps d ta faute mais celle de UFDG les gars qu est ce que les operateurs n ont pas fait pour vous alors reflechissez bien et ne laisse pas cette histoire se passe ainsi si non sa seras vous sur sa prochaine liste et la vous vous en morderez les doigts g vous le promet
kaba amadou17/01/2011 04:41:36
monsieur bokoum vous êtes un bon écrivain, voir même un bon cadre,
mais j'ose croire à cela car vous avez invitez une communauté à réclamer leur indépendance au sein d'une nation voir même dessiner la carte de ce pays je ne sais........ allpullar
franchement si vous garder pieds sur terre vous pourrai l'être, mais si vous êtes partie prenante je vous voit très très mal dans la vie
Saïdou Nour Bokoum17/01/2011 18:50:38
A M. Barry et à tous ceux qui regrettent que les commerçants peuls n’aient pas plutôt investi au Fouta, je dis que j’ai moi-même construit ma petite case en béton à Dinguiraye avant d’en faire une autre à Conakry, sur une parcelle dont l’Etat guinéen a « vendu » les 2/3 à des « intouchables ». Rien n’empêche qu’un acte central du type de celui qui vient de déposséder M. Alséni Barry, ne vienne me déloger à Dinguiraye. J’étais à Conakry quand très simplement Super Bobo et Alpha..Alfa Amadou expliquaient très simplement, le premier, pourquoi il vendait son bifteck qui est sans os plus cher que le kilo d’abats qui pèse 600gr ailleurs ; le second, pourquoi il était hasardeux, voire impossible de monter une usine en Guinée, que ce soit à Kankan ou à Dalaba. On ne peut pas acheter 200 salopards pour construire une usine où il n’y a pas d’électricité. Demandez donc aux Libanais d’où vient « Tôle c’est pas Tôle ? ». D’Abidjan. Pourquoi les Canadiens de la Sogel ont rendu le tablier et même les clés de leur chancellerie. Et ces Malaisiens, pourquoi ont-ils cédé une partie de leur part à Alséni Barry ? Pourquoi sont-ils partis de la téléphonie ? Il y a combien d’opérateurs en ce domaine en Guinée ? Comment se porte ce moyen de communication avec cette demi-douzaine d’opérateurs ? Comment s’est terminé le feuilleton Cellou/Sultan ? Par le limogeage du premier par Fodé Bangoura quand le Général Conté ne pouvait plus tenir un stylo.. Et où se trouve Fodé Bangoura ? Avec le décret d’avant-hier, les Peuls feraient mieux d’aller investir en Tunisie.. Vous croyez que je veux défendre le Hal pular Alséni Barry seulement parce qu'il est ?! Alpha a dit de façon on ne peut plus nette qu’il veut récupérer le domaine public. Parfait. Qu’il le fasse dans les règles. Non dans un décret qui fait honte au doctorat, pas seulement à cause du massacre de Molière, mais parce qu’il confirme un propos clairement dit : « je veux démanteler la maffia peule ». Et son premier acte vise un commerçant peul. Un acte illégal, dictatorial et « intuiti personae », donc fasciste. Vérifiez vos universaux. Je répète : fasciste. Il aurait pu consulter son neveu Christian Sow, bon avocat, nouveau ministre. Je doute qu’il l’ait fait. Ou s’il l’a fait pour la forme, c’est pour marteler aussitôt après, « Tu ne connais pas les Guinéens, il faut frapper fort et..d’ailleurs la contradiction principale aujourd’hui.. » La vulgate marxiste. Ou alors demander l’avis de son tout nouvel agent judiciaire de l’Etat, membre du pôle d’avocats de.. Mamadou Sylla. Maître Sow. Encore un Sow, il y en a quatre dans son entourage ! J’en connais trois qui sont loin d’être des sots ! En tout cas maître Goureissy Sow n’en est pas un, mais têtu comme un Toucouleur, ni maître Christian Sow. Ni l’ex ministre de la santé, un autre Sow, proche d’Alpha. Non, il n’a pas consulté ses propres juristes. Il n’a dû consulter que son grigriman, qui se trouve être son garde du corps. Geste impulsif, comme quand il va à pied à Ignace Deen pour confirmer à l’autre qu’il la virait pour cause de contradiction avec les grigrimans qui étaient venus « sauver » les « empoisonnés ». Mais cela n’est qu’une rumeur qu’on m’a rapportée ce matin depuis Conakry. A l’autre Barry : désolé, à mon âge je ne peux plus changer mon être, mon style. A suivre et Wa Salam.