2011-02-09 13:57:59
La corruption des hommes d'Etat français par des dictateurs africains est un phénomène qui fait terriblement souffrir les populations africaines. En effet, on parle souvent de financement des partis politiques français par des dictateurs africains. Ce qui peut expliquer le fait que quelque soit le parti au pouvoir en France, la politique de ce pays reste fidèle à ses amis dicteurs comme ceux du Togo, du Gabon, du Burkina Fasso, du Tchad etc. La France ne se gène même pas que ses anciennes colonies soient les pays qui trainent dans tous les domaines sur le continent africain.
Dans une information publiée aujourd'hui par AFP, il est question des ministres français qui se sont faits prendre en charge par des dictateurs africains comme l'égyptien Hosni Moubarak et le tunisien Zine El-Abidine Ben Ali (Lire l'article en bas). Les français trouvent cela scandaleux aujourd'hui et le dénoncent justement parce que les dictateurs concernés ont perdu le pouvoir. On ne parle pas de ceux qui sont encore en exercice. Quelle morale !
Nous savons par exemple que Bernard Kouchner est entrain de vivre en Guinée depuis que l'homme qu'il a aidé à accéder au pouvoir est investi président. Kouchner y vit-il au frais de l'Etat guinéen ou bien de sa retraite française ? Il serait scandaleux, immoral et même criminel que Bernard Kouchner se fasse prendre en charge par l'Etat guinéen qui a besoin d'aide même pour financer ses élections !
Nous voulons savoir, les salaires de combien de fonctionnaires hiérarchie A, Bernard Kouchner coûterait à l'Etat guinéen par mois ?
S'il n'est pas normal que des ministres français payent leurs vacances des fonds de l'Etat français, alors c'est criminel de leur part de le faire sur le dos des pauvres Etat africains. Et tant que cela restera possible, la dictature aura encore longue vie en Afrique.
Le 31 décembre 2010, l'ex-Président français a affirmé sur une chaine de TV qu'une grande partie de ce que les Français ont dans leur porte-monnaie vient de l'exploitation, depuis des siècles, de l'Afrique. Il dira alors que ce ne serait pas de la générosité mais du bon sens et de la justice que la France rende ce bien fait à l'Afrique (Voir la vidéo).
Nous pensons que voter une loi pour interdire aux hommes politiques français en service comme à la retraite de prendre de l'argent ou toute forme de service ou de bien matériel d'un gouvernement ou dirigeant africain serait une aide suffisante de la France aux pauvres africains.
GUINEEPRESSE.INFO
Publié par AFP
France: scandale des vacances payées, Sarkozy en première ligne
Le président français Nicolas Sarkozy a rappelé à l'ordre ses ministres mercredi pour tenter de calmer la polémique sur les vacances du Premier ministre aux frais du président égyptien Hosni Moubarak qui provoque les violentes attaques de l'opposition.
"Spectacle navrant", "image écornée", "autorité de l'Etat mise à mal": la gauche se déchaînait après la mise en cause de François Fillon, l'austère Premier ministre présenté par la droite comme l'image de l'intégrité, dans ce qui est en train de devenir un scandale de morale publique.
Au point que le chef de l'Etat, à la veille de s'adresser aux Français jeudi à la télévision, a déjà rappelé à l'ordre ses ministres réunis en conseil en leur demandant de "privilégier" la France pour leurs vacances et de faire valider au plus haut niveau leurs séjours à l'étranger.
La nouvelle, révélée mardi par l'hebdomadaire le Canard Enchaîné, a fait l'effet d'une bombe: François Fillon a passé ses vacances de fin d'années aux frais de l'autoritaire président égyptien Hosni Moubarak, dont des centaines de milliers de personnes réclament jour après jour le départ.
Il a lui-même reconnu avoir été "invité" par le régime égyptien et avoir profité sur place de l'hébergement, d'un avion pour un trajet Assouan-Abou Simbel et d'un bateau pour une sortie sur le Nil.
Avant lui, sa ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, avait déjà été épinglée pour avoir utilisé à deux reprises pendant ses vacances de Noël, l'avion privé d'un riche ami du non moins autoritaire président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, que la rue tunisienne a depuis poussé au départ.
Rien d'illégal dans tout cela. Mais une accumulation qui choque après d'autres scandales de conflit d'intérêt ou d'usage abusif des deniers publics ayant touché ces derniers mois des ministres du président qui avait promis lors de sa campagne en 2007 une "République irréprochable".
L'opposition s'insurge que des ministres puissent ne pas payer les dépenses d'activités privées en dénonçant une "confusion des genres". Et critique la "proximité" de gouvernants français avec des dirigeants qualifiés de "dictateurs" par les organisations de défense des droits de l'homme.
"Aujourd'hui, le délitement de l'esprit public est au sommet de l'Etat", a estimé sur la radio RTL le chef de file des députés socialistes Jean-Marc Ayrault. L'image de la France est "singulièrement écornée", a déclaré le chef centriste François Bayrou.
L'opposition dénonce enfin un fossé entre les dirigeants et les Français appelés à se serrer à la ceinture et à travailler plus longtemps en raison de la crise.
"Les gouvernants se fréquentent (...) comme les membres dune confrérie suprême qui finit par mépriser les critères éthiques du commun des mortels et se soucie comme dune guigne de l'ennuyeuse question des droits de l'homme", écrit le quotidien de gauche Libération.
L'écart "entre la façon de vivre des politiques et la réalité des Français" est "insupportable", s'est ému le patron de la CFDT, un des deux grands syndicats de France, François Chérèque, après un automne marqué par des semaines de manifestations contre la réforme de la retraite.
La droite a, elle, serré les rangs autour de son Premier ministre. Le secrétaire général du parti au pouvoir UMP, Jean-François Copé, a fait part de son "indignation". La ministre des Sports, Chantal Jouanno, a déploré une "politique de caniveau".
Mais apparemment conscient que cette nouvelle affaire risque encore de le plomber dans les sondages le président, attaqué au début de son mandat pour son goût du luxe, a dû mettre les points sur les i.
"Ce n'est (...) qu'en étant irréprochables que les personnes qui exercent de hautes responsabilités renforceront la confiance des citoyens dans les institutions de l'Etat. Cette confiance est indispensable", a-t-il dit à un moins d'un an et demi de la présidentielle.

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