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La farce de l’audit ou l’art d’organiser la rançon des gérants d’entreprises et des opérateurs économiques


2011-03-04 14:42:16

Alpha Condé promet une rupture avec les pratiques du passé. Mais jusqu’à présent il suit trace par trace les faits et gestes du CNDD. Dans les média son Ministre chargé de l’audit et du contrôle financier de l’Etat convoque ce qu’il appelle les débiteurs de l’Etat qu’il somme de payer des sommes d’agent sans nous dire comment il a fait pour trouver les sommes indiquées.

Mais avant de revenir sur sa farce d’audit, il est légitime de se demander si l’audit en question ne vise pas plus à renflouer les poches et comptes des dirigeants actuels qu’ils ne font la lumière sur la gestion des entreprises nationales ou privées ayant bénéficié de contrats étatiques.

Quels et où sont les biens de Alpha Condé ?

L’article 36 de la Constitution dispose qu’après la cérémonie d’investiture ainsi qu’à la fin de son mandat, le Président remet solennellement au Président de la Cour Constitutionnelle la déclaration écrite sur l’honneur de ses biens. Cette obligation pèse aussi sur les Ministres et responsables des institutions et au Gouverneur de la Banque centrale. Si certains Ministres se sont acquittés de cette obligation, on n’a aucune information d’Alpha le faisant et pas de publication au JO ce que la presse se serait empressée de relayer.

Alors Mister Condé, montrez nous que vous avez les mains vraiment propres.

Un audit à la méthodologie douteuse

L’audit a pour objectif d’analyser le fonctionnement d’une unité donnée. Il est mené suivant une méthodologie bien précise et qui est déclinée par l’auditeur qui le mène. Par exemple l’entretien avec l’ensemble des acteurs, l’examen de documents etc. Il existe un audit interne et un audit externe mais l’indépendance de l’auditeur reste une des caractéristiques de l’audit. A titre d’exemple la KPMG International qui a longtemps audité la Banque centrale de Guinée, au début de chaque document de restitution prend toujours le soin de dire « un audit implique la mise en œuvre de procédures en vue de recueillir des éléments probants concernant les montants et les informations fournis dans les états financiers ».

En République de Guinée, Alpha Condé nous montre tous les jours son incompétence en matière de gestion de l’Etat. Son ministre du Contrôle économique et de l’audit Aboubacar Sidiki Koulibaly a réussi le super exploit de réaliser un audit qui contrôle des pans entiers de l’Economie nationale sur plus de dix ans en un temps record de moins d’un mois et sans aucune méthodologie connue de l’audit.

Tenez ce ministre qui fait partie des dernières nominations a été nommé à la mi décembre. Et le 7 février 2011, son guide suprême Alpha Condé a émis un décret portant création et attribution d’un comité d’audit. Comme à son habitude, le professeur s’embrouillant dans le même décret finit par remplacer le mot comité d’audit par commission. Chose étrange, le décret dit que commission reste sous l’autorité directe du Président de la République, indépendante de la chaîne hiérarchique de l’administration. Ce comité complètement dépendant de Alpha Condé, donc qui ne répond pas au critère d’indépendance de l’auditeur a, selon le même décret pour mission de conduire les audits comptables et financiers procéduraux ou contre organisationnels indépendants proposés par le Président de la République. Comprenne qui pourra ce décret.

Aboubacar Koulibaly déclarait le 19 février 2011 que sa mission est de contrôler et d’évaluer des politiques publiques économiques et financières de l’Etat et qu’il s’appuie sur des structures dont, entre autres, une direction générale du contrôle économique et financier, une direction générale des Audits. Reste à savoir si cette direction générale  des audits et différente du comité d’audit d’Alpha Condé. C’est à ce demander comment ils font pour se retrouver dans ce capharnaüm institutionnel.

En principe la qualité du résultat final d’un audit dépend de la pertinence de la documentation ainsi que l’exactitude des données statistiques recueillies. Cela  est déjà fort complexe dans un pays développé, quelle pourra être cette qualité pour un pays sous développé comme la Guinée qui se trouve dans les pelotons de queue des PMA qui maîtrise peu voire pas l’outil statistique de base et ne dispose pas d’outils de pilotage sérieux de politique publique. 

Malgré ce handicap, dès le 15 février, le super ministre chargé de l’audit, ex « conseiller principal » de trois anciens PM, François Lonceny Fall, M. Cellou Dalein Diallo, M. Lansana Kouyaté avait fini sa mission d’audit. Si avec ça il ne rentre pas dans le livre Guinness des Records ! Il a ainsi réussi l’exploit d’auditer les secteurs clefs de l’économie en un temps record, moins d’un mois.

Une liste très sélective des prétendus débiteurs de l’Etat.

Lors de sa conférence de presse du 19 février, Aboubacar Koulibaly explique que « des créances existent sur des opérateurs économiques qui ont des relations commerciales avec l’Etat qui n’ont jamais été régularisées sur plusieurs exercices budgétaires. Des créances fiscales aussi existent, ainsi que les missions d’audits qui ont été réalisées pendant plusieurs années sur des exercices différents pour lesquelles aucune suite n’a été donnée ». Si on s’en tient à cette déclaration on commence à douter qu’il ait réellement lui-même conduit ou mené l’audit dont il nous a livré les résultats.

Il parle de missions d’audits sur plusieurs années. Mais lesquelles ? Celle menée en 2009 par un certain général de brigade, ministre de la défense nationale Sekouba Konaté, 2ème vice président du CNDD alors Président du comité d’audit ?

Nonobstant le fait que Sekouba Konaté n’a aucune compétence en matière d’audit, la liste des supposés débiteurs cités par le CNDD et  comparée à celle de ce nouveau ministre d’audit laisse perplexe. 

La liste des « débiteurs » du CNDD comprenait une vingtaine de personnes. Celle du ministre d’audit d’Alpha Condé est aussi pléthore que son gouvernement de plus de quarante membres. Sans citer tous les noms de la liste, voyons les dix premières personnes physiques citées par le comité d’audit de Sékouba Konaté en janvier 2009 à peine un mois après leur putsch.

1-) Le Directeur Général d’EDG : montant de la créance 10 millions de dollars US au titre de la convention BNP-Paribas. Ici la personne n’est pas nommée.

 2-) M. Alsény Barry, PDG SAFRICOM et Mamadou Kourouma, PDG Hamana, montant de la créance : 14 millions 700 milles dollars US au titre de la convention de crédit BNP-Paribas. Ici se retrouvent trois noms.

 3-) M. El Hadj Mamadou Sylla, PDG FUTURELEC : montant de la créance 22 millions de dollars au titre de la surfacturation aux dépenses de l’Etat et 16 milliards de francs guinéens au titre de bons de caisse du trésor.

 4-) SUPER BOBO, Alseny Barry, Sylla Mariador, Mamadou Sylla, Guelguedji Barry, Alpha Amadou Diallo, PDG SCF : montant de la créance 17 milliards de francs guinéens au titre de la liquidation de la BIAG.

 5-) Baidy Aribot, ex-ministre de la Jeunesse et des Sports : montant de la créance, 70 milliards de francs guinéens au titre de la CAN 2008 à Accra. (a disparu de la liste)

 6-) Ousmane Doré, ex-ministre de l’Economie et des Finances et président du Comité d’organisation du cinquantenaire : montant de la créance, 25 milliards de francs guinéens au titre du budget du cinquantenaire.

 7-) Direction Générale de la CBK (Compagnie des bauxites de Kindia), montant de la créance, 16 milliards de francs guinéens au titre dur redressement fiscal.

8-) Direction générale de l’ACG (Company Alumina Guinea) : montant de la créance, 67 milliards de francs guinéens au titre du redressement fiscal. Pour le numéro 7 et 8, il n’y a pas de noms de personnes physiques.

 9-) Adinand Abou Khalil, DG Lonagui-PMU Guinée : montant de la créance, 4 milliards de francs guinéens au titre de redevance due à l’Etat.

 10-) El-Hadj Gallé Hann : montant de la créance, 1 milliards 700 millions de francs de l’Etat et de procéder à leur recouvrement, convoque les débiteurs de l’Etat dont les noms suivent : guinéens au titre de paiement des actions SGP.

Hormis la durée de réalisation de l’étude, on remarquera beaucoup de différences entre cette liste de Sékouba Konaté dévoilée le 20 janvier 2009 et les différentes listes du nouveau Ministre d’Alpha Condé. Nous n’allons pas examiner toutes les listes. Voyons la liste E qu’il a appelé les créances de l’Etat issues des missions d’audits..

1- Idrissa Thiam, Cheick Amadou Camara, Ibrahima Danzo, monsieur Haba et autres responsables d’ECOBANK sont solidairement débiteurs du montant de 6 millions 574 mille 32 USD. Trois noms et des responsables non identifiés.

2- Ousmane Conté, Etablissement Aga Seth et SAFRICOM, représentée par Naby Youssouf Camara, Ousmane Conté et Alsény Barry pour un montant de 47 milliards 570 millions 931 mille 525 GNF . Trois noms dont Alsény Barry. Il faut noter que le nom de Alsény Barry figure sur d’autres listes de ce Ministre. Son nom est cité comme débiteur de créances issues des opérations commerciales entre la BCRG et la Banque nationale Paris Bas pour un montant de 2 21 milliards 912 millions 737 mille ­960 GNF. Monsieur Alsény Barry fait déjà l’objet d’une volonté délibérée du pouvoir d’une expropriation déguisée et ce sans indemnisation. On constate que les sommes dues sous le CNDD et sous Alpha ne sont pas identiques et même pas dans la même monnaie. Si les auditeurs peuvent donner des explications rationnelles ? Sekouba avait il bâclé son travail ou bien le CNDD qui n’aimait vraiment pas Alsény Barry lui a consenti d’autres prêts à hyper court terme ?

  3- Futurelec, représentée par Elhadj Mamadou Sylla, PGD pour un montant de 39 milliards 55 millions 861 mille GNF.  

4-Société INTRACAM, représentée par Adam Kamara, PDG pour un montant de 7 milliards 798 millions 762 mille 804 GNF

5- Sayon Mara, coordinateur ‘’Projet-Coton’’, Amadou Oulen Kaba, DAF du Projet Coton, Arsène Kolié, sub-comptable du Projet Coton pour un montant total de 5 milliards 623 millions 935 mille 568 GNF

6- GUINOMAR, représentée par son directeur général pour un montant de 31 millions 440 mille 736 USD

 7-Société Alex Steward International Limited, Laye Kèïra, directeur général Fonds Minier, représentée par le directeur général de la société Alex Steward et Laye Kèra, directeur du Fonds Minier pour un montant de 750 mille USD



On observe que les débiteurs et le montant des dettes ont considérablement changé. Le pire dans ce travail bâclé, on ignore la date de souscription des dettes, existe-il des contrats de prêts, quels sont les échéances de remboursement, qu’est-ce qui a été remboursé, qu’est-ce qui ne l’a pas été ? Ceux qu’on considère comme débiteurs solidaires sont-ils liés par une caution ? Bref, cet audit d’Alpha Condé s’apparente plus à une loterie de sur qui on va faire peser des dettes de l’Etat.

L’audit de la Banque centrale montre l’incohérence totale de cet audit.

Le mystérieux labyrinthe de la BCRG

C’est le nid où les gouvernements puisent leurs ministres. Il est indéniable qu’il y règne une comptabilité étrange quand une Banque centrale ne sait pas entre son client et elle qui doit à qui. Exemple des 22 millions de Mamadou Sylla.

Ceci dit, chaque entreprise, chaque établissement financier est soumis à la règle de comptabilité annuelle. En plus du bilan comptable annuel, la BCRG est régulièrement soumise à un audit interne et à un audit externe. Les audits externes sont réalisés par de grands cabinets de consulting internationaux et dans le respect des normes internationales d’audit (ISA). Pendant plusieurs années jusqu’en 2009, les audits de la BCRG ont été menés par le cabinet  KPMG International. L’année dernière l’audit a été fait par un autre cabinet international, Grant-Thotnton Intetnational.  Son rapport est daté du 6 octobre 2010.

Ces audits ont toujours fait apparaître des anomalies de la BCRG. A titre d’exemple le dernier audit réalisé pour l’année 2009 indique que :

« Selon le\5de l'article36 des nouveaux statuts de la BCRG' « le coût total de la Banque Centrale versé à l’Etat ne doit pas excéder 50/o de la moyenne annuelle des recettes publiques des trois derniers exercices. De ce fait, il apparaît que l'endettement de l'Etat au 31 décembre 2009 estimé à 4 790 milliards de francs guinéens dépasse très largement la limite statutaire estimée à 135 milliards à la même date'….De même, selon le \4 de I'article 36 des statuts' la Banque centrale ne peut accorder des avances temporaires à l'Etat ne dépassant pas 92 jours calendaires sous réserve que les dettes soient accordées aux taux d,intérêts du marché en vigueur en République de Guinée ' rappelant que  ces dispositions statutaires ne sont pas respectées ».

Pour l’exercice 2006, le cabinet KPMG notait déjà dans son rapport du 28 août 2007 que « La Banque Centrale ne dispose pas d’une documentation démontrant le caractère recouvrable de créances détenues sur des personnes privées pour un montant s’élevant à 152,1 milliards de Francs guinéens au 31 décembre 2006».

Ce qui est très curieux avec l’audit de Monsieur Koulibaly est que quand il veut incriminer des responsables de la BCRG, il met complètement de côté les gouverneurs des dernières années. Il va loin dans le temps pour mettre en cause ceux qui étaient gouverneurs il y a une dizaine d’années. Il ne donne aucune explication sur le choix de ce voyage dans le temps au cœur de la BCRG.

Pourtant, les écritures de cette BCRG sont à l’origine de nombreuses fuites financières. Mais a-t-on cherché les responsables là où il le fallait ? Ce n’est pas sûr.

Ainsi en tout et pour tout comme responsables de la BCRG, il trouve :

Ibrahima Chérif Bah pour 10 millions USD

-Ibrahima Chérif Bah, Société Global Ressources, solidairement débiteurs de 6 milliards 50 millions GNF

 Alkaly Mohamed Daffé, Tamba Tiéndo Millimouno, également solidairement débiteurs du montant de 4 millions USD.

Pourquoi ces gouverneurs et pas les autres gouverneurs de la BCRG notamment les trois derniers ?

De la poudre aux yeux et la politique d’ôte toi que je m’y mette

En analysant la liste de l’auditeur Sekouba Konaté et celle du ministre d’Alpha Condé, on note que certains noms ont complètement disparu. C’est entre autres le cas de Baïdi Aribot qui a connu une fulgurante ascension au sein des institutions guinéennes pendant le règne du CNDD. Ces personnes ont-elles régularisé leur situation ou ont-elles prouvé qu’elles n’étaient pas débitrices de l’Etat ?

Encore une fois la méthodologie de l’audit de Koulibaly laisse vraiment à désirer car elle ne nous dit pas s’il a eu des entretiens avec celui qui était le Président du comité d’audit du CNDD, en l’occurrence Sekouba Konaté. Ce dernier et les membres de ce comité, d’ailleurs en violation de toute règle d’éthique, percevaient 10% de l’argent qu’ils ont recouvré en sommant ceux qu’ils appelaient les débiteurs de l’Etat. Sur les 5,3 millions de dollars que quatre anciens ministres des mines ont « avoué » avoir détourné, ils toucheront au titre de prime l’équivalent de plus de 500 000 (cinq cent mille dollars), sans parler des autres créances de l’Etat du temps du CNDD.

Il est en effet curieux que cet ex dirigeant de la transition guinéenne n’ait jamais été interrogé par ces nouveaux auditeurs. D’autant qu’en 5 Mai 2010 Jean Marie Doré nous informait que son équipe a hérité d'une dette intérieure colossale de plus de 4 000 milliards de FCFA, que la junte militaire a contractée au cours de ses 11 mois de gestion des affaires publiques. Que dit l’audit à propos de cette dette ?

La boulimie ou la voracité financière du CNDD est reconnue par celui qui se réclame aujourd’hui l’héritier de la révolution sékoutouréenne après s’être longtemps présenté aux Guinéens comme un opposant et une victime judiciaire de cette révolution. C’est ainsi que Alpha Condé a déclaré que les dirigeants de l’armée ont dépensé plus d’argent en deux ans qu’en 50 ans, depuis l’indépendance du pays en 1958, jusqu‘à la mort de Lansana Conté en 2008.

On ne parlera pas du fait que l’armée ne semble même pas en voie d’être auditée. Au contraire elle est la seule institution qui a reçu des promesses fermes d’augmentation de solde.

Pendant que des personnes risquent d’être rançonnées, Sekouba Konaté coule des jours heureux à Paris. Bien que possédant des biens immobiliers en région parisienne, il préfère séjourner dans un hôtel quatre étoiles dans un quartier chic de la capitale où la chambre coûte plus de 300 euros par jour.

L’autre personne importante que ces auditeurs n’ont pas interrogée est l’ancien Premier Ministre de 2007 à 2008 Lansana Kouyaté. Pourtant au titre des créances de l’Etat sur certaines personnes, le nouveau ministre de l’audit cite les créances issues des opérations commerciales réalisées entre la BCRG et la BNP Paris Bas en 2007. Lansana Kouyaté était alors premier ministre et avait défrayé la chronique avec son crédit revolving. En effet en avril 2007 l’ancien chef du gouvernement avait obtenu un crédit revolving de 20 millions d’euros auprès de BNP Paribas. Ce crédit qui devait permettre de réduire les délestages en électricité avait finalement été utilisé pour favoriser des importateurs de riz proches de Kouyaté. C’est à ce demander si le riz qu’a continué à distribuer Lansana Kouyaté entre son limogeage jusqu’à une période électorale très récente ne provient pas de ce crédit revolving.

Ce qui est révoltant voire insultant pour l’intelligence des Guinéens est que depuis le CNDD, les dirigeants ont la prétention de mettre fin à la corruption et d’assainir les finances publiques. Or il apparaît qu’ils sont aussi corrompus voire beaucoup plus gloutons.

Voyons les personnes que Alpha Condé a placées au cœur du système économique guinéen.

Monsieur Kerfala Yansané, Ministre de l’économie est au centre de scandales financiers. Ce Ministre, ancien gouverneur de la BCRG a accordé en 2010 plusieurs contrats de gré à gré dont un d’un montant de soixante onze milliards trois cent quarante huit millions neuf cent trente huit mille deux cent dix neuf francs guinéens (71.348.938.219 fg) accordés à LKG Consulting LTD appartenant à Lansana Keîta dit Gaucher, ambassadeur de la Guinée en Guinée Equatoriale.

Lounsény Nabé  qu’Alpha Condé a nommé comme nouveau gouverneur de la Banque centrale en 2009 avait reconnu le détournement de  plus 700 millions francs guinéens (754.742.000 FG). Il a reconnu les faits et il a même remboursé une partie de l’argent qu’il a détourné (200.000.000 FG). C’est lui que le professeur a nommé comme gouverneur de la BCRG.

Où est l'intégrité, où est l’éthique ? Sacré Alpha et sa conception du changement, mettre des loups dans la bergerie en leur demandant de punir des coyotes. Bon après tout, s’il y a des tueurs auteurs de crimes contre l’humanité, quelques corrompus qui luttent contre la corruption des autres doit bien cadrer avec son idée de changement.

En réalité Alpha Condé n’est animé que d’une seule chose, l’envi. Il détestait ASK et Conté parce qu’il les enviait, pas parce qu’il avait un idéal. Il voulait tout simplement être à leur place et se servir sans contrôle dans les caisses de l’Etat.

L’Affaire Mamadou Sylla ou le cirque de l’audit en Guinée

L’absence de méthodologie du nouveau ministre de l’audit, et la vénalité des personnes placées aux secteurs importants de l’économie guinéenne montrent que l’audit est devenu une arme politique destinée à jeter de la poudre aux yeux des Guinéens pour leur faire croire que la lutte contre la corruption est un souci réel des autorités. Il n’en est rien. C’est une farce et l’affaire Mamadou Sylla qui est à son énième épisode résume à elle seule le cirque de l’audit guinéen.

Tout est parti de bons de caisses de la BCRG qui faisaient apparaître un déficit de plus de 22 millions de dollars. Mamadou Sylla est accusé d’avoir indûment perçu ce montant. Un audit est organisé en août 2005. Le cabinet de Kerfalla Yansané conclut que la Holding Futurelec a soustrait la somme de 181 milliards de francs guinéens indûment perçue en diverses monnaies (53,1 milliards de francs guinéens, 26,7 millions de dollars et 4,9 millions d'euros). Ces conclusions ne plaisent pas à Lansana Conté et certains ministres. Le ministre à la présidence chargé du contrôle économique et financier, Kémo Charles Zogbélémou, le secrétaire général à la présidence Fodé Bangoura, le ministre des Finances Madikaba Camara, le  gouverneur de la BCRG Alkhaly Mohamed Daffé organisent une contre-expertise. A la fin de l’année 2005 le cabinet Ernst et Young conclut que c’est l’Etat guinéen qui doit la somme de 22 millions de dollars à Mamadou Sylla. Il paraît que « Le rapport d'audit de Yansané ne prend pas en compte les pertes de change consécutives aux dispositions de l'article 5 de la convention de restructuration du 25 octobre 2004. Des prestations de Futurelec ont été omises. [...] ». Il faut surtout souligner que Mamadou Sylla avait ostensiblement refusé de recevoir Yansané.

Il apparaît aussi que l’armée avait mis son grain de sel dans les méandres du labyrinthe de la gestion de la BCRG. En effet dans une correspondance adressée aux cabinets d’audit FFA Ernst Young et audit Guinée-PKF, le chef d’état major des armées, le général Kerfalla Camara affirmait que les montants réclamés par Mamadou Sylla et son équipe Futurelec correspondaient à des livraisons faites au compte de l’armée. Le général a écrit que c’est sur son instruction, ainsi que celle de Lansana Conté que les dépenses de 20 714 111 dollars et 14 167 256 904 FG qui correspondraient à des dépenses de défense et de souveraineté ont été faites. Que fait l’armée avec de telles sommes ? Il faut vraiment l’auditer pour le savoir.

Cette affaire restera en l’état jusqu’à la rupture d’alliance entre Mamadou Sylla et Fodé Bangoura plusieurs mois après, en pleine crise et d’émeute de riz juste après les premières manifestations des syndicats. Fodé Bangoura réclame à la Cogest, une filiale de Futurelec l’équivalent de 121 000 euros correspondant au reliquat d’un prêt qui lui avait été accordé. Les locaux de la Cogest sont  fermés par la police, son gérant arrêté.  Dans la foulée, le gouverneur de la Banque centrale réclame aussi le montant de 2 millions d’euros qu’il devait. Mais il répond que c’est l’Etat qui lui doit 6 millions de dollars.

La fin de cet épisode est que Mamadou Sylla est arrêté en septembre 2006. Sa libération en décembre et les décrets contradictoires sont à l’origine des révoltes de 2007.

Après l’avoir visé le CNDD le blanchit. Il est remis de nouveau sur la liste des débiteurs de l’Etat par son nouvel allié de l’Arc en ciel. Quel audit est le plausible dans tout cet imbroglio ?

Le pire c’est que  Aboubacar Sidiki Koulibaly s’érige en juge et somme ce qu’il a choisi comme débiteurs de payer ce qu’ils doivent à l’Etat et s’octroie le droit d’interdire à tout récalcitrant la participation aux marchés d’État, de limiter la liberté de mouvement des personnes concernées et de fermer éventuellement les entreprises en cause.

Et la Cour suprême dans tout ça

Ce nouveau ministre se prenant pour un juge et la multitude de structures qui s’occupent de l’audit « gouvernemental » ignorent sans doute qu’en attendant la création de la Cour des Comptes, la Cour suprême peut très bien assurer cette tâche. En effet cette Cour dispose d’une chambre des Comptes. L’article 35 de la loi organique portant attribution, organisation et fonctionnement de la Cour suprême dispose que la Chambre des Comptes se prononce sur les comptes des comptables publics et la gestion financière et comptable de tous les organismes bénéficiant du concours financier de l’Etat.

L’article 118 de cette loi prévoit que chaque année les comptables soumis au jugement de la Cour suprême, envoient leur compte de gestion accompagné de toutes les pièces justificatives au Ministère des Finances. Le Ministre transmet le dossier à la Cour suprême.

L’article 121 indique que  « dès que l’affaire est complètement instruite, la Chambre rend un arrêt définitif. Si le compte est reconnu régulier, la Chambre rend un arrêt de décharge à l’égard du Comptable demeuré en fonction ; à l’égard du Comptable sorti de fonction, elle rend un arrêt de quitus qui donne mainlevée de toutes les sûretés et garanties grevant les biens personnels du Comptable au profit du Trésor public. Si le compte est excédentaire, c’est-à-dire si le comptable dans ses écritures s’est reconnu à tort débiteur du Trésor, l’arrêt le déclare « en avance ». Si le compte est irrégulier par défaut, c’est-à-dire si les écritures du Comptable ne font pas état de tous les deniers qu’il a reçus ou aurait dû recevoir, ou s’il a payé à tort certaines dépenses, l’arrêt le déclare « en débet. Au vu de l’arrêt de débet le Ministre des Finances met en jeu la responsabilité du comptable et, le cas échéant, les garanties correspondantes ».

Suivant l’article 124 peuvent être considérés comme comptables de fait et comme tels déférés à la Cour Suprême par le Ministre des Finances, soit les fonctionnaires qui se sont immiscés dans les fonctions de Comptables publics, soit les particuliers qui ont agi comme comptables publics qui ont abusé de leurs fonctions.

En attendant l’instauration d’un véritable Etat de droit en Guinée et un assainissement des finances publiques, l’état de déliquescence du pays continue. Les actes posés par Alpha Condé contribuent largement à la déstructuration du pays et de son tissu social.

Hassatou Baldé


 

5 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

CONDE04/03/2011 23:18:07
vous etez des idios et anti democrat vous n'afiches jamais les analyse qui vons a l'encontre des vos parent peulhs c'est des cause de votre defaite et la liste des volleur de l'argent de l'etat n'est pas fini puisque dalein diallo a voler plus de deux million de dollar us a l'etat guineen cela vous fait mal et vous ne veut pas m'afiches et c'est bien vrais
makido samory toure wassalam nomanane
Alpha O BARRY05/03/2011 06:03:07
Magistrale encore une fois Hassatou. Guineepresse.info, revoyez l'orthographe avant de publier les cours magistraux de Dr. Hassatou Balde afin de conserver toute leur splendeur.
salomon05/03/2011 11:56:23
Respect grande soeur!!!
Et ne fait surtt pas attention au haineux raciste ki crient partt que la Guinée est une famille alors qui n'hesitent pas à trahir, berner, tricher et tuer leurs voisins pour etre à la mangeoire.
Diogo Diallo05/03/2011 19:58:15
Diarama fötta Hassatou Baldé.

CONDE tu nous sort quand les preuves du vol de Cellou Dalein? Relis bien le cours que Hassatou Baldé à fait ici.

Samory allaa mathioudhö poulö hay è göttö.
Alpha est coincé, mais vous ne pouvez pas le sauver car vous ne savez pas comment vous prendre.
Habib A. Diallo06/03/2011 17:28:11
Ce qui me plait chez Hassatou Balde, c’est la précision et la clarté de ce qu’elle écrit; Elle identifie les personnes par leurs noms, elle utilise des dates et les recoupent pour éviter la confusion, elle cite ses références… Après lecture, je me rends compte par exemple avec ce papier que la Guinée tourne en rond depuis l’indépendance. Les mêmes personnes, les mêmes groupes d’intérêt trouvent toujours les moyens de se retrouver au pouvoir et de le garder par les mêmes moyens. Combien de fois le cas Mamadou Sylla été cité dans ce pays et à la suite de combien d’audits, combien de gouvernements. Il n’y a aucune intension de tirer cette affaire au clair, ceux qui sont au pouvoir ou arrivent au pouvoir utilisent cette affaire pour des raisons de campagne. Depuis l’indépendance, les mêmes groupes ont détourné, tué et utilisent le chantage, les magouilles judiciaires, les meurtres politiques, le viol pour ne pas que la vérité soit dite et pour ne pas que les coupables soient punis pour effectivement arrêter ce qui a détruit le pays. Dadis avait beaucoup de chances de se départager de ces groupes parce que n’ayant pas d’antecedant et n’étant pas d’appartenance régionale ou ethnique avec ces groupes. Malheureusement, il n’a pas eu assez de connaissances et ils ont plutôt réussi à se servir de lui et le détruire. Alpha Condé s’est imposé au pouvoir en acceptant d’utiliser leurs moyens, il sera obligé d’utiliser leurs moyens pour se maintenir au pouvoir. Utiliser leurs moyens (meurtres, viols, détournements, déplacement de populations) oblige Alpha Condé – accusé des crimes politiques les plus récents - de ne pas juger les précédents crimes. Tout au plus, ce qu’il peut faire est de faire un jugement sélectif : choisir les Guinéens issus des groupes politiques les plus faibles et taire ceux qui viennent de son groupe. Dans ce dernier on peut citer par exemple Dr Ousmane Kaba, Lansana Kouyaté, Lounseny Nabé, les Malinkés qui ont scouatté les maisons du gouvernement a la SIG pendant des décennies. Aussi il y a les dizaines de milliers de Directeurs de Départements, de secrétaires généraux, de DAF, de Financiers, de préfets et sous Préfets, de militaires et policiers qui ont eu la prouesse de classer notre pays – avec ses immenses ressources naturelles – 156 sur 169 au classement l’Indice du développement Humain des Nations Unies en 2010. On se rend ici compte que nous nous retrouvons une fois de plus dans le « revolving door » de notre justice et que nous sommes très loin de nous en sortir.
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 16/11/18: La culture de violence d’Etat ne saurait prospérer en Guinée
 15/11/18: Les violences politiques sources d’instabilité en Guinée.
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Interviews
 31/10/16: Guinée : grande interview de Sadio Barry dans le journal Sanakou
 22/07/15: Interviews de Sadio Barry dans Echos de Guinée.
 14/06/15: Emissions du 7 au 11 juin 2015 avec Bashir Bah et Sadio Barry : les audio sont disponibles.
 25/01/15: L’artiste guinéen Elie Kamano dans le journal lefaso.net
 27/02/14: Entretien avec le jeune leader guinéen Mohamed Lamine Kaba, Président du parti FIDEL

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Dossiers
 21/06/16: Sadio Barry : « J’accuse Alpha Condé, la justice guinéenne, Fatou Bensouda et sa CPI pour les tueries et pillages enregistrés à Mali Yemberen le vendredi 17.06.2016 »
 03/04/14: Cellou Dalein et l’UFDG
 17/02/14: GPP FM Fouta de Labé : Alpha Boubacar Bah et Laly Diallo de l’UFDG en opposition à Sadio Barry
 28/01/14: Guinée : Alpha Condé est-il encore crédible pour parler des audits de 2011 ?
 09/01/14: Cellou Dalein Diallo, le Président Responsable Suprême des Peuls ?

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Exclusif
 13/12/13: Un conseil d’ami à Elhadj Cellou Dalein Diallo, leader de l’opposition guinéenne
 01/10/13: Législatives 2013 en Guinée: l'UE confirme le bilan de la journée électorale dressé par guineepresse.info en tous ses points.
 09/09/13: Guinée: des élections bâclées malgré trois ans de retard et risques sérieux de violences ethniques
 01/08/13: Guinée: quelles sont les véritables motivations de Mansour Kaba ?
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 07/04/18: Guinée : le théâtre que nous font vivre Elhadj Alpha mo Siguiri et koto Cellou mo Dalein !
 30/05/16: Manifeste de Sadio Barry sur la crise sociopolitique en Guinée
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 25/11/15: Sadio Barry, au sujet de la foi.

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Multimédia
 
Gaetan Mootoo d'Amnesty international, sur les massacre et viols du 28 septembre en Guinée

Par Christophe Boisbouvier

« Les tortionnaires ont franchi une étape inimaginable. Des militaires déchiraient les vêtements des femmes avec une telle violence, parfois avec des couteaux ou la baïonnette, les violant en public. C'était la barbarie dans toute son horreur ».
SOURCE : RFI

 
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L’intervention du Président de la Coordination Nationale Haalipular de Guinée, Elhadj Saikou Yaya Barry, relative aux crimes ethniques dont Waymark est complice en Guinée:

Elhadj Saikou Yaya Barry

 
 


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