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Guinée: effrayé par la plainte de Getma dans l’affaire du port, Alpha sollicite le CNT !2011-03-20 23:39:38 Dadis l’avait décrit comme machiavel. Dans toutes ses démarches, Alpha Condé se révèle aux Guinéens pire que sa référence politique. Après avoir annulé un contra (celui du Getma) par décret pour le revendre 2 jours après à Bolloré, l’entreprise victime a décidé de porter plainte en France contre Bolloré pour corruption en Guinée (lire l’article ci-dessous !). Le corrompu ne serait alors autre personne que le président du RPG Alpha Condé qui arrive en France ce 21 mars. Or, Bolloré et Alpha sont tous deux français. Si le grimpeur a une immunité en tant que président guinéen, qu’en est-il pour le citoyen français Alpha Condé ? En tout cas l’affaire semble secouer le président guinéen au point qu’il ait sollicité l’aide du CNT dont il n’a jamais voulu reconnaître l’autorité jusque-là. C’est ainsi que cette institution est priée de travailler même ce week end pour adopter un texte de loi confortant la décision d’Alpha Condé dans l’affaire du port qu’il a déjà tranchée, sans appel d'offre, par décret sans avoir consulté le CNT (en violation de la Loi). Si le CNT accepte cette demande d’entériner des mesures arbitraires du pouvoir qui prend un caractère dictatorial, alors les conseillers nationaux auraient commis la plus grande bêtise de l'existence du CNT. Ce sera une trahison du peuple guinéen qui ne comprend déjà pas leur silence face à tous les crimes et violation de la constitution enregistrés depuis octobre 2010. Alpha veut avoir cette loi avant de quitter la Guinée. On verra si ce regroupement d’intellectuels venus de toutes les couches se montrera digne cette fois-ci ou plus minable et répugnant que l’Assemblée Nationale de Somparé. Beaucoup faisaient confiance au vice-président chrétien Mgr Gomez au point de le vouloir à la tête de la Ceni. On saura juger maintenant sa moralité et s’il était vraiment digne de cette confiance. Cette histoire montre que le grimpeur guinéen reste poltron et peureux même dans le fauteuil présidentiel. Il manque simplement un opposant qui peut crier « Dja ! » derrière lui pour qu’il prenne le mur de sékoutoureya comme un margouillat.
Bolloré, un soupçon de corruption en Guinée Afrique. Une société s’est vu retirer la gestion du port au profit du Français, proche du nouveau pouvoir. Par RENAUD LECADRE Alpha Condé, président de la Guinée, sera reçu mercredi par Nicolas Sarkozy. Au menu probable des conversations, Vincent Bolloré et ses infrastructures portuaires en Afrique. Pour être sûr que le sujet soit évoqué, l’un de ses concurrents, la société Necotrans, a déposé hier à Paris une plainte pour «corruption internationale» visant le groupe Bolloré, dans l’affaire du port de Conakry. Résumé de l’imbroglio politico-juridico-économique : en 2008, le président guinéen de l’époque, Lansana Conté, accorde une concession de vingt-cinq ans au français Necotrans, à l’issue d’un appel d’offres international imposé par les bailleurs de fonds ; Bolloré n’arrivant qu’en numéro 2. Conté décède cinq jours plus tard, une junte prend le pouvoir. En 2009, les militaires suspendent la concession avant de confirmer trois mois plus tard le bail de Necotrans. Mais en décembre 2010, Alpha Condé, opposant historique des potentats locaux, est élu président à l’issue d’un scrutin sans taches. Le 8 mars, il annule par décret la concession de Necotrans, l’armée prenant possession du port, puis en confie la gestion à Bolloré sans plus de formalités. La plainte de Necotrans pointe deux faits troublants : Euro-RSCG, filiale d’Havas (dont Bolloré est le principal actionnaire), avait orchestré la campagne présidentielle d’Alpha Condé ; le 3 février, un mois avant l’oukase présidentiel, Vincent Bolloré avait rendu visite au nouvel élu, sous bonne escorte. «Bolloré a financé la campagne électorale de Condé, qui lui a promis la concession du port s’il était élu», s’insurge Me Pierre-Olivier Sur, l’avocat de Necotrans. Au strict plan pénal, les plaignants mettent un bémol : «Nous n’apportons pas de preuves de corruption, mais un faisceau d’éléments matériels.» Au parquet de Paris de s’en dépêtrer, d’où tempête sous les crânes. Bolloré rétorque que Euro-RSCG participe à de nombreuses campagnes présidentielles en Afrique (Guinée, Gabon, Côte-d’Ivoire), que le déplacement de Vincent Bolloré à Conakry concernait aussi Lomé et Libreville (il visite ses terres africaines deux fois par an) ; que le litige entre Necotrans et le pouvoir guinéen traîne depuis deux ans. Et proteste ainsi de sa bonne foi : «S’il s’agissait d’une vilaine combine politique, on ne se serait pas affichés aussi ouvertement en Guinée.» Source:
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