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Pr. Conde chef de clan2011-03-25 12:09:45 « M. Condé agit non pas en chef de l’Etat guinéen, le président de la République de tous les Guinéens, mais comme le chef d’un clan. Il faut que M. Alpha Condé sache que la Guinée d’aujourd’hui n’est plus celle des années 60 et 70, il devrait rassurer la population, être au-dessus de la mêlée, respecter la constitution qui dit que le président de la République est la clé de voûte des institutions, il devrait agir conformément à l’éthique et à la déontologie qu’on attend d’un président de la République, prendre tous les Guinéens, quelle que soit leur sensibilité, quel que soit celui pour qui ils ont voté, comme des fils et des filles d’un même pays ; égaux. » Bah Oury, UFDG, Interview à Infoguinee. Le Pr n'est pas un roi du Mandé, ni le chef d'une tribu de Donzo guinéens, supposés venir de Kankan et Siguiri et guérir miraculeusement des intoxiqués de Conakry, œuvre de qui vous savez. C'est un connoisseur émérite (ce n'est pas une erreur) respectueux du Droit et de la démocratie, ayant fait ses classes entre les pays de démocraties avancées qu'étaient Moscou et Pékin de la glorieuse époque populaire et révolutionnaire de Mao, Staline et Kroutchev, comme il le démontre tous les jours. D'ailleurs le phénomène tribal ou clanique n'existe pas en Guinée. Nous sommes tous des frères, selon plusieurs sources civiles mais surtout militaires très autorisées; même ceux qui violent et tuent leurs compatriotes par amour, sans aucune haine évidemment. Le seul petit problème, c'est que ce sont presque toujours les mêmes qui sont visés, en Haute-Guinée, au Fouta en Forêt ou en Basse-Côte: les peulhs. Ces derniers, bergers traditionnels, ont par la suite remarquablement réussi par leur ténacité, sens des affaires et discrétion à contrôler l'essentiel de l'économie informelle du pays, ce qui leur vaut une haine irraisonnée teintée d'admiration de la part d'une bonne fraction de l'ethnie traditionnelle des commerçants Dioulas ou malinkés de la Haute-Guinée, à laquelle appartenait Sékou Touré, le "Père de l'indépendance". Parfaits boucs émissaires de tous les maux depuis la première République de Sékou Touré, ils ont payé et continuent de payer un lourd tribut aux dérives dictatoriales des différents "présidents" et leurs systèmes. Ils sont en règle ultra-minoritaires dans l'armée et les services de sécurité, où 20% de la population (mandingue) occupe pratiquement 80% des postes, à tous les échelons. Si les élections sont finies, les exactions, elles, continuent de plus belle sous le régime du "Pr démocratiquement élu". D’où le hiatus que certains des intellectuels mandingues refusent de voir et comprendre. Ne disait-on pas que l'amour du PDG pour les guinéens est "tyrannique", selon la fine lame grammaticale, l’académicien Léopold Sédar Senghor? Alpha ayant "repris la Guinée où Sékou l'a laissée", la suite semble un tantinet logique. Thierno A DIALLO
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