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Guinée: la dernière décision de l’Union Eupéenne encourage de nouveaux massacres !2011-04-05 08:17:08 Le conseil de l’Union européenne a, le 21 mars 2011, levé les sanctions qui pesaient sur toutes les personnalités guinéennes associées de près ou de loin au massacre du 28 septembre 2009. Sans que le moindre pas ne soit effectué par le pouvoir de Conakry en faveur de la justice ou la fin de l’impunité. Moins de deux semaines après cet acte irrefléchi de ceux qui nous avaient promis la fin de l’impunité en Guinée, le dimanche 3 avril 2011, les forces de l’ordre guinéennes dirigées par le Gouverneur de Conakry, le Général Toto Camara (ministre de la sécurité) et Alpha Condé (ministre de la défense), ont fait plus de 60 arrestations arbitraires, 27 blessés dont 8 par balles et 3 morts parmi lesquels un jeune de Ditinn ! Ce qui est inquiétant, c’est que cette repression ne fait pas suite à une manifestation contre le régime mais elle a visé des militants venus acceuillir leur leader Cellou Dalein Dalein comme ceux du RPG l’ont fait pour Alpha Condé, ceux de l’UFR l’ont fait pour Sidiaya. Il faut souligner que lorsque les partisans de Sidiya, à dominance soussou, manifestent en Guinée, allant jusqu’à s’attaquer aux symbole du pouvoir et insulter la mère du président, personne n’a osé leur tirer dessus. On ne tire plus sur des malinkés, sur des soussous ou forestiers en Guinée, parce ces communautés ont une force de frappe au sein de l’armée divisée en clans. Les Peuls eux, n’ont plus besoin d’inquiéter pour être abbatus : même une manifestation de joie conduit désormais à l’ouverture du feu sur le regroupement de Peuls ! J’en appelle aux peu de Peuls conscients qui existent encore à travers le monde de réfléchir sur la question et prendre immédiatement les mesures qui s’imposent. Le 28 septembre 2009, octobre-novembre 2010, les criminels et leurs complices au gouvernement, des mesures d'expropriation, la lévée des sanctions de l’Union Européenne et maintenant le 3 avril 2011. Que faut-il encore pour que la communauté peule comprenne qu’au-delà de ses droits politiques, c'est toute son existence qui est menacée aujourd’hui ? Ce qui reste des Forces Vives se réunit aujourd’hui à Conakry. Le moins que puisse faire une opposition politique dans ce genre de situation, c’est exiger le départ du gouverneur qui avait proféré des menaces et qui les a mises en application. Les militants de l’UFDG sont venus acceuillir Cellou Dalein Diallo et non attaquer ou manifester contre quiconque. Chacun a le droit d’aller à l’aéport ou ailleurs à Conakry. Cette repression est le premier grand test du ministre de la défense Alpha Condé qui se livre depuis longtemps à des provocations contre ses adversaires politiques. L’opposition va-t-elle gagner ce test ? SADIO BARRY
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