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Kenya: d'anciens ministres devant la CPI dans le cadre de violences post-électoralesAprès le Kenya, c’est certainement la Guinée.2011-04-07 11:24:50 Selon AFP, « La Cour pénale internationale de La Haye (CPI) a commencé ce jeudi l'audience en première comparution de trois Kényans, dont l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur William Ruto, soupçonnés de crimes contre l'humanité lors des violences post-électorales fin 2007-début 2008. William Ruto, candidat potentiel à l'élection présidentielle de 2012, Henry Kosgey, ancien ministre de l'Industrialisation, et Joshua Arap Sang, présentateur de radio, tous trois proches du Premier ministre Raila Odinga et qui comparaissent libres, font l'objet d'une citation à comparaître délivrée le 8 mars. Une trentaine de parlementaire kényans s'étaient rassemblés devant la Cour peu avant le début de l'audience afin de protester contre la procédure en cours à la CPI, affirmant que le Kenya est en mesure de poursuivre lui-même les responsables des violences post-électorales. Le procureur Luis Moreno-Ocampo avait présenté en décembre 2010 deux dossiers distincts, contre deux groupes de trois personnes, correspondant aux camps se partageant le pouvoir au Kenya, le Mouvement démocratique orange (ODM) de M. Odinga et le Parti de l'unité nationale (PNU) du président Mwai Kibaki. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances Uhuru Kenyatta, plus haut responsable kényan visé par cette procédure, Francis Muthaura, le bras droit du président Mwai Kibaki, et Mohammed Hussein Ali, chef de la police à l'époque des faits, sont convoqués vendredi à 14H30 (12H30 GMT). Les six hommes sont soupçonnés notamment de meurtres, transfert forcé de population et persécutions durant les mois qui ont suivi la réélection contestée de l'actuel président Mwai Kibaki en décembre 2007 face à Raila Odinga, actuel Premier ministre d'un gouvernement de coalition. Selon l'accusation, quelque 1.200 personnes avaient été tuées et plus de 300.000 déplacées. » Ainsi, en suivant l’ordre chronologique des événements, après les crimes du Kenya (2007/2008), ce sont les crimes de la Guinée (2009/2010) qui vont être traités par la CPI. Beaucoup de similitudes existent entre ces deux cas. Bientôt, les criminels guinéens comprendront qu’ils ont fait un mauvais calcul en choisissant simplement Alpha Condé à la place de Dadis Camara au lieu de respecter le processus démocratique en Guinée. Pour les crimes de 2009, même si ce sont Dadis et ses proches seuls qui sont traduits devant la CPI, ils citeront Sékouba, Moussa Keita, Toto Camara et même Alpha Condé. Car, Dadis l’a dit et le redira à son jugement, c’est Alpha Condé qui les incitait contre Cellou et ses partisans. Pour 2010, Sékouba qui était le président de la transition et ministre de la défense, J.M Doré, Lounseny Fall et Alpha Condé qui ont incité à la violence ethnique contre les Peuls seront sans doute concernés.
GUINEEPRESSE.INFO
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