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2011-05-18 08:58:50
L'ex-chef d'état-major de l'armée rwandaise Augustin Bizimungu a été condamné hier mardi 17 mai 2011 à 30 ans de réclusion pour son implication directe et sa responsabilité hiérarchique dans le génocide de 1994 au Rwanda, par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).
Ce procès concerne la haute hiérarchie militaire du Rwanda au moment du génocide de 1994.
Les quatre accusés: les ex-chefs d'état-major de l'armée et de la gendarmerie, le commandant et le chef d'escadron du bataillon de reconnaissance, une unité d'élite.
Le tribunal a reconnu les deux généraux coupables de crimes commis par leurs subordonnés pendant le génocide des Tutsi de 1994, d'après AFP.
Ce dernier principe est aussi valable pour les Généraux Toto Camara, Sékouba Konaté et d'autres dans le cas guinéen du 28 septembre 2009. Les 2 cités ci-haut étaient respectivement N°. 2 et N°3 du CNND, ministre de l'intérieur et ministre de la défense au moment du crime contre l'humanité de 2009 en Guinée. Ils n'ont ni démissionné ni arrêté ou pris des mesures punitives contre les coupables qu'ils connaissent.
C'est pourquoi on n'a pas compris les récentes motivations de l'Union Européenne qui, à la demande du régime Alpha Condé, a retiré les noms de la plupart des présumés responsables et complices de ce crime contre l'humanité de sa liste de présumés coupables alors que leurs noms n'étaient pas arrivés par hasard sur cette liste.
Quand on y réfléchit bien, il n'y a rien d'étonnant dans le comportement irresponsable et contradictoire de certains européens. Bernard Kouchner lui-même, ministre des affaires étrangères français à l'époque, qui porta l'affaire devant les Nations Unies et en poussant aux enquêtes onusiennes sur ces crimes en Guinée, travaille depuis le début de cette année avec les mêmes militaires qu'ils dénonçait en 2009 et que l'ONU a mis en cause. Est-ce parce qu'ils ont aidé à transférer le pouvoir à son ami Alpha Condé qui les a reconduits à leurs postes dans son gouvernement "démocratiquement élu" ?
De nos jours, Kouchner se fait même appeler le Vice-président en Guinée. Le président Alpha Condé qui a incité à la haine ethnique et à des violences contre la communauté peule à laquelle appartient son adversaire politique, l'appelle "Mon frère jumeau".
Dadis lui-même qui comprend avoir été trahi souhaite à présent que toute la lumière soit faite sur cette affaire de crime contre l'humanité en Guinée (Lire).
Nous disons à cette mafia qui croit avoir mis la main sur notre pays que cette fois-ci, la justice sera rendue en Guinée. Les crimes de 2009 et 2010 ne resteront pas impunis comme ceux de la révolution de 1958-1984, ceux de 2006 et de 2007. Cette fois-ci la vérité jaillira et les coupables payeront !
GUINEEPRESSE.INFO