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Ben Sékou Sylla et CENI : L’espoir est-il permis ?
La communauté guinéenne d’Ile de France a répondu présente à la rencontre de leur compatriote M. Ben Sékou Sylla, non pas en tant quePrésident du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), mais en sa qualité de Président de la CENI. La foule aurait été plus nombreuse si nous n’étions pas en pleine semaine ouvrée. Cependant, la qualité et la représentativité des acteurs et animateurs de la vie politico-civile de notre communauté étaient là. La ponctualité a été respectée, ce qui est un grand pas et aussi une preuve de l’attachement de chacun Guinéen au bon déroulement du processus électoral dont l’histoire charge Ben Sékou Sylla et l’ensemble de tous ses collaborateurs afin que se réalise le grand rêve guinéen pour lequel notre évolution est parsemée de milliers, si ce ne sont des millions de victimes mortes quand les survivantes errent à travers le monde. Après les paroles introductives de Ismaël Bah de la FAGF et celle de Boubacar Sadio Baldé, Coordinateur-Europe de l’UFR, la parole a été laissée à qui de droit ; Ben Sékou Sylla, Président de la CENI. Rappelant les douloureux événements de janvier et février 2007, il fit la conclusion suivante : « Ces événements ont découlé de la mal gouvernance endémique que connaissait la Guinée. » Mais depuis avril 2007, un gouvernement gère les protocoles d’accord qui en sont sortis dont l’application est suivie par les institutions républicaines, les acteurs politiques, les syndicats et la société civile. Or l’un des volets importants de ces accords est la CENI. Cependant, Monsieur Sylla a insisté pour dire qu’avant les événements de janvier-février 2007, la société civile avait déjà posé le cadre pour éviter toute usurpation du pouvoir. Cette prise de position déboucha sur la concertation avec les partis politiques, la Société et le ministre de l’intérieur de l’époque, Moussa Solano. Aussi a-t-il ajouté : « Le gouvernement Kouyaté a trouvé que tout était déjà arrêté. » Pour mener à bien le processus, la CENI a tracé 5 axes Après ce tracé, l’heure sera bientôt pour la mise en place des commissions et cellules de concertation. Dans ce cadre, les circonscriptions électorales de nos ambassades vont recevoir, courant mai 2008, la visite des membres de CENI pour les doter des organes nécessaires à l’image de ceux de l’intérieur du pays tout en tenant compte des réalités propres à chacune. En attendant, elle est à l’école des CENI des autres pays africains tels que le Sénégal, Mali, la Mauritanie... dont certains représentants se sont déjà rendu à Conakry quand les autres sont attendues dans les jours à venir. Aussi enverra-t-elle des groupe composés de cinq membres chacun, à partir du 5 mai 2008, au Bénin, Libéria, Ghana, Burkina… pour s’instruire et s’inspirer de l’expérience de ces pays. A leur retour, ces membres sillonneront l’intérieur du pays pour la partager avec les composantes des structures locales. Après le recensement, la CENI compte construire un réseau informatique dont Conakry sera doté en cette année avant d’être étendu à tout le pays. Ce réseau permettra de connaître les résultats à temps réel, a dit monsieur Sylla. A la fin de ces propos qui sont ceux d’un homme public en public et à ses compatriotes, ce furent les questions réponses. Elles furent nombreuses. Les réponses convenantes ont été fournies par le Président de la CENI. En revanche, quelques zones d’ombre n’ont pas été bien éclairées. A la question : « Nous sommes dans un régime présidentiel, qu’adviendra pour le parti majoritaire sorti des urnes ? » La réponse a été évasive. Or, il était question de savoir si le Président de la République est tenu obligé de choisir et nommer le PM, par exemple, dans les rangs du parti majoritaire ou non. Cette question faisait appelle à la subsidiaire : que sera fait de la Constitution ? Une autre préoccupation des Guinéens présents non satisfaite : « Le rôle et la place des Préfets, Sous –préfets, des militaires du pays profond le jour des élections, car très souvent ces personnalités intimident les électeurs par leur présence abusive ». L’orateur s’est voulu rassurant en rappelant la Loi qui n’est malheureusement jamais respectée par les mêmes. Un auditeur demanda : « Que pensez-vous de l’armée dont le rôle pourrait être imprévisible ? » Là aussi, monsieur Sylla s’est dit confiant parce que le dialogue serait institué entre sa commission et les hommes en treillis. « Pourquoi ne pas privilégier la conférence nationales dont la nécessité est reconnue par tous les partis politiques à l’organisation des élections ? » a voulu savoir un intervenant. Le Président de la CENI a préféré parler du dialogue national qui n’a pas donné de résultats probants, selon lui, dans la mesure où tous les principaux acteurs n’y ont pas souvent souscrit. S’agissant de la co-organisation des élections avec le ministère de l’intérieur un auditeur interrogea monsieur Sylla : « Quel serait le rôle précis du ministère de l’intérieur dans le processus électoral ?» La réponse a laissé plané le flou sur ce rôle. La rencontre s’est terminée avec certaine satisfaction sans avoir convaincu tout l’auditoire dont on peut interpréter le sentiment en ces mots : Nous attendons de voir ! Contact : jacques.kourouma@aliceadsl.fr
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