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Guinée : la violence continue malgré l'arrivée de la démocratie2011-07-11 08:13:57 Ces élections nourrissaient l'espoir de tout le peuple de Guinée, mais les campements militaires dans les zones réputées proches de l'opposition sont toujours là. On assiste tous les jours à des scènes de violence physique et à des spoliations des biens. Pourtant , lors de sa campagne, le professeur Alpha CONDE avait promis de s'employer ardemmentà restaurer l'état de droit et à œuvrer pour la réconciliation nationale. Il s'était engagé notamment à la mise en place d'une commission vérité, justice et réconciliation à l'instar de ce qui s'est passé en Afrique du Sud. Mais, aujourd'hui force est de constater que le chemin emprunté par son régime est complètementà l'opposé de ses engagements. Tout d'abord, il continue à s'attaquer de manière acerbe à la communauté Peulh lors de ses discours officiels. On se rappelle encore de sa fameuse phrase à Kindia quand il avait assimilé les Peulhs à des tortues et avait affirmé qu'il fallait chauffer leurs derrières pour qu'ils sortent leurs têtes. Et fait récent, son ministre de l'intérieur, M. Alassane CONDE, a invité l'opposant, M. Cellou Dalein DIALLO et ses militants d'aller s'installer en Somalie insinuant ainsi qu'ils n'étaient pas des guinéens à part entière. Ensuite, il a gardé des personnes incriminées par la cours pénale internationale de crimes contre l'humanité dans son gouvernement. Ces derniers continuent encore à faire de nouvelles victimes. Ainsi, au nom d'une supposée lutte contre l'exercice illégal du métier de cambiste, M. Thiégboro CAMARA a spolié des centaines des personnes sur des critères d'appartenance ethnique. Les hommes de Dadis et Konaté continuent de terroriser la population de Conakry sans défense. Le cas d'un jeune du nom de DIALLO Ibrahima habitant au quartier de Hamdallaye en est également une forte illustration. Des militaires qui patrouillaient dans la commune de Ratoma l'ont abattu chez lui sans aucune sommation devant toute sa famille. Et plus grave encore, on assiste de plus en plus à des assassinats ciblés au sein des militants de l'opposition. On peut citer comme exemple le cas de M. Mamadou Alpha BAH , professeur à l'université de Gamal Abdel Nasser de Conakry, tué à bout portant chez lui par des militaires lourdement armés. Egalement, le cas de Zakariaou DIALLO que les hommes du gouverneur de la ville de Conakry ont assassiné lors du retour de Cellou au pays. Et pour tous ces fait, des ONG ont voulu porter plainte contre leurs auteurs, mais la justice n'y a donné aucune suite. En résumé, toute la soldatesque qui s'était distinguée au temps de Dadis ou de Sékouba Konaté pour ses atrocités envers la population civile continue aujourd'hui encore à agir dans la plus grande impunité. Dès lors, vous comprendrez aisément que la population vit aujourd'hui dans une peur totale. Le président est entrain de museler toutes les paroles libres. Il est allé jusqu'à promettre de matter toute personne qui s'opposerait à la reprise du recensement dont le seul but est de tripatouiller la liste afin de favoriser un holdup électoral. On peut donc se posé légitimement la question suivante : où est le changement promis par le « professeur » Alpha Condé ?
Mamadou Saliou DIALLO.
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