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2011-07-31 18:01:53
André Silver Konan, l'envoyé spécial à Conakry du journal Jeune Afrique, vient d'être embauché par ce dernier depuis le 1er Juillet 2011. Bien qu'Ivoirien, et alors que la plupart de ses écrits concerne la Côte d'Ivoire, il est présenté comme un spécialiste de la Guinée, dont il a fait un récit des événements fort intéressant dans le n°2637 du 24 Juillet 2011.
Le rappel des faits selon JA, l'arrivée des insurgés
« La veille de l'attentat, des soldats ont été arrêtés en possession d'armes (quoi de plus naturel pour des militaires !) et des tracts fustigeant l'action politique d'Alpha Condé ». On aimerait voir les tracts qui justifient l'arrestation des militaires, car moi aussi, je suis capable de fustiger l'action inexistante du régime actuel. Si cela vaut la prison, je souhaiterais qu'on m'explique ce qu'est la démocratie.
« A 3h10, le commandant Alpha Oumar Barry (alias AOB) arrive du quartier de Bambeto » (???) et non pas de la plage où se trouvaient – parait-il – les insurgés. Bizarre, cette dispersion des forces (j'y reviendrai) !
« Une sentinelle tire en l'air pour alerter ses camarades, … et les commandants qui défendent la résidence, sont réveillés par des tirs de sommation » (lapsus révélateur). Depuis quand fait-on des sommations, lorsque l'on veut assassiner quelqu'un ?
Finalement, la garde présidentielle comprend une centaine d'hommes, mais avec des moyens de défense limités !!! En outre, il n'y a aucun médecin auprès du PRG. On se rappelle pourtant que le médecin personnel du PRG a été nommé par décret présidentiel. En quoi consiste la mission d'un médecin personnel (nommé par décret) qui ne se trouve pas à proximité de son illustre patient ? On constate donc au passage que la sécurité du PRG n'est pas optimum, et qu'en outre, des civils se situent de façon contiguë à la résidence présidentielle, ce qui en dit long sur le respect octroyé aux civils. Le fait de dormir dans une chambre différente de la sienne le protège, est-il dit. C'est ignorer ce qu'un lance roquettes est capable de faire. Le PRG allume son PC, alors qu'on a signalé que le secteur a été plongé dans le noir (on peut sans doute considérer que la résidence a été épargnée, ou dispose de groupes autonomes). A défaut de sécurité militaire, elle dispose au moins de sécurité électrique.
Les premiers tirs
« A 3h40, soit 30 minutes après leur arrivée (qu'ont-ils faits pendant 30 minutes ?), la première roquette est lancée, mais loupe sa cible » (la maison voisine est touchée). Le militaire est-il nul ou est-ce la consigne de tirer à côté ? Apparemment l'adjudant-chef Lama est un novice, puisqu'il s'est arraché le bras en manipulant le lance-roquettes. Bizarre, comment le commando a t-il été constitué ?
Tout responsable d'une opération militaire s'assure en principe que ses hommes sont compétents et aguerris. On ne s'engage pas dans une telle opération avec des amateurs.
« Les tirs se concentrent sur la chambre », est-il écrit. Les tirs de quoi? Y a t-il d'autres lance-roquettes, puisque le préposé à l'arme est out ?
« Un obus de 20 mm (généralement utilisé contre des bâtiments) est tiré et touche sa cible (ce sera bien le seul) ».
« Le camp Alpha Yaya est à moins de 10 mn, mais il n'y a pas de réaction ». Le journaliste suggère « une défaillance de communication (autrement dit aucun militaire n'est joignable ?) ou il existe des complicités internes : les généraux dormaient (à 4 heures du matin, quoi de plus normal !) ou avaient éteint leur téléphone ». Pourtant nous n'avons pas connaissance à ce jour, que parmi les proches chargés de la sécurité du PRG, certains aient été sanctionnés. Pour quelle raison ?
« A 4 heures, une troisième roquette (seulement ?) est tirée, et cible la porte d'entrée ». On se demande bien pourquoi ? Les mutins sont à peine cinquante, alors qu'il y a une centaine de militaires à l'intérieur de la résidence. Quel serait le but de cette opération, qui soit dit en passant a complètement échoué, puisque la porte d'entrée, visible le lendemain de l'attentat est tout à fait intacte !!!
« Les insurgés tentent des frappes chirurgicales avec leurs fusils à lunettes ». Bilan : aucune cible atteinte. Quand on vous dit que ce commando ne comprend que des amateurs !!!
« A 4h5 (4h05 ou 4h50?), alertés de l'arrivée de renforts (par qui ?), les assaillants battent en retraite. Touché aux pieds, AOB est immobilisé (arrêté ?) à quelques mètres de la résidence. Son véhicule (mais pas lui) sera retrouvé à Kaloum après une course poursuite (on suppose que s'il est touché aux jambes, ce n'est pas lui qui conduisait), et on découvre un lance missiles dans son coffre (arme efficace mais qui n'a pas été utilisée, on se demande bien pourquoi ?) ».
« Une dizaine d'assaillants sont arrêtés (s'ajoutent t-ils aux 25 autres militaires, que le gouvernement a officiellement reconnu avoir arrêté ?), et on trouve deux morts parmi les mutins (dont personne n'avait parlé jusqu'ici, et dont on ignore l'identité) ».
La purge qui s'ensuit
On arrête le général Nouhou Thiam chez lui (pourquoi n'a t-il pas fui, s'il est impliqué ?), parce qu'il déplaît à Alpha Condé, ou parce qu'il aurait menacé l'un de ses collaborateurs. En tous cas, c'est le lien avec le commandant AOB qui permet d'arriver jusqu'à lui. En effet, ce dernier deviendra le collaborateur du général Nouhou Thiam sous la présidence par intérim du général Sékouba Konaté.
A 12h, le colonel Sidiki camara (alias de Gaulle) débarque avec 5 hommes à la résidence de Kipé, vraisemblablement pour offrir ses services ou pour s'enquérir de la situation. On imagine bien que ce n'est pas avec 5 hommes qu'il va faire un coup d'État ou assassiner le PRG. Malgré tout, le ton monte entre certains militaires, et des rafales sont tirées. Pourtant, on n'a pas hésité à dire, que l'Ambassadeur de France, présent à cette heure à la résidence, a été témoin d'une deuxième tentative d'attentat (à moins que diplomatie oblige....).
« Plus tard, ce sont 52 militaires et civils (dont plusieurs membres de l'UFDG) qui seront arrêtés (et non pas 38), et il est indiqué que Bah Oury en fait partie (est-ce une coquille, une information, ou une gaffe ?) ».
Explications possibles
L'analyse comparative (avec d'autres situations dans les pays d'Afrique, notamment francophones) nous permet d'envisager deux hypothèses (il en existe bien entendu d'autres), qui, si elles ne constituent pas la vérité, restent plausibles, parce que mises en œuvre ailleurs en Afrique, à quelques détails près.
Première hypothèse
Dans ce genre d'attaque simulée, ce sont généralement les membres de la mouvance gouvernementale qui tirent les ficelles. On peut donc imaginer des membres des services de sécurité proposer au commandant AOB de monter un coup (au profit de l'armée) contre le PRG. Il leur faut une personne expérimentée (il est instructeur), qui puisse faire office d'insurgé crédible. En outre, il est éventuellement craint (il a de nombreux faits d'armes à son action) et sa coloration ethnique (il est peul) correspond à l'image que l'on veut donner à cette attaque. Il faut en effet se rappeler les déclarations d'Alpha Condé à RFI, et constater les premières inculpations (de civils ?) dont tous les noms sont peuls.
On peut donc supposer que ce sont les services d'Alpha Condé, qui ont contacté AOB pour lui mettre en tête qu'il fallait se débarrasser du PRG, pour les raisons déjà maintes fois expliquées (et rappelées dans l'article en question), tout en précisant qu'AOB représente un leader crédible pour monter un coup pareil.
Ce dernier aurait donc pu vraisemblablement jouer le jeu, mais bizarrement n'était pas au milieu de ses troupes (il venait de Bambeto et a été rejoint par d'autres, qu'il n'a donc peut-être pas recruté lui-même). Certains étaient peut-être de jeunes recrues motivées mais inexpérimentées (se appeler la perte d'un bras de l'adjudant-chef Lama avec la manipulation d'un lance roquettes), et d'autres étaient peut-être des faire valoir pour créer le nombre, mais en aucun cas de vrais mutins (de nombreux tirs n'ont pas atteint leur cible).
Deuxième hypothèse
Il ressort de différentes informations et de la personnalité de AOB que ce dernier est un loyaliste, incapable de trahir le gouvernement en place. Beaucoup connaissent l'histoire des événements de Février 1996, ou les gradés de la garde présidentielle du général Lansana Conté avaient fui, et c'est AOB qui avait organisé la défense de Conté, contre les mutins. En 2008, encore avec les évènements au camp Alpha Yaya, il intervient contre un certain Dadis Camara au pont du 8 Novembre et « sauve » le régime.
On peut donc supposer de sa carrière, qu'il reste légaliste, et qu'il donne plutôt l'impression de défendre le régime en place – quel que soit son titulaire -, d'où la surprise de sa participation à ce genre d'opération. Deux questions restent d'ailleurs en suspens. Comment a t-il été blessé, puisqu'on parle de grenade ? Où et quand a t-il été arrêté, des rumeurs laissant entendre qu'il aurait pu être arrêté chez lui et non sur place à Kipé.
Si l'attentat est un coup monté, le régime va profiter de l'émotion suscitée par cet événement (aux niveaux national et international) pour éliminer – y compris physiquement parfois – ses adversaires, au sein de l'armée, de l'opposition officielle et officieuse. C'est le but essentiel de ce genre de manipulation, et elle emporte ma conviction, notamment si on fait le bilan de l'opération.
Bilan de l'opération
On nous a présenté des mutins comme équipés d'armes lourdes : trois roquettes ont finalement été tirées, dont deux pour rien. Un seule a atteint la chambre en question. 147 impacts de balles ont été constatés. Toutefois si les insurgés étaient cinquante (6 pick-up de 6 à 8 personnes) -, cela signifie que chacun a tiré 3 à 4 balles en 30 minutes ou 2 heures 30 !!! (selon les sources).
Je crois que chacun a fait de l'arithmétique, et chacun connaît au moins la kalachnikov. Il existe différents types de kalachnikov, mais l'AK47 (la plus connue dans le tiers monde) a une cadence de 600 coups par minute.
Autrement dit, un seul mutin qui tirerait pendant une minute sur la résidence produirait près de 600 impacts de balles (soit 4 fois plus que les 147 répertoriés). Or ils étaient une cinquantaine d'insurgés et sont restés 30 minutes à 2 heures 30. Cherchez l'erreur ! Je crois que les chiffres indiqués sont suffisamment significatifs, pour se passer de commentaires.
Conclusion
L'histoire de la Guinée relate de nombreux vrais/faux complots, plus ou moins utilisés pour décimer l'opposition officielle ou officieuse. Il n'est pas question de faire l'inventaire de ceux-ci, mais de nous focaliser sur celui qui nous intéresse actuellement.
A défaut de détenir la vérité, il y a lieu d'avoir de sérieux doutes. D'ailleurs, si mon hypothèse se vérifie, nul doute que nous ne reverrons pas le commandant AOB, qui s'il était vivant, pourrait s'expliquer publiquement sur son acte potentiel (mais non avéré à ce jour), mais également sur ses réelles complicités (pas celles que le gouvernement poursuit), et sur les manipulations dont il a fait l'objet. Dans un premier temps, la Croix Rouge qui a été sollicité (mais qui n'a pas confirmé sa visite aux prisonniers) pourrait réellement s'enquérir de l'état de santé des prisonniers.
Dans un premier temps, il faudra que le gouvernement ou Jeune Afrique s'explique sur l'arrestation de Bah Oury (l'article est désormais en ligne sur le site de JA).
Dans un deuxième temps, il faudra que le gouvernement justifie, autrement que par des dénonciations et autres aveux, dont nous connaissons tous la crédibilité partiale, la réalité de l'implication de membres de l'UFDG (voire de l'UFDG lui-même) dans cette opération.
A défaut, il prend de grands risques de radicalisation d'une moitié (voire plus) de la population, et cela n'annonce rien de bon qui vaille, car à la passivité jusque là suivie par celle-ci (et que certains extrémistes considèrent comme de la faiblesse), pourrait succéder un activisme radical.
Les manifestations qui ont eu lieu aux États-Unis et en France contre le régime d'Alpha Condé, sont le signe d'une exaspération qui pourrait se transformer, si le gouvernement n'y prend pas garde. Or c'est le rôle d'un gouvernement de sentir les aspirations de sa population, à moins que ce dernier ne considère qu'il n'a de compte à rendre qu'à la communauté internationale. Mais dans ce cas aussi, il ne faut pas oublier la dynamique que la diaspora peut mettre en œuvre, pour faire pression sur celle-ci (on sait ce que cela a donné sur Dadis), la communauté internationale étant très versatile.
Gandhi, citoyen guinéen
« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au
moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace ». (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791).
Selon AC l'opération aurait duré de 3h00 à 5h30. Selon JA de 3h40 (premier tir réel) à 4h05.
VOS COMMENTAIRES | |
| Barry Malal Djigué | 31/07/2011 18:53:22 |
| Le prémier et le plus urgent de tous les chantiers en Guinée,c' est relèver le niveau d' éducation de nos compatriotes afin de doter à chacun une capacité analytique digne du 21 ème siècle !C' est tout simplement hallucinant tout ce qu' on peut nous servir comme "salades"...Mon autre désolation est que cette analyse ne vient pas d' un démocrate de "l' arc-en-ciel". | |
| morlaye cissé | 01/08/2011 01:16:49 |
| pas de panique ! aucune diversion ni propagande sectaire à relent grégaire ne suffira pour un evenement aussi factuel et flagrant... Le pire pour vous, c'est qu'à force de victimisation ennuyeuse et ennuyante, vous vous êtes tellement mis à nu que vous avez fini par vous faire prendre dans les cordes. Vous n'aurez aucun alibi, aucun traquenard ne passera. Le procès sera public, transparent avec presence d'observateurs et même d'avocats etrangers si vous le desirez. Pour votre congrès, ne l'anticipez pas pour le moment puisque bah oury ne sera pas le seul à passer par la trappe. Tous ceux qui s'y sont frottés payeront cher. Vous pouvgez reprendre le funeste refrain de la prétendue reconciliation nationale. Mon oeil! | |
| sambegou | 01/08/2011 08:31:38 |
| Le titre est incorect car JA ne l'a pas fait de façon involontaire mais volontaire. C'est une complicité de longue date que JA entretienne avec Alfa. Durant toute la campagne du second tour, les articles tendencieux de JA étaient apparents. Est-ce encore involontaire ça? Sambegou | |
| Gandhi | 01/08/2011 13:24:36 |
| Mr Cissé, il faut arrêter de fumer la moquette, car votre commentaire ne correspond absolument pas au texte que vous êtes censé commentez. Vous parlez de victimisation sans savoir de quoi il s'agit, et sans la relier à une partie du texte. Vous parlez de procès que je n'anticipe pas, et vous suggérez la présence d'observateurs internationaux, vous rêvez les yeux grand ouvert. Quant à avoir un alibi, je suis à 6000 km dont je n'ai rien à voir (lol). Quant à mon congrès, je ne vois absolument pas à quoi vous faites allusion. Enfin, vous avez au moins l'honnêteté (ou la bêtise) de reconnaitre que vous êtes contre la réconciliation nationale. C'est exactement ce que dit votre boss. Bref redescendez sur terre ! | |
| Sorel | 01/08/2011 14:34:34 |
| Mon frere Ghandhi, je me demande si vous faites expres ou koi,vous n'allez pas me dire que vous ignorez qu'un pc bien charge peut tenir pendant pres de 3h sans electricite? ou peut etre que vous ne connaissez pas le difference en Laptop (PC)et Desktop. | |
| Diari | 01/08/2011 15:44:24 |
| c de la poudre aux yeux. Koro Alpha s'est sentis incapable de gerer le pays aprés 7 mois de stage à sékoutouréa, et pour faire occuper le populo il faut inventer des coup pour qu'on ne parle plus du probléme de courant , d'eau et autres. C'est pratiquement la fin de son regne. les gens l'on compris il es incapable | |
| Gorko Mawdho | 01/08/2011 16:55:57 |
| Je trouve que l'analyse de M. gandhi est pertinente. En considérant les deux hypothèses avancées, il me semble que l'on peut mieux cerner la situation si nous savons qui sont réellement les premiers accusés à savoir: Mme Badian Diallo, Baba alimou Barry, Aguibou Diallo et le nommé Wann. | |
| Gandhi | 01/08/2011 18:37:40 |
| Sorel, vous n'avez que ça à dire pour démentir le pseudo-attentat ? | |
| SADIO BARRY | 01/08/2011 18:42:57 |
| Sorel, Gandhi a raison de poser ce problème. On parle de PC qui n'a pas de batterie comme les Laptops. A moins que vous confondiez les deux vous-mêmes. Gandhi je ne suis pas d'accord de dire aujourd'hui que ceux qui considèrent la pissivité actuelle de Cellou ou de l'UFDG comme de la faiblesse sont des extrémistes. Rien d'autre ne peut expliquer cette attitude de nouveau. Vous mêmes vous vous étiez insurgé contre cette attitude suicidaire en prevenant qu'elle allait conduire le parti à l'échec. Ce qui est arrivé. Trouvez-vous vraiment justifiable qu'ils continuent de faire comme lors de la présidentielle ? Pour quel résultat enfin ? | |
| Gandhi | 01/08/2011 20:23:52 |
| Je ne crois pas avoir dit que les extrémistes considéraient la passivité de CDD comme de la faiblesse. Quoiqu'il en soit, il est vrai que CDD doit rentrer et il n'a besoin de l'autorisation de personne. En Guinée, il est quasiment le seul qu'on ne peut pas toucher actuellement, sous peine d'embraser le pays, et si cela arrivait, ce serait de la responsabilité d'AC. Veut-il prendre ce risque ? Il y a beaucoup d'intimidation, le faux attentat participe d'ailleurs de celle-ci : il faut mettre les militaires dehors pour empêcher toute manifestation. AC ignore malgré tout qu'en 2011, ce n'est pas lui qui va impressionner qui que ce soit, malgré ses rodomontades. | |
| Abdoulaye | 02/08/2011 13:13:33 |
| Monsieur Gandhi je commencerais par vous dire merci de contribuer au débat sur cette affaire de coup d’Etat. Le fait d’avoir des personnes doutant la véracité du coup manqué est salutaire car cela devrait permettre un débat contradictoire et une meilleure manifestation de la vérité. Cependant M. Gandhi quand vous voulez dire la vérité, dites toute la vérité, rien que la vérité (n’omettez rien et n’ajoutez rien). Quand vous dites : « La veille de l'attentat, des soldats ont été arrêtés en possession d'armes (quoi de plus naturel pour des militaires !) et des tracts fustigeant l'action politique d'Alpha Condé ». Vous ne dites pas toute la vérité. En effet vous oubliez (ou refusez) de mentionner que ces armes étaient « camouflées dans des sacs de charbon ». Est-il naturel pour des militaires de camoufler leurs armes dans les sacs de charbon ? D’après vous « A 3h40, soit 30 minutes après leur arrivée (qu'ont-ils faits pendant 30 minutes ?), la première roquette est lancée, mais loupe sa cible » (la maison voisine est touchée). Le militaire est-il nul ou est-ce la consigne de tirer à côté ? Apparemment l'adjudant-chef Lama est un novice, puisqu'il s'est arraché le bras en manipulant le lance-roquettes. Bizarre, comment le commando a t-il été constitué ? Le journaliste de jeuneafrique ceci « 3h10. Le commandant Alpha Oumar Barry, alias AOB, ex-aide de camp du général Lansana Conté, descend d’un 4x4 militaire en provenance du quartier populaire de Bambeto, voisin de Kipé. Il est en tenue de camouflage. Derrière lui, un soldat porte son fusil-mitrailleur. AOB s’approche des deux sentinelles du poste avancé, à 100 m du domicile présidentiel, au carrefour de l’artère principale de Kipé et de la rue Hô-Chi-Minh. « Bonsoir les gars, on est ensemble », leur lance-t-il. Aussitôt, un autre 4x4, civil celui-là, arrive en trombe depuis la plage et s’arrête à 10 m du poste avancé. Des hommes en treillis, armés jusqu’aux dents, en descendent. Les sentinelles flairent le danger. L’une d’elles tire en l’air pour alerter ses camarades. Le compagnon d’AOB tire à son tour, visant un transformateur électrique. Le secteur est plongé dans le noir. C’est le début des hostilités. Les assaillants affluent par groupes de six à huit, les uns à pied, les autres à bord d’une demi-douzaine de 4x4. ». Eh oui M. Gandhi ils se battaient pendant les 30 minutes ! D’après vous encore « Les insurgés tentent des frappes chirurgicales avec leurs fusils à lunettes ». Bilan : aucune cible atteinte. Quand on vous dit que ce commando ne comprend que des amateurs !!! Là encore vous êtes loin du récit de JA : « Avec leurs fusils à lunette, les rebelles tentent des frappes chirurgicales. La résistance ne faiblit pas pour autant, en dépit des blessés de plus en plus nombreux.». Donc plusieurs cibles ont été atteintes pars ces frappes chirurgicales ! Vous dites aussi « Selon AC l'opération aurait duré de 3h00 à 5h30. Selon JA de 3h40 (premier tir réel) à 4h05.». Décidemment vous avez un problème avec cet article. Sinon il est clair sur ce sujet. Les hostilités ont commencé vers 3h10 (arrivée de AOB et tire de son compagnon sur un transformateur électrique). 4h05 n’est pas l’heure de la fin des tirs mais l’heure à laquelle « Une dernière salve touche la poudrière située dans la cour ». Pour finir je vais vous donner un conseil. Primo évitez d’insulter les personnes qui réagissent à votre article. Ils ont pris la peine de vous lire et ne sont pas obligés d’être d’accord sur tout ce que vous dites. Secundo vous avez le droit d’avoir des doutes sur ce qui s’est passé. Mais vous n’avez le droit de désinformer les gens. | |
| Gandhi | 02/08/2011 17:38:55 |
| Abdoulaye, qui a dit que les armes étaient cachées dans des sacs de charbon ? On connait les coups fourrés du criminel Tiegboro, donc je ne prends pas pour argent comptant les déclarations de ces individus. Officiellement, il n'y a eu qu'un mort, ci c'est cela que vous appelez frappes chirurgicales, il faudra réapprendre le français. Quant au nombre de blessés, les avez-vous dénombré ou vu ? Officiellement, ils n'étaient que trois. Un jour c'est Bakary Oulen Camara qui est décédé, plus tard c'est Dioumé Sangaré !!! Avez-vous des explications ? C'est vous qui avez des problèmes avec les tirs : si le tir sur le transfo a eu lieu à 3h10, qu'ont-ils fait pendant 30 mn, puisque le premier tir sur la résidence a eu lieu à 3h40 ? Si une dernière salve (un dernier tir) a eu lieu à 4h05, qu'ont-ils fait jusqu'à 5h30 ? J'attends avec impatience vos réponses. Moi je n'invente rien, je n'étais pas là-bas, je ne fais que commenter les écrits ou déclarations faits par d'autres. Votre conseil, je ne le prend que pour ce qu'il vaut. Il émane d'un pseudo qui n'a pas le courage de ses opinions. En outre, il faudrait le mettre en pratique et indiquer à tous, un endroit où j'insulte quelqu'un qui réagit, soyez concret, sinon c'est un jugement de valeur, voire de la diffamation. Ensuite, si vous n'êtes pas d'accord avec ce que je raconte, vous avez le choix entre contester, ce que vous avez fait, mais ma foi, ce n'est pas très glorieux, ou écrire un texte pour donner votre vérité. Il faut réapprendre le français ai-je déjà dit, car j'ai écrit suffisamment que mes hypothèses ne le sont que parmi d'autres, et elles ne constituent pas la vérité. Elles ne visent qu'à mettre un doute dans la "vérité officielle". Si vous n'êtes pas d'accord, on attend votre vérité. | |
| Abdoulaye | 03/08/2011 10:11:12 |
| Monsieur Gandhi votre réaction au commentaire de Morlaye Cissé commence par la phrase suivante : « Mr Cissé, il faut arrêter de fumer la moquette, car votre commentaire ne correspond absolument pas au texte que vous êtes censé commentez. ». Si dire à une personne, qu’on ne connaît même pas d’« arrêter de fumer la moquette » ne revient pas à l’insulter alors effectivement je dois réapprendre la langue de Molière. Je n’ai pas contesté vos hypothèses. Je vous ai juste demandé de dire toute la vérité, rien que la vérité (n’omettez rien et n’ajoutez rien). Vous me demandez : « Abdoulaye, qui a dit que les armes étaient cachées dans des sacs de charbon ? ». Je vous renvoie à l’article de JA : http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2637p010-013.xml0/onu-carburant-guinee-drogueguinee-qui-a-voulu-tuer-alpha-conde.html. Juste un conseil avant de commencer votre lecture : lisez attentivement ! Quand vous dites « Officiellement, il n'y a eu qu'un mort, ci c'est cela que vous appelez frappes chirurgicales, il faudra réapprendre le français. ». Je vous réponds que cette expression, frappes chirurgicales, c’est le journaliste qui l’a employée. Moi j’ai juste dit, d’après toujours le même article, que des cibles avaient bien été atteintes. Contrairement à ce que vous affirmiez. Je constate de tout de même une petite évolution dans vos propos. De « Bilan : aucune cible atteinte. Quand on vous dit que ce commando ne comprend que des amateurs !!! » vous passez à « Officiellement, il n'y a eu qu'un mort… » et « Quant au nombre de blessés, les avez-vous dénombré ou vu ? Officiellement, ils n'étaient que trois.». Je n’ai vu aucun blessé. J’ai vu deux morts. Vous avez le droit de douter du fait qu’ils soient morts sur le théâtre des opérations. Comme je vous l’ai déjà dit vous avez le droit de douter de tout ce que les autorités guinéennes disent. Mais vous n’avez pas le droit de désinformer. J’insiste là-dessus. Sur la chronologie des événements voici ce que l’article de JA dit : - 3h10 début des hostilités - 3h40 «Une salve tirée par un lance-roquettes antichar fuse de l’immeuble en travaux et endommage la clôture de la demeure des expatriés…». Il n’est écrit nulle part que c’était le premier tir. - 4h5 « Une dernière salve touche la poudrière située dans la cour…». Qu’ont-ils fait jusqu’à 5h30 ? Je n’étais pas là-bas et je n’ai pas mené une enquête sur le terrain. D’après l’envoyé spécial de JA, après la dernière salve «Des deux fronts – en face et à droite de la résidence –, les tirs se concentrent toujours sur le portail et la chambre.» il poursuit ensuite « Touché aux pieds, le commandant AOB est immobilisé à quelques mètres de la résidence. Au terme d’une course-poursuite, son véhicule sera retrouvé à Kaloum. Dans le coffre, des munitions, des fusils-mitrailleurs, un lance-missiles, un sac de riz, des amulettes et de la drogue. Il est 6 heures du matin.». Voulez-vous nous dire que les assaillants sont partis après la dernière salve ? et que la course-poursuite a duré 1h55 (de 4h5 jusqu’à 6h) ? | |
| Gandhi | 03/08/2011 17:34:50 |
| Abdoulaye, je vous laisse lire le commentaire de Morlaye Cissé et faire le lien avec mon papier. Évidemment si ce Mr écrit pour quelqu'un d'autre ou réagit à un autre texte, qu'il le précise, sinon je ne retire rien de ce que j'ai dit. Nous n'avons pas les mêmes définitions du terme insultes, même si dit oralement, je reconnais que cela passe mieux qu'à l'écrit. Le journaliste de JA n'ayant pas vu les personnes arrêtées, il ne fait que reprendre la rhétorique du gouvernement (tout son article d'ailleurs). Moi je ne m'intéresse qu'aux informations officielles qui mettent un doute dans le récit. Je ne crois pas du tout aux déclarations officielles, mais je scrute leurs contradictions. Quelles cibles ont été atteintes en 2 heures de temps, si officiellement il n'y a qu'un mort et 3 blessés. Le mur de la résidence est-il une cible. Ne jouez pas les imbéciles ? Même dans ce texte que je ne sais pas lire, il est écrit qu'une femme a été blessée. Je ne désinforme pas, puisque je n'y étais pas, je n'ajoute aucune information (comment le pourrais-je ?), mais j'énonce des hypothèses qu'il vous est loisible de contester. Comment puis-je inventer le nombre de morts et de blessés, si ce n'est la déclaration officielle du gouvernement l'annonçant. Quant aux tirs à l'arme lourde, les seules 3 roquettes lancées pour détruire une maison (dont 2 tirées à côté), cela fait rire jaune tout le monde, si ce n'était les conséquences concernant les arrestations. Pour ce qui concerne enfin la poursuite, je m'étonne qu'un commando prêt à assassiner le chef de l'État n'ait tiré qu'une roquette ayant atteint la chambre vide du PRG. Ce n'est pas avec des kalachnikovs que l'on peut réussir ce genre d'opérations. Surtout si 147 impacts de balles ont été répertoriés !!! En définitive, je me demande si je ne perds pas de temps à vous répondre, car vous cherchez la petite bête, mais vous n'apportez rien qui puisse corroborer la réalité de l'attentat ou infirmer mes remarques. C'est d'ailleurs souvent comme cela, on s'en prend à un individu sous couvert de pseudo, mais on ne critique jamais le contenu, sauf sur des détails qui ne remettent pas en cause mon idée de départ, à savoir que tout cela n'est que mascarade. | |