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Alpha Condé à Washington: le déficit moral d’un politicien


2011-08-03 18:46:11

La conférence du 1er Aout 2011 dans les locaux du NDI (National Institut For Democracy) à Washington, avait une centaine de personnes dont une forte majorité d’américains. La visite en terre étrangère et le cadre de la conférence  étaient une occasion idéale pour un débat serein  avec Alpha Condé sur la Guinée.  

Je n’avais pas vu Alpha Condé depuis 1988. A la fin de la conférence, à ma grande déception, je réalisais que l’homme n’avait pas changé dans sa désinvolture cynique, son esprit alerte et toujours sur la défensive, ses efforts d’écoute artificielle qui ne cherchent que des réponses pour désarçonner l’interlocuteur. Devenu président, il n’arrive pas à accepter le fait qu’il fera l’objet d’attaques; que cela est souvent  légitime, voire nécessaire s’il veut garder sous la main une  bouée pour le sauver de lui-même. Je n’ai jamais caché l’opposition que j’ai contre Alpha Conde que je considère dangereux pour un pays fragile comme la Guinée. Les propos par lui tenus m’auront conforté dans la navrante conviction que l’homme est incapable de se hisser à cette hauteur de vue et de pratique de leadership dont la Guinée a besoin pour ne pas qu’elle continue à s’embraser dans ses propres cendres.

Après les remarques de courtoisie sur l’aide qu’il reçut pendant qu’il était opposant de NDI, Alpha Condé se lança d’emblée dans des justifications superflues sur le processus électoral. Le ton était revendicatif, comme si l’homme ne réalisait pas qu’il avait été proclamé vainqueur. Il semble obsédé par sa victoire. Il veut qu’elle soit sans disputes, sans contestations et sans questions. L’acrimonie avec laquelle il relata la compétition présidentielle trahissait un profond malaise. Le regret procède en général de deux sentiments. Celui de la nostalgie pour les choses qu’on aurait aimé avoir faites ou celui de la mauvaise conscience sur les actes accomplis. Il est difficile de savoir lequel de ces deux sentiments l’emporte dans l’esprit de Alpha. Tout comme il est difficile de comprendre que devant un auditoire en majorité composé d’étrangers, il se soit prêté à l’exercice indélicat d’attaquer les adversaires d’une campagne électorale close il y a plus de 8 mois. Avec le ton d’une  leçon récitée, Alpha se mit à expliquer pourquoi il y eut 4 mois entre le premier et le second tour. Détails inutiles et affirmations gratuites à l’appui, il déclara que la raison du long intermède entre les deux tours était due à une massive électorale fraude contre lui. Les allégations alternaient entre l’accusation et l’auto-victimisation. En filigrane, les paroles cachaient des intentions de vengeance dont on aimerait épargner la nation. « Dans la région forestière, il fallait faire plus de 50 km pour aller voter du fait du manque d’urnes. » déclara  Alpha. Il dit qu’ils se sont battus entre les deux tours pour augmenter le nombre des urnes de 392 à 1000. Il ajouta : « 800 étaient en ma faveur », sic. Il tira un boulet sur la CENI qui était « contre moi  avec un homme de Sidya Touré à la tête ». Quant au système informatique électoral « il était dominé par Cellou ». Il indiqua qu’on lui avait conseillé de tout faire pour dissoudre la CENI mais il refusa car cela signifierait la prolongation du régime militaire. A la fin de sa longue digression, il fut clair qu’Alpha cherchait à embellir les stratagèmes de sa victoire.

 Il continua la longue introduction  en disant  qu’en face de lui l’adversaire n’avait qu’un slogan «  c’est notre tour ». « C’est ainsi que nous réussîmes à regrouper les autres régions naturelles et à  vaincre ». Comme les mots sont  souvent pour ne pas dire ce qu’on pense, Alpha corroborait maladroitement  qu’il avait monté une  campagne de division avec le slogan : « tout sauf un peul » que défendent  en public certains de ses amis politiques sous des formes  aux conséquences plus fâcheuses « les peuls devraient s’occuper de l’économie et nous laisser la politique ». Oubliant qu’il était en terre étrangère et qu’un message conciliant serait le bienvenu, Alpha Condé s’épancha sur le terrain des comptabilités des noms et de la représentation ethnique. S’insurgeant contre l’accusation de   placer en majorité des personnes de l’ethnie malinké dans son gouvernement, il n’eut pas la présence d’esprit de dire que le principe de recrutement dans les fonctions d’état doit être dicté par la compétence, l’engagement et l’honnêteté. Au contraire, le cher professeur, malade d’ethno-régionalisme, se noya dans sa propre potion et se lança dans une sociologie des noms  pour  éviter de promettre l’égalité des chances aux citoyens.  Il indiqua  que dans  les  3 régions naturelles qui lui étaient favorables, les citoyens portent souvent les mêmes noms de famille. Il y a des Fofana et des Touré qui sont à la fois malinké et soussou précisa-t-il. Il aurait pu rajouter qu’il y a des Diallo en Haute-Guinée, des Sangaré et des Diakité qui sont peuls. Mais  le danger de son argument est ailleurs.  L’exemple était une singularisation et  un isolement du Foutah. Parce que au Foutah aussi on trouve des Fofana, des Cisse, des Camara, des Sylla qui sont des Hal-Pular. S’agit-il d’un oubli, d’une simple ignorance ou de la phobie anti-peule inconsciente qui semble habiter l’homme?

Alpha conclut en enfonçant le clou sur la lutte contre la corruption, le refus qu’il a toujours observé de participer à un quelconque gouvernement de compromis avec les prédateurs de l’économie, son passé d’opposant contre Sékou Touré qui fut malinké comme lui. Le proverbe dit que celui qui ment croit que celui qui écoute est un idiot. Dans l’énumération des ses principes,  Alpha oublia commodément de mentionner que parmi ses alliés figurent les pires prédateurs  et les pires faucons de l’ère de Conté : Mamadou Sylla, Kassory, Fall, Souare etc.,   qui  ne peuvent pas revendiquer la moindre présomption de droiture économique. Leur présence dans  son entourage est révélatrice du mensonge que représentent ses slogans sur le changement et la propreté économique.

 Alpha eut enfin le  beau jeu de citer ses réalisations et clamer avoir reçu plus de 700 millions de dollars avec Rio Tinto.  L’argent sera utilisé pour réduire la pauvreté annonça-t-il. Promesse notée. On attend le plan et on surveillera le processus.

        Après  son discours introductif d’où était absent de tout mot de conciliation, Alpha répondit à la première question. Elle consistait à savoir ce qu’il compte faire pour reconsolider  le tissu social largement entamé de la Guinée.  La réponse est plus une piqûre de douleur, complètement en porte-à-faux avec ce dont la nation a besoin pour épurer son passé. Faut-il rire ou pleurer quand l’homme indique qu’il a payé  des centaines d’imam pour prier pour le repos des âmes de Sékou Touré et de Conté Lansana en guise de signe de réconciliation ? Que le président « démocratiquement  élu » prenne le temps d’encenser des dictateurs honnis par l’histoire et de faire prier pour le repos de leurs âmes est un signe de plusieurs troubles à venir. Que ces prières aient lieu alors que les victimes de ces deux psychopathes attendent un signe de justice et de consolation, est une insulte à la raison et à notre nation. Par son cynisme Alpha s’était  disqualifié à maintes reprises comme garant  de l’unité et de la cohésion collective. L’accent de glorification qu’il met d’avoir encensés les chefs des terribles régimes qui ont sévit dans notre nation est l’ultime reconnaissance de plusieurs maladies. C’est une honteuse apologie de criminels. L’acte, malsain et irresponsable de quelque façon qu’on le tourne, est le culte pathologique d’un démon pour le pouvoir et une adoration maladive des diables de l’histoire de notre nation. Le geste ne peut ni apaiser les esprits, ni réconcilier la nation. L’acte demande un réveil des consciences pour barrer la route au fils putatif des monstres du passé avant qu’il n’éparpille dans les vents  les cendres sur lesquelles la nation veut renaitre.  On aurait pu fermer le prétoire à ce niveau et déclarer Alpha Condé définitivement incompétent, politiquement et mentalement. Mais, dans la suite de la conférence, il nous offrira d’autres occasions de désespérer. 

A la question de savoir pourquoi il maintient dans son gouvernement Pivi et Thiegboro, accusés de crimes contre l’humanité par Human Right Watch et la commission d’enquête de l’ONU, Alpha eut des réponses  tout aussi troublantes. Il indiqua que ces deux militaires n’étaient pas membre de son gouvernement ( !? sic). Il précisa qu’après son investiture,  héritier d’une junte militaire, son prédécesseur lui avait demandé de garder 3 militaires.  L’explication qui suivit était étrange et mérite d’être  élucidée. Je cite de mémoire : « En tant que civil nouveau, je serai fou de ne pas suivre  ces recommandations ».  Il y a dans cette affirmation une tonne de raisons d’avoir peur ; toutes aussi déconcertantes les unes que les autres. D’abord il y a le mensonge qui consiste à délibérément confondre le gouvernement de transition avec le CNDD. Ensuite la déclaration est un aveu d’impuissance, de collusion  avec l’appareil militaire, de souci d’épargner les tueurs au dépends des victimes, de démission, de manque d’un minimum de considération pour les victimes et de souci de  justice etc. Il serait malencontreux d’évacuer la réponse et de la ranger dans le musée des incongruités du nouveau chef de l’état. Elle est à étudier avec une attention d’autant plus soutenue qu’après avoir défendu le principe de la présomption d’innocence dont les deux soldats Pivi et Thiegboro devraient bénéficier, Alpha Conde ne trouva rien de mieux à faire (à deux reprises et au grand désespoir de l’assistance) que de dire : « je suis chef d’état. Je ne dirige pas une organisation de défense des droits de l’homme. »

Après cette sortie, Alpha répondit à une question que je lui posai ;  avec la même irrésistible prédilection pour  la provocation facile et la polémique stérile.  La question était  qu’au vu du passé de complots fictifs dont la Guinée a été le théâtre et dont il fut lui-même victime, s’il ne serait pas judicieux d’établir une commission internationale, sous les auspices de l’ancien groupe de contact devenu AMIS DE LA GUINEE, pour conduire les investigations sur les allégations d’attentat à sa vie.

L’homme sortit de ses gongs.  Il aligna un barrage de réponses : a)  « seuls des apatrides peuvent penser comme cela ». b)  «La Guinée est un état souverain et sa justice allait mener l’enquête. J’ai la liste des personnes impliquées et je la publierai en temps utile. » « Est-ce que les États-Unis et la France demandent des commissions d’enquêtes internationales ? » « J’avais avisé un chef d’état voisin de la préparation dans son pays d’un complot visant à  déstabiliser la Guinée. » c) « Tout ceux qui sont impliqués seront traduits en justice qu’ils soient commerçants, officiers etc.… ».. La fougue et l’indécence de la réaction étaient outre-mesure. Le mot « apatride » qu’il m’adressa est triste, inquiétant et irritant.   Je ne pus m’empêcher de répéter le mot et de crier  dans la salle :

« Bravo pour les apatrides ! ».

Le vocable ramenait à l’esprit de vieux événements. C’était il y a 37 ans. Nouvel étudiant a l’Institut Polytechnique de Conakry,  pour avoir dit que les croissants, pleins d’insectes étaient faits avec de la farine avariée, je fus convoqué à l’état major de la milice et accusé d’être un apatride. Après une altercation où je revendiquai mes propos en traitant mes accusateurs de trafiquant de farine, l’incident n’eut pas de suite. Pour d’autres l’accusation signifia la mort. Le mot  apatride trahit la maladive tendance, encore à l’œuvre  dans les zones d’ombre de la pratique politique de la Guinée, de ne  voir au contradicteur qu’un traitre. C’est  une forme de tricherie par laquelle les tueurs prennent la notion de la patrie en otage pour dissimuler leurs crimes.  Le mot est une triste réminiscence des sales épisodes des purges et des vociférations de la voix de la Révolution,  dans les nuits des dénonciations et des peurs... A cette époque, Alpha Condé était sur la liste des condamnés à mort. Piètre destin  que celui de cet  homme qui, une fois que les chaises de la vie se sont retournées pour le propulser à la tête de la nation, ne trouve rien de mieux à faire que le réplica de  l’imprécation facile qui l’aurait mené devant le peloton d’exécution.  Sur le plan du verbalisme provocateur, Alpha a bien  tenu à sa promesse de ramener la Guinée « là où Sékou l’avait laissée». On attend la suite…

La consolation vint de la Présidente de NDI qui  prit la parole pour corriger, dans un langage diplomatique les bourdes d’Alpha Condé. Elle exhorta la Guinée à persévérer sur le chemin du changement démocratique. Le chemin sera long mais c’est le seul viable. « L’état est l’organe ultime des droits de l’homme » dit-elle pour soulager la salle. On applaudit. Ensuite elle élabora avec des tournures sur le danger de  l’usage des vocables du passé qui rappelle le triste règne de Sékou Touré.

Mais Alpha ne voulait décidément pas être en reste. Dans sa réplique sidérante, il indiqua que le gouvernement américain avait demandé le rappel de l’ambassadeur guinéen. Un nouvel ambassadeur allait être nommé indiqua-t-il. Ensuite, il ajouta qu’il souhaitait de son coté que NDI choisisse de nouveaux représentants en Guinée. Car, soutint-il,  certains membres de l’organisation sont restés pendant trop longtemps sur le problème de la Guinée et qu’ils ne sont pas capables de neutralité.  Étrange forme de gratitude à une organisation qui à soutenu Alpha quand il était opposant, comme il l’a reconnu lui-même. Étrange pratique de dévoiler des négociations de cette nature en public. Plus étrange encore est le fait de parler à cet endroit  des relations diplomatiques entre la Guinée et les US.

Ourouro Bah


 

12 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

Aline Paris03/08/2011 19:30:41
Awaaa chers amis guineens, surtout les Peuls, vous avez bien compris le message j'espere. En tant qu'"apatride" comme le dit alpha, il vous faut vous battre et mettre un terme a vos petites querelles a 2 sous pour faire face a la dictature et à la xenophobie de alpha condé. Il y va de votre interet sinon je crains que certains de mes amis ne pourront meme plus repartir en vacances en Guinee.
hassan03/08/2011 20:40:43
quand alifa dit qu'il a aviser a un chef d'etat d'un pays voisin de la preparation d'un complot nous savons tous que c'est du mensonge pure et simple,se complot qu'il se dit victime est preparer par lui,c'est lui et pour lui par manque de conviction pour son pays hote qui est la guinee.
Le faite que il a pu organiser son projet d'empoisenement,les massacres des peulhs en haute guinee et maintenant meme les vaches n'echape pas a sa politique de genophobie,de racisme et d'ethnocentrisme ,avec sa bande de criminels.Pour lui il est venu s'opposer aux peulhs pas seulement a cellou hort meme si ils ne sont pas croyant ,ils devaient s'avoir que s'opposer a la volonte divine est une malediction mais avec le temps ils verront car Dieu ne dort pas .
Diogo Diallo03/08/2011 23:06:24
C'est vraiment étrange de parler de ce qu'on fait dans les bureaux lors d'une conférence de presse dont le sujet ne porte pas sur cet acte.
ALpha est un haineux et histérique. Il n'y a pas plus apatride que lui car il à passer plus de 50 ans en France et ne jamais vecu consécutivement plus de 2ans consécutivement dans le pays qu'on lui a offert par hypocrisie et faiblesse des guinéens et guinéennes.
Quelle honte de savoir que ce type est le président de mon pays.
Bestmad03/08/2011 23:27:11
Vive les apatrides !!! en tout ka moi actuellement je ne me sens pas Guinéen et meme si je le suis j'en suis pas fier.
Merci Mr Bah
sow04/08/2011 06:13:49
Ce cochon et assasssin n'a qu'à nous dire où il a passé toute sa vie depuis qu'il a 15 ans. J'ai envie de vomir quand je l'entends traiter les autres apatrides alors qu'il n'a jamais travaillé et n'a vécu qu'avec les cotisations sociales en France. C'est regrettable que la Guinée après tout ce qu'elle a vécu ait eu la malchance de voir à sa tête un incapable barbare, agressif et imbu de sa personne.
AlifaLeCon04/08/2011 08:14:11
Mr Ourouro, Alifa n'est même pas un maître de conférence, à plus forte raison Professeur. C'est un surnom pour lui.

Ce texte renforce mes convictions sur Alifa. Alifa Condé est juste un incompétent et Idiot
Gandhi04/08/2011 12:15:29
Traiter quelqu'un d'apatride, alors qu'AC a passé 60 ans en France, c'est juste pathétique. Cela illustre bien la stratégie du miroir utilisée par les extrémistes du RPG, et consistant à accuser les autres de ce qu'ils pratiquent eux-mêmes.
Madina04/08/2011 12:17:32
Notre patrie, la guinée aura du mal à se relever de ses cendres du fait d'avoir comme porte parole ce chien érrant, clochard de nature et immature.
Alpha condé, ce chien n'a vécu que sur l'assistanat français, il n'a jamais travaillé de sa vie, avec des etudes baclées et ne metrisant aucune langue d'aucun pays au monde: la guinée aucune langue locale dans sa gueule, idem pour son pays d'origine le bourkina et son village natal TOUGAN; le francais, on en parle meme pas. Quand il aboit nous avons envie de vomir. L'essentiel pour nous est d'éviter qu'il chie sur nous comme ses maitres de reference; sekou le sanguinaire. Plutard, ceux qui soutient ce sanglier regreteront de leur bétise.
Robine Demontagne04/08/2011 15:51:47
Votre analyse du personnage est pertinente. Depuis qu'AC a commencé la campagne électorale, les tensions inter-ethniques se sont exacerbées. Il ne fournit aucun effort pour améliorer la situation que ce soit sur le plan social, politique et économique. il sème la pagaille pour que les guinéens se focalisent sur d'autres sujets que son incapacité à gérer le pays. En outre, c'est le seul président que j'ai vu quitter son domicile, traverser la ville sans susciter de réactions ni applaudissements, ni colère; il ne suscite qu'indifférence c'est grave. même le Général LC vers la fin de son règne bénéficiait au moins d'insultes sur son passage.<br /><br /><br />
Aujourd'hui nous voilà de retour aux heures sombres de la révolution avec son torrent de complots, d'arrestation dirigée. c'est tout simplement lamentable pour l'opposant historique des français. La question que je me pose aujourd'hui vu ses actes, "il s'opposait à quoi et à qui?"
MAMADOU SELLIG BALDE04/08/2011 16:49:28
Merci Mr Ourouro Bah pour ce "reportage" édifiant et si bien écrit. Nous sommes loin des insultes hystériques habituelles qui ne font que brouiller les pistes (rêvées ?)pour une sortie de crise digne de notre pays misérable autiste et clochardisé.
Malheureusement nos opposants (toutes communautés confondues)ne valent pas un pêt de ragondin. Assoiffés eux aussi de pouvoir mais au charisme nul, ils se pavanent dans le luxe et les privilèges, et se complaisent dans la démagogie, les intrigues et les magouilles sur le dos du "bas" (comme s'il y avait un haut ?) peuple.
Il manque une vertue angulaire à notre pays pour écrire une page sans tache de son histoire : le courage.
Au lieu de cela, on ne voit que dégoulinures de jalousie, glaires de lâcheté, et thème cher à Alpha Blondy diarrée d'hypocrisie, carrément institutionnalisée chez nous.
Juin 2006/Janvier 2007/septembre 2009, massacres ignobles, lâches et barbares commis par une soldatesque cupide mais q composée de nos propres fils, frères, pères et oncles que l'on n'hésite pas à courtiser pour régler nos problèmes de voisinages, domestiques ou administratifs ? D'ailleurs, avouons le si l'on avait su ce que l'on risquait vraiment durant ces journées noires de notre histoire, aurions nous oser battre le bitume ou les gradins du 28 septembre ?
Les arabes savaient eux les risques qu'ils prenaient et ont continué à déferler dans les rues et défier les tyrans malgré les tueries. Aujourd'hui c'est au tour des syriens de forcer l'admiration. Nous, nous ne sommes capables que de susciter du monde la pitié. Et encore parce que notre sous sol renferme tout ce dont les multinationales rêvent.
Si nous ne sommes pas capables de balayer devant (et à l'intérieur) notre case, sûr, AC a encore de beaux jours devant lui, car il est comme un poisson ds l'eau chez nous et saura nous mener par le bout du nez au bord du précipice, s'amusant avec ses copains de nos petites crises de nerf sporadiques, nos chefs opposants en tête ... A moins bien sûr que nos PARENTS soldats en décident autrement et à notre place... Retour à la case départ vous avez dit ?
camara04/08/2011 22:15:13
OCCUPONS NOUS DE GUINEE24.PAUL MOUSSA DIAWARA SE PERMET D ACCUSER BAH OURY ET CELLOU POUR CE FAUX COMPLOT. DEPUIS QUE LA CELLULE DE REACTION RAPIDE DE L UFR FRANCE S EST OCCUPEE DE CE DERNIER IL N A PLUS INSULTÉ SIDYA. ALORS OCCUPONS NOUS DE LUI ET DE SON SITE.LA DESTABILISATION DE ALPHA COMMENCE PAR LA DISPARUTION DE CE SITE...ET DE SON PROPRIO
SADIO BARRY11/08/2011 08:47:57
Allahou Akhbar ! Qui pouvait penser qu'Alpha est moins présidentiable que Conté et plus vulgaire que Dadis ?