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Togo - 16 avril 2008 : une nouvelle conférence nationale ?
Le président togolais Faure Gnassingbé a lancé, mardi 15 avril 08, des consultations nationales devant aboutir à la création d'une commission "vérité, justice et réconciliation" sur les violences à caractère politique au Togo, mais a mis en garde contre des "dérapages". "Des précautions sont nécessaires pour éviter les dérapages et la dispersion et pour empêcher l'enlisement qui seraient préjudiciables aux objectifs poursuivis", a déclaré M. Gnassingbé lors du lancement de ces consultations. Des responsables des partis politiques, d'associations, ainsi que des diplomates étrangers ont assisté à cette cérémonie au palais des congrès de Lomé. "L'objectif n'est nullement de dévoyer les investigations ni d'esquiver les analyses approfondies qui sont nécessaires à l'établissement des faits relatifs aux actes de violence à caractère politique", a indiqué M. Gnassingbé. "C'est pour cela qu'il convient de s'assurer du caractère participatif et inclusif de ce processus, et de veiller particulièrement à ce que les populations aient une réelle opportunité d'exprimer leurs opinions", a-t-il souligné. Durant ces consultations qui vont durer trois mois, les populations vont se prononcer notamment sur la durée du mandat de cette commission, ses attributions. Les acteurs politiques avaient signé en août 2006 un accord prévoyant notamment la création d'une commission chargée de faire la lumière sur les actes de violences à caractère politique commis par le passé et d'étudier des "modalités d'apaisement" pour les victimes. Le Togo a été secoué ces dernières années par une série de violences électorales, notamment lors de la présidentielle d'avril 2005, au lendemain du décès du général Gnassingbé Eyadéma après 38 ans de pouvoir. Des violences avaient éclaté, notamment dans les fiefs de l'opposition après l'annonce de la victoire de Faure Gnassingbé, un des fils du général défunt. Des manifestations avaient été durement réprimées. Le pouvoir n'a jamais donné de bilan officiel sur les victimes, tandis que les estimations varient de 105 morts, selon une association proche du pouvoir, à 811 selon l'opposition. Selon un rapport de l'ONU, ces violences ont fait "entre 400 et 500 morts". Source : AFPEspérons que cette nouvelle initiative aboutira vraiment à un changement de mentalité, surtout des militaires, au Togo. Une conférence nationale et l’instauration du multipartisme démocratique ne servent qu’à conduire un pays à sa destruction en tant que nation si ses dirigeants comptent s’accrocher bec et ongles au pouvoir. La Guinée, le Zaïre (actuel RDC) et le Kenya en sont des exemples. Le cas guinéen peut-être encore stoppé avant que la situation ne dégénère en conflit. Ce conflit sera inévitable si Lansana Conté pense se faire succéder par un de ses proches mal instruits, indisciplinés, incompétents et voleurs ou si les élections prochaines ressemblent à celles du passé en Guinée. Seule la transparence et la justice peut nous sauver d'une véritable guerre civile pour le contrôle du pouvoir après Conté, dès lors que ce pouvoir est guetté de nouveau par le PDG. Mais là, beaucoup de Guinéens disent : "Plutôt mourir que de voir ce démon reprendre les choses!". Commentaire : SADIO BARRY
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