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Un abrégé d’histoire de l’état théocratique du Foutah-Djalon2011-09-01 11:10:27 C’est en lisant un site guinéen que l’idée d’écrire sur le Foutah-Djalon m’est venue à l’esprit. Dans un article, un discret internaute bien passionné lançait un appel à d’autres internautes, pour écrire sur notre culture et notre histoire pour mieux nous comprendre. Comprendre, par la richesse de notre culture et de notre histoire, d’où nous venons et, où nous voulons aller. Les historiens et connaisseurs de l’histoire du Foutah, dont je ne fais pas parti, me pardonneront du raccourci ci-dessous. Ma seule ambition est de participer au débat initié par l’internaute susmentionné. Les premiers habitants du Foutah-Djalon Nous pouvons dire en résumé : les Baguas et les Landoumas sont les premiers habitants des montagnes du Foutah-Djalon. Mes sources sont tirées des écrits de Noiraud, Ernest dans son livre « á travers le Foutah-Djalon » traduit des récits de Bah Mamadou Saidou, ainsi que de quelques écrits dans le net. L’Etat du Foutah-Djalon s’étendait autrefois de l’océan atlantique aux rives du haut Niger. Comme nous le verrons ci-dessous, le royaume du Foutah-Djalon était un état théocratique avec un système administratif très efficace et une constitution basée sur l’alternance au pouvoir. L’exercice du pouvoir est démocratique, car l’Almamy est élu par un collège, et que certaines décisions de l’Almamy ne sont valables qu’après l’avale du collège des anciens, si une prise de position de l’Almamy n’est pas conforme aux souhaits du collège des électeurs, le conseil élit un autre Almamy à la place. La haute cour siège à Timbo, où on juge les cas de crimes de sang. Après le jugement aux affaires du premier degré au niveau du Diiwal, le pourvoi est interjeté devant l’Almamy, Le sacre de l’Almamy et la nomination des rois vassaux du Foutah-Djalon se font à Fougoumba. C'est à Fougoumba que se réunit la première assemblée sur l'organisation de l'islam dans le Foutah. C'est de là que partit la première campagne belliciste contre les fétichistes. En effet, l'assemblée reconnut Fougoumba ville sainte où les Almamys seront solennellement couronnés, où ils passeront leur retraite de sacre et où toutes les lois du pays seront votées. En résumée : donc comme l’Etat, chaque province a ses deux chefs, assistés d’un petit conseil, et chaque village a également deux maires, assistés par quelques notables. C’est là une garantie contre l’absolutisme. a- l’assemblée de Bomboli et la confédération du Foutah L’assemblée plénière a réunit les chefs de la guerre sainte près de Bomboli, vers 1725. On y arrête le plan des opérations. Le pays est partagé en sept provinces ou diiwe (sing. diiwal), et chacune est pourvue de son chef, chargé de mener sur place le bon combat. Karamoko Alfa, représentant de Timbo, conserve la direction spirituelle de la guerre sainte. C’est vers 1813 que, les Peuhls deviennent les maîtres absolus du Foutah. A cette époque la confédération du Foutah est subdivisée en trois zones politiques, et, plus tard en neuf provinces :
- Le Dow-Pellè (dessus des monts) qui regroupe Labé, Timbi, Kolladhè (dont le chef lieu est Kankalabé) et Koyin. b- Découpage administratif vers 1870 Le DIIWAL de Labé est le plus grand de tous, puisqu’il s’étend jusqu’à Ngabu en actuelle Guinée-Bissau, en haute Casamance et en Mbundu au Sénégal, enfin jusqu’au Fouladou au Sénégal et en Gambie. Les chefs des DIIWE sont nommés par les Almamys et, chaque province à deux chefs qui, ainsi que les souverains alternent au pouvoir. Les chefs de province nomment à leur tour les chefs des villages qui, suivent ainsi le sort de l’Almamy dont, ils sont partisans. Je vous salue et à la prochaine. Moussa Bella, Barry
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