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Des arrestations arbitraires de jeunes peuhls continuent à Conakry !2011-09-06 12:34:22 A Conakry, de plus en plus de familles peules s'inquiètent et font fuir leurs enfants de la Capitale, voire du pays. Bien qu'il fallait s'y attendre, le régime malinké fait régner la peur sur la ville pour obtenir le départ massif des peuhls de leurs zones de vote avant l'organisation des législatives. Malheureusement, l'opposition qui en a déjà été victime à la présidentielle 2010 a laissé du temps au RPG et à son leader Alpha Condé de préparer ainsi sa victoire dans les urnes avant d'organiser le vote. Depuis l'appel lancé par Bah Oury de se mobiliser pour obliger le régime, par des pressions populaires, de respecter la Constitution et de laisser organiser les législatives dans l'esprit des règles écrites, l'opposition croit avoir fait son travail ! Elle attend bravement que le pouvoir ait peur et s'exécute sans aucune pression interne pour cela. Ils ont "manivellé" la machine à répression d'un groupe d'usurpateurs et de tueurs qui n'ont appris que cela en Guinée et auxquels cette opposition a gracieusement donné le pouvoir en 2010. Le RPG n'a plus besoin d'orchestrer ouvertement des massacres anti-peuls pour faire déplacer les électeurs de l'opposition. Il a désormais l'Etat et son appareil répressif qui roule à fond depuis début juillet sans que le monde n'y prête attention parce que l'opposition elle-même ne le dénonce pas. Il y a deux semaines, deux jeunes de Ratoma se sont donnés rendez-vous, par téléphone, à la station de Coza. Il s'agit de Malal et Thierno Sadou Diallo, membre connu de la fédération des jeunes de l'UFDG-Ratoma. Quand les deux jeunes sont arrivés sur les lieux et se sont rencontrés à l'endroit indiqué, des gendarmes en civils les encerclent immédiatement pour les arrêter. Ils sont conduits au Commissariat de Coza. De là, on les transfère à l' Etat-major de la gendarmerie nationale, chez le Général Ibrahima Baldé, chef d'Etat major de la gendarmerie lui-même. On sort alors une longue liste de noms peuls et recherche ceux de Malal et de Thierno Sadou. On retrouve celui de Thierno Sadou sur la liste mais le nom Ibrahima tel que donné par Malal n'y est pas. << On n'a rien à faire avec toi, tu peux partir. >>, lui dit-on. Thierno Sadou est déféré à la sûreté nationale, avec l'accusation d'être lié à l'attentat contre le président le 19 juillet. Toutefois, on lui promet de sortir s'il collabore et dit ce qu'il sait, vu son influence au sein de la jeunesse du parti (sic). Depuis 10 jours, Thierno Sadou croupit en prison, lui qui est actif et connu du parti UFDG sans aucune réaction publique officielle de l'opposition, à notre connaissance. Quel allait être le sort de Malal aussi, si par coïncidence, le nom qu'il a donné se retrouvait tel dans la liste ? Avec ces méthodes d'arrestation sans mandat judiciaire, par enlèvement des personnes par des agent non identifiables ni reconnaissables comme tels, peut-on dire qu'il n'y a pas de disparition orchestrées aujourd'hui en Guinée ? Il y a de plus en plus de familles qui se plaignent dans ce sens. Faut-il donc s'étonner que des Imams ou autres personnes susceptibles d'être sur la liste noire du régime se précipitent pour faire allégeance à Alpha Condé ? Avant de condamner les gens, essayons de comprendre la situation dans laquelle ils se retrouvent, abandonnés par les partis qu'ils ont soutenus et à cause desquels ils ont pris des risques énormes. Tous ceux qui ont attendu 8 mois avant de faire allégeance à Alpha Condé, sont des opposants qui ont capitulé par désespoir ou par besoin de se protéger. La faute revient à l'opposition et à ses dirigeants qui sont en relative sécurité à cause de leur statut et qui ont les poches pleines eux. Comment se fait-il que l'opposition guinéenne refasse les mêmes fautes qu'entre les deux tours de la présidentielle? Elle avait reconnu qu'elle avait commis une erreur en laissant violer la Constitution et en attendant qu'Alpha dise être prêt pour aller aux urnes. Pour les législatives, elle vient de faire la même chose. Eh bien qu'elle n'oublie pas une chose: le RPG a tué des guinéens voisins de plus de 50 ans pour mettre un inconnu au pouvoir. Les malinkés savent qu'Alpha n'a aucune famille en Haute Guinée mais qu'il peut les aider à avoir le pouvoir. Ce pouvoir, ils l'ont eu mais ils ne peuvent s'assurer la garder légitimement que par des législatives gagnées. Une fois l'Assemblée nationale en main, le groupes de malinkés (agents du PDG) qui sème en ce moment la terreur en Guinée pourrait lui-même assassiner Alpha Condé pour forcer le transfert contrôlé et constitutionnel du pouvoir à un des leurs plus jeunes. Si l'opposition accepte que ces législatives se tiennent sous le contrôle du régime malinké, sans l'implication obligatoire des institutions internationales neutres, alors elle se rend définitivement coupable du transfert légal du pouvoir aux fascistes malinkés qui ont actuellement réussi à prendre l'Etat guinéen en otage. Ils devront donc être les premiers à balayer avant le régime lui-même.
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