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Les langues nationales à l’école, la déchirure nationale continue


2011-09-08 11:02:03

CHERS COMPATRIOTES,

Je me vois obligé de lancer ce débat qui semble peu passionnant malgré son importance à court, moyen et long terme sur la vie nationale.  Il s’agit de la réintroduction des langues nationales dans le système éducatif national guinéen dès cette année.

Mr le Président, je suis contre la mesure sans débats national.   Je le vois comme une poursuite sournoise de :

-              A court terme : la tribalisation de la Guinée et le frein à la réconciliation nationale en cours ;

-              A moyen terme : une aggravation du bas niveau et de l’échec scolaire

-              A long terme, un handicap au développement national. 

Je n’invente pas la nouvelle car la décision est déjà prise et a été annoncée par plusieurs sites du web. Le Gouvernement veut que nos enfants reviennent en arrière c'est-à-dire augmenter de soucis à nos brillants élèves qui échouent  à tous nos examens et concours par notre faute.

Ai-je besoin de rappeler que nous sommes au lendemain de la proclamation des résultats scolaires de l’année écoulée où nous avons fait moins de 30% comme score national sur l’ensemble des examens !

 Nous sommes également au lendemain des états généraux de l’éducation qui a coûté ce que cela a coûté (c’est moins important) pour produire des documents qui sont classés dans les tiroirs  pour reprendre un soit disant salon de l’éducation en vue de s’occuper et de  distribuer des perdiems et des sandwichs à des cadres qui en ont toujours besoin.

Nous sommes également au sortir d’une campagne électorale qui a produit l’effet de déchirer davantage le tissu social guinéen. Les évènements de Kouroussa, Siguiri et Beyla et Galapaye et d’ailleurs l’illustrent parfaitement.

Nous sommes également à la phase des ballets folkloriques comme le mauvais vieux temps : des marches de soutien au « Président fondateur » comme le dirait Mamane de RFI.  En effet, tous les soirs, le petit écran de la RT(H)G (il semble) n’a rien n’a montrer aux guinéens qui ont du courant que des salamalecs de vieux courtisans venus rendre les honneurs à « président fondateur » pour l’appuyer dans sa tentative d’endormir l’opposition et les braves populations guinéennes à travers la réconciliation nationale.  Je ne peux pas comprendre que l’on veuille une chose et son contraire en même temps.  Dr Kourouma, vous allez droit au mur car contre le programme de réconciliation nationale et de reconstitution du tissu social guinéen qu’ambitionne le Professeur.  Qui de vous a raison ? En tout cas pas tous les deux !

Je persiste et signe en tant qu’ancien doyen de faculté qui a eu le malaise de gérer et former les étudiants ratés par les programmes de formation dans nos langues nationales, qu’une reprise de ce programme devra d’abord être bien étudié et débattu au regard du passé et de la mondialisation pour tirer toutes les leçons.  Les élèves d’aujourd’hui ne sont pas ceux des années Sékou Touré.  Revoyez votre copie sans démagogie.  Vous vous êtes plantés.     En effet, vous produirez plutôt :

1.            A court terme : l’ethnisation voire la tribalisation de la Guinée et le frein à la réconciliation nationale en cours

Les langues nationales étant liées aux tribus, aux ethnies et aux régions, vous serez forcément sur le chemin de la division des élèves suivant ces lignes.  Ceci va diviser davantage les populations et constituer un frein à la réconciliation nationale (forcée) en cours.

2.            A moyen terme : une aggravation du bas niveau et de l’échec scolaire

Les élèves ont des problèmes de maîtrise du français qui est selon la constitution, la langue officielle de la République de Guinée. En introduisant les langues nationales que les profs ne maîtrisent même pas, vous n’allez pas améliorer votre score national de 30%.  Vous livrerez encore des cadres moins aptes à gagner la compétition nationale à plus forte raison régionale.  Je vous rappelle que nous sommes à l’heure de la mondialisation et ce n’est pas la fantaisie d’un homme fut-ce-il Ministre ou PRG qui va changer cela.  Dans la mondialisation, il y a des langues, des outils, des moyens, des méthodes et un savoir faire qui sont incontournables.  Ce n’est pas le repli sur soi qui va arranger cela.

3.            A long terme, un handicap au développement national. 

La réussite du développement exige le savoir faire, la volonté et les moyens.  Pas l’un sans les deux autres.  C’est ma formule de réussite de n’importe quelle activité humaine, bonne ou mauvaise.

R=(SF)(V)(M) où R est la réussite, SF est le savoir faire et M les moyens. Vérifiez la justesse de cette formule.

Dans cette logique, vous mettrez sur le marché des gens qui manquent de savoir faire et si SF =0, alors le produit (R) est donc nul. Cela veut dire que le développement des secteurs confiés à ces cadres ne sera pas réussi. Le développement national a besoin forcément de cadres qui ont de la volonté, un savoir faire et des moyens. C’est la « master key » (ou la clef passepartout) de la réussite de n’importe quelle activité humaine. 

Je me résume donc en disant que le Ministre de l’éducation national est en déphasage de la volonté dite de son Président.

 Laissez tombez cette décision pour une autre fois et dans d’autres circonstances.  

Je demande que les décisions gouvernementales ne soient pas unilatérales mais consensuelles fruit d’un débat serein et dépassionné.

Je refuse de mettre mes enfants à l’école du  « NKO  » Je veux qu’ils apprennent l’anglais plutôt pour mieux faire face aux défis de la mondialisation.

Que les syndicats de l’éducation ne dorment pas sur ce sujet vital pour l’avenir de notre pays.  Nous connaissons les difficultés et le fruit de l’enseignement des langues nationales à l’heure de la mondialisation.  Que les grands linguistes de ce pays disent leurs mots dans cet important débat.

J’invite mes compatriotes à dire non à ce projet gouvernemental car c’est de la démagogie.

Je vous remercie.

Dr M.  Maladho Diallo
Maître de Recherche en Ruminologie
Ex Doyen de la Faculté d’Agronomie de (Bordo) Kankan


 

19 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

diallo08/09/2011 11:16:09
Je suis de cœur avec vous , enseigner les langues nationales n'a aucune perspective à long terme.
Je préfère qu'on enseigne l'anglais comme deuxième langue depuis le primaire.
Ismael08/09/2011 11:35:03
Totalement d'accord avec le fait que l'enseignement des langues nationales est inutile et, pire, va aggraver les divisions de notre société en contribuant. Mieux vaut se concentrer sur l'anglais qui est aujourd'hui incontournable dans le monde. Notre éducation a déjà un niveau plus que lamentable, il ne faut pas l'enfoncer de plus: l'école et l'administration publique doivent être des lieux d'impartialité et véhiculer des valeurs communes.
boubacarmoneneyaya08/09/2011 11:40:56
La plus grosse erreur que le peuple de Guinee ait jamais commis est d'accepter qu'Alpha Conde confisque le pouvoir. Il ne fera rien de bon et npus ramenera (comme il l'a si bien dit) en arriere.
AB08/09/2011 12:25:51
Enseingner les langues nationale n'est pas du tout mal mais peut etre il faudrait choisir une seule langue nationale pour tout le pays. La plus riche et la plus scientifique a mon avis. Un pays ne se developpe qu'en valorisant sa propre culture. La chine et l'Inde ont commence a voir clair lorsqu'ils decide d'introduire les langues nationales au detriment de l'Anglais. Merci d'y penser. Nous aurons effectivement beoin d'un alphabet guineen pour les transcrire...
bangoura ousmane08/09/2011 12:51:53
Je suis professeur rétraité en FRANCE.A l'époque où il y avait l'enseignement obligatoire des langues nationales à l'école , je trouvais cela comme une bonne chose.En séjour dans mon pays j'ai cherché en vain à trouver un livre de cet enseignement en soussou en vain.C'était pour mes enfants métis en France. En si peu de temps même les ministères apparamment n'ont pas des exemplaires de ces livres dont on veut de nouveau remettre au goût du jour.Vous savez le PAC est seul maître à bord , mais si mes souvenirs sont exacts le parler et l'écriture catastrophiques que nous connaissons aujourd'hui viennent de cette époque.Il me semble que le français a été choisi comme trait d'union entre les differentes communautés régionales et comme il a été calligraphiquement et verbalement massacré durant cette période , ça mériterait réflexion avant de décider de nouveau de son retour.Nous de la promotion de 1957 sans savoir tout sur les difficultés de la langue française , nous avons du CP AU CM2 tout subi pour avoir le certificat d'études et ensuite le concours d'entrée en 6ème du lycée classique lycée technique les cours normaux et centres d'apprentissages .Arrivés en ces lieux on continuait à approfondir nos connaissances dans la langue de molière. Nous n'avons aucun mérite mais lorsqu'on ne sait pas où on va , il faut régarder derrière soi pour savoir d'où on vient.A mon avis il faut remettre l'enseignement du francais en profondeur jusqu'à en deuxième année du secondaire avant d'introduire les langues nationales. Croyez-moi beaucoup de de nos jeunes étudiants rencontrent des difficultés dans les universités francaises et d'autres à cause de la langue francaise . Si on maîtrise bien la grammaire française on n'aura de difficultés à faire une corrélation avec l'anglais l'italien le latin l'allemand et croyez-moi même avec l'arabe.Avec les résultats catastrophiques cette année au bac n'ajoutons pas de nouvelles difficultés à celles qui existent déjà . Tout cadre que vous soyez si vous ne métrisez pas le francais comme il faut en guinée , vous savez très bien que vous êtes comme un "handicapé "toute votre vie à moins de corriger le tir.Je ne viens pas en donneurs de leçons ; c'est tout simplement des idées ici et là .BIEN à VOUS. ousmane bangoura docteur en chimie retraité de l'éducation nationale. France
ousmane bangoura08/09/2011 14:25:06
Dans mon commentaire lisez: maîtrisez au lieu de "métrisez". Je suis toujours à la recherche du livre en langue nationale soussou. merci.
Pathé DIALLO08/09/2011 14:37:01
Avant l’arrivé du multipartisme en Guinée le niveau de l’enseignement était acceptable. Pour des raisons politiques la rigueur dans les évaluations diminua. Arriva encore le programme éducation pour tous (PPTE) qui imposa que l’enfant ne double pas de la 1ere à la 3eme année de l’école primaire. Un autre épisode sombre de l’éducation guinéenne fut le recrutement des élèves qui n’ont pas eu la capacité d’obtenir le Brevet pour enseigner aux écoles primaires après seulement 6 mois de formation. Le déluge est tel si vous êtes instruit et que vous faites réviser vos enfants à la maison ; une fois à l’école l’enfant humilis son maitre pour des fautes commises par ce dernier.
C’est le peuple qui se souci de l’éducation pas le pouvoir. Les hommes du pouvoir ne veulent pas des Hommes qui réfléchissent bien c’est pourquoi il faut casser l’éducation et eux envoient leurs enfants dans des écoles prestigieuses avec l’argent du peuple pour espérer assurer la continuité de leur pouvoir.
Que chaque guinéen accepte de faire un sacrifice pour l’éducation de ses enfants car seule la bonne éducation nous sortira du tribalisme.
Les conséquences de l’enseignement des langues nationales sont énormes. Si vous avez des activités dans une région qui n’est pas celle d’origine devriez vous déménager pour assurer l’éducation de vos enfants ou bien attendrez vous qu’ils finissent le primaire pour aller ailleurs. Vous êtes enseignant du primaire mais vous servez dans un lieu ou vous ne connaissez pas la langue du terroir quelle solution l’Etat a prévu pour vous.
L’équipe d’Alpha Condé n’est pas une équipe gagnante pour le peuple de Guinée.
Oumar M. Bah08/09/2011 16:36:58
Enseigner nos langues nationales n'est pas un mal en soi. Tous les autres pays du monde le font sauf ceux de l'Afrique subsaharienne. Mais cela doit être préparé de longue haleine. Il faut beaucoup de temps pour préparer des manuels scolaires, des lexiques ou pour former les formateurs. Il faudrait éviter les erreurs commises au temps du PDG où tout a été fait dans la hâte. Par ailleurs, il importe de souligner qu'un enfant qui apprend dans sa langue maternelle est mieux outillé pour apprendre le francais, l'anglais et les autres langues internationales, selon plusieurs études de l'UNESCO.
koulibaly08/09/2011 19:51:04
Il y a la bible, le coran, des livres de maths, physique, chimie, histoire, Gerographie, ... en N'KO(malinké scientifique pur et dur).
Si sekou Touré ne l'a pas declaré comme langue officielle c'est par ce qu'elle n'etait née qu'en 1949. Donc il n y avait pas bcp d'ouvrages encore. Les principaux chercheurs furent solomana kanté et ses etudiants dont le celebre Baba Mamadi Djanè.

Il y a meme de Clavier N'ko. Mais tout a été retardé quand conté est arrivé en nous rammenant à la france.

Ils(les blancs) ont effacé l'homme africain dans l'histoire mais sa langue a essayé de resister.
Et on voudras que les africain particulierement les guieneens, malien, gambien, ivoirien, burkinabé, sierra-leonai, liberien,(les bissa-guineen, les senegalais et le ghaneens)... acceptent le n'ko par ce que tous ces pays ont contiribuer à la culture mandingue.

On peut tous etre consideré comme mandingue, mais on ne sera jamais consideré comme les français(les blancs).
Merci à tous et à Guinéepress
Fatoumata08/09/2011 19:52:30
Chers Compatriotes,
Je suis de ceux qui ont étudié en langue nationale de la 1ère année en 7ème. Lorsque j’ai vu l’annonce sur l’idée de ramener cette pratique au pays, j’ai ressenti un tel malaise que je ne saurai expliquer. Nous sommes complètement passés à côté de tout ce qui est universel. Lorsque je compare ma culture (connaissance générale) à celle de mes enfants (même celle de l’école primaire) aujourd’hui, je trouve que nous n’avons rien appris d’autres en bas âge que du théâtre. Tout était sur l’histoire basée sur les faits glorieux de Samory (histoire déformée) et certains privilégiés qu’on a voulu promouvoir. Les sciences et autres, c’était tout simplement lamentable.

Je suis pour le principe de promouvoir notre culture, mais pas dans ce sens. Pourquoi nous ne faisons pas plutôt la promotion de l’enseignement coranique à l’ancienne, au lieu de ce que nous voyons actuellement en Guinée?

Passer à l’enseignement en langue nationale est tout simplement absurde. Une fois, ma grand-mère qui entendait ma sœur réviser ses leçons en langues nationale (agriculture) disait « si c’est ce que vous apprenez à l’école, vaut mieux ne pas y aller, car moi je peux te dire ce qui donne où dans cette région mieux que ce qu’ils sont en train de t’enseigner là ». Comparez les gens qui ont étudié en langue nationale chez nous avec ceux des autres pays. C’est sans commune mesure.
Abdoul.H08/09/2011 20:31:23
En fait, je crois que c'est le Burkina qui a experimenté l'enseignement dans les langues nationales, mais juste pour les 2 premieres années du primiaire. L'objectif est tout simplement de faciliter l'initiation de l'enfant à la lecture. Il semble plus facile pour lui de lire des mots dont-il connait déjà la signification; cela se comprend. De là à institutionnaliser l'enseignement de nos langues aux diffrents niveau, à l'heure de la mondialisation est une imbecilité. Comment ces cadres d'une telle espece pourront competir au niveau internationale. Je suis convaincu que ceux qui font ces suggestions, n'ont plus d'enfants qui doivent aller à l'école, ou alors, ils comptent les inscrire ailleurs, en dehors de Doumbelane, la guinee. Je crois que ce pays, sous Alfa connaitra inevitablement la cession, tout cela sont des signes.
mohamed sampil08/09/2011 20:43:20
Encore de la diversion...créer des faux problêmes pour nous occuper et pendant ce temps.....( devinez la suite au prochain numéro..)
Cam08/09/2011 21:23:35
C'est l'enseignement des langues nationales instaurés par le premier régime qui a été la base de l'ethnocentrisme existant entre les communautés guinéenne.
Cela n'améliorera guerre le système éducatif.
kelven09/09/2011 04:42:46
pour moi je demande au guineennes des refuser enseignement utile des langue kon connai deja apris a bas age a la maison .... il faudra mieu apprend le coran ke aller a lecole guineenne
sylla mohamed09/09/2011 12:03:40
mr diallo je suis tout à fait d'accord avec vous.en réalité ils veulent qu'on étudie leur N'KO.dans ce cas ils n'ont qu'à instaurer le malinké en haute guinée
bah aguibou09/09/2011 16:33:20
ceux ki parlent des "langues nationales" n'ont rien compris du jeu, c'est tout simplement le n'ko ke les angbansanle veulent nous imposer. ils s'y appliquent depuis des annees, et ce, surtout les plans y compris psychologique. d'ou le fameux "LA GUINEE EST UNE FAMILLE", ou on essaie de tout intrepreter a l'image du man-dingue.
mais pour ceux ki conaissent l'histoire, ceci est est un des signes avancoureurs de la fin de tout systeme. aller demander l'ancien regime d'apartheid, ils en savent kelke chose. en ce ki me concerne personellement, jamais de la vie mes enfants etudieront dans cette langue. ce sera la derniere chose a faire INCHA ALLAH
mandemory11/09/2011 12:00:58
ce n est qu un debut...,vs n avez rien vu encore.je vous informe que l universite de kankan vient de recruter 5 professeurs de N'KO dans sa faculte des lettres.cette mesure va s elargir jusqu au fin fond du fouta.on va enseigner le N'KO.le n'ko est enseigne a l universite de caire,ds certaines universites au USA,le HARVARD a aussi lancer un appel d offre pr son prof de N'KO.pouquoi pas le fouta?
barrysidi@gmail.com13/09/2011 08:52:16
Que chaque région apprenne dans sa langue maternelle. L'ame d'un peuple c'est sa langue maternelle! La langue étrangère est comme un habit emprunté. On n'est jamais éléguant dans un habit d'autrui, jamais!!!
Tout peuple devrait commencer par là. Notre malheur vient de là! Les charuts avant les boeux. On ne s'élévera jamais sans changer cela.
En guise d'exemple les gens de réussite chez nous sont les commerçants dont l'âme n'a pas été souillée par une langue étrangère. Ils importent des conténaires et changent d'avions comme moi je change de bus. Tout simplement parcequ'ils sont plus épannouis. Et moi même pour réflechir, compter je le fais en français. Je suis triste et minable. Les anglais disent que: geniousness comes from mother tong. C'est pour cela que nous enseigons nos enfants en belgique le poular parlé et écrit.
Je n'enveux pas aux frères qui pensent que c'est inutil. Les effets murement calculés de la colonisation et de la néocolonisation pendant des decennies ne se détectent pas très facilement. Je leur souhaite un évail proche. L'éveil est possible puisque même Sékou Touré avait cet évail.
Ayant constaté que le poular allait logiquement plus facilement avec la science, il a décidé alors que chaque région appprenne dans sa langue. Il réfusa d'envisager le poular ou créer une langue guinéenne qui réprésenteraient toutes les langues nationales. Par ce manque de justice et d'équité, on se retrouve aujourd'hui au point de depart.
ousmane bangoura19/09/2011 13:59:08
Mr Koulibaly , je suis curieux de nature Vous dites qu'il existe des livres en hisoire géo en maths physique et chimie , la bible et le coran.Si c'est le cas c'est bien ; mais pourquoi ne les trouve-t-on pas dans les librairies? Est-c qu'il ya comme dans toutes les langues un gros dictionnaire en N'ko des livres de grammaires approfondies en n'ko avec toutes les conjugaisons à tous les temps possibles qui tiendraient compte des intonations comme en soussous.les mots et leurs sens multiples( koumi du miel mais selon la chanson connue ça peut dire autre chose pour ne citer que ça ).Je suis un handicapé car je ne parle que le soussou et d'ailleurs très mal à force d'être resté longtemps en france.Mais je suis toujours emerveillé et éclate de rire chaque fois que j'attends des mots et les differentes images dans ma langue. Le peul ressent pareil en langue peul et même chose pour les malinkés.Ce que je n'aimme pas c'est la précipitation.Nous sommes pressés dans tout et pour tout. Un tel projet demande une longue préparation ,une étude de faisabilité et de sa répercution sur les auttres langues nationales .Cette langue va-t-elle appauvrir tout ce que le soussou a de richesse lingustique tout ce que le peul a dans les subtilités et bien d'autres choses encore. j'entends des vat-en guerre : vous ne changerez rien car l'unversité de kankan va récruter trois profs l'année prochaine .Même si le PAC a lancé ce projet de bonne foi il faut reconnaitre qu'il est entouré de gens qui font tout pour mettre de l'huile sur le feu. ON NE PEUT JAMAIS IMPOSER L'APPRENTISSAGE D'UNE LANGUE ou de tout autre chose.J e vais vous rencontrez une histoire: au temps des colons après le concours d'entrée en sisième au lycée donka et la répartition des èleves par classes , il restait le choix des langues mortes le latin et plus tard le grec.JE ME RAPPELLE MON PROF DE FRANCAIS NOUS AVAIT UNE INTERO DE GRAMMAIRE EN FRANCAIS.Tous ceux qui avaient la moyenne allaient en serie classique.Je ne voulais pas faire du latin et pourtant j'étais aussi bien dans les" lettres" que dans les sciences qui étaient mon choix.Et l'administration entendait d'une autre oreille.J'ai commencé volontairement à massacrer mes versions et mes thèmes en latin afin qu'on me vire de la section.Il a fallu l'intervention de mon nouveau prof de francais Foté mèmèle pour avoir gain de cause.J'avais l'anglais en première langue et l'arabe en seconde langue.Cette dernière langue est d'une richesse incroyable et sa grammaire extra et très précise. Voila ce que j'avais à vous dire monsieur koulibaly bien à vous .merci