URL: http://www.guineepresse.info/index.php?aid=8845
2011-09-13 20:34:50
Le président guinéen, Alpha Condé, s’est bâti une solide réputation de quelqu’un qui n’a pas sa langue dans sa poche. Ce qu’il pense, il le dit ; et tant pis si ses propos choquent. L’homme vient de faire des déclarations qui se rapportent à l’attaque qui prit pour cible sa résidence privée, le 19 juillet 2011 au petit matin ; et comme d’habitude, il n'a pas dérogé à sa règle de conduite : Alpha Condé, sans circonlocution aucune, en a accusé nommément le n°2 du parti de son principal rival, Cellou Dalein Diallo, ainsi qu’un ex-ministre de nos jours secrétaire général à la présidence guinéenne, de même qu’un proche de Sékouba Konaté ; dans la foulée, il a fustigé le Sénégal et la Gambie, tous deux coupables à ses yeux d’avoir été au courant de l’attentat ; plus, à l’en croire, leur complicité est établie, puisque «tout a été préparé à Dakar».
Ahurissant tout de même ! Sans chercher à exiger du président guinéen qu’il apporte la preuve matérielle de ce qu’il avance, on ne peut manquer de voir qu’il manque de tact dans la manière de procéder.
On se souvient que, dans cette affaire qui n’a pas fini de livrer tous ses secrets, une commission avait été mise en place, qui reçût pour mission de mener les enquêtes et investigations nécessaires pour tirer l’affaire au clair. Alpha Condé aurait été bien inspiré de la laisser mener ses activités jusqu’au bout ; car les déclarations qu’il vient de faire, à tout le moins, court-circuitent le processus et mettent tout le monde dans l’embarras. Tout président de la République qu’il est, Alpha Condé n’est tout de même pas le rapporteur de ladite commission. Et même si, par une enquête parallèle, il en soit arrivé aux conclusions qu’il dit détenir, il aurait dû, tout simplement les garder pour lui et éviter ses déclarations, aussi intempestives qu’inutiles : par décence, par discrétion et par respect pour la commission ad hoc qui s’échine à délier les contours d’une affaire qui, au final, peut se révéler plus complexe que ce que lui, Condé, veut croire.
Car enfin, on dispose désormais des conclusions d’une enquête, révélées par le chef de l’Etat, himself au moment même où l’investigation est en cours. Qu’en sera-t-il lorsque ladite structure aura achevé la mission à elle confiée ? Devra-t-elle dévoiler des résultats déjà connus par avance, révélés par Alpha Condé, ou sera-t-elle en mesure d’afficher en toute indépendance son option de divergence d’avec les propres convictions déjà connues du grand chef ?
Et alors, toutes les personnes citées par Alpha Condé dans son réquisitoire avant l’heure sont déjà coupables ; en temps opportun il ne s’agira alors que d’entériner, dans une décision de justice, la conviction anticipée d’un chef d’Etat qui a lui-même désigné des coupables que la justice guinéenne n’aura plus qu’à mettre aux arrêts. Procédure bien singulière s’il en est.
Mais il y a plus, puisque le chef de l’Etat implique dans le «coup» deux Etats voisins. La chose d’ailleurs n’est pas sans rappeler une certaine ère, celle de Sékou Touré, où tout et rien avaient une explication commune : le complot extérieur ; au risque de sombrer dans une énervante paranoïa. Pas besoin d’être devin pour présumer que ces accusations graves, faites par le chef de l’Etat guinéen, sont en passe d’envenimer les relations qu’entretient son pays avec ses deux voisins. Et pour sûr, aucun d’entre eux n’avait vraiment besoin de pareil hic diplomatique en ce moment.
Et alors, on attend toujours du président guinéen qu’il revête enfin les habits d’un chef d’Etat, véritablement ; pour l’instant, il laisse la désagréable impression que malgré son investiture à la magistrature suprême, par son ton cassant, ses airs condescendants ainsi que son allure de professeur en chaire qui sait tout, l’homme demeure ni plus ni moins qu’un chef de parti dans l’âme ; avec tous les travers que pareil statut confère et qui constituent autant d’entraves pour qui veut réellement se montrer le président de toute une nation. Pour le moment, c’est Condé, chef de parti, que l’on voit toujours à l’œuvre. On reste alors dans l’attente que le chef d’Etat, qui sommeille toujours en lui, se réveille un jour.
Jean Claude Kongo
VOS COMMENTAIRES | |
| kaba senghor | 13/09/2011 23:05:13 |
| Oui pour toute d'une premire fois je suis de votre avis mon cher frere Jean Je suis simpatissant de RPG et de sons president depuis plusieur annes maintenant, et je ne vie pas en guinee depuis 15 ans mais ce que je vois sur Alpha conde est comme un enfant ou meme un vieux qui ne ce control pas avant de exprimes un chef doit toujour faire attention a ces propos meme un simple chef de classe de l'ecole Voila justes que je viens de lires l'interwiw de Elladji celloun Dallein Diallo qui a les mots aimable et assurant car il nous montre qu'il aime la guinee malgres tout ce qu'il a vecus en verite Alpha me fait honte souvent merci a vous que Dieu nous protegent | |
| bhouria | 13/09/2011 23:56:50 |
| l’interview d’Alpha Condé -Restons encore sur ce registre des crispations ethniques. Monsieur le Président, des cadres de ce pays relèvent que pour être promu à des postes importants de l’administration, il faut être issu de l’ethnie Malinké dont vous êtes issu. On parle beaucoup de ministères comme ceux de la Santé, des Transports, des Grands Travaux, de l’Energie etc. Ce sont quand même des accusations à la fois précises et graves. Quel traitement comptez-vous appliquer à ces problèmes ? -AC: Vous savez que c’est une très grande malhonnêteté. Vous avez trois régions en Guinée, la Haute Guinée, la Forêt et la Basse guinée qui sont « mandingue ». La Forêt, on dit que c’est l’aîné, c’est-à-dire « Manding Pou », cela veut dire 10. La Basse-Guinée, c’est « Manding Fou », qui veut aussi dire 10. La haute-Guinée, c’est le cadet et cela veut dire 10. Donc les trois Mandingue se distinguent par le chiffre 10. Traoré par exemple, tu ne peux pas savoir s’il est né en Haute Guinée, en Forêt etc. Quelqu’un qui est Fofana, Touré, Camara, Sylla vous ne pouvez pas savoir s’il vient de la Haute Guinée, de la Forêt ou de la Basse Guinée. La malhonnêteté, c’est de dire qu’on a nommé un Traoré et il est Malinké. Le ministre des Transports est Traoré, il est de la Haute Guinée. Le Gouverneur de la Banque Centrale est Traoré et il est Kolon, une ethnie minoritaire. C’est très facile de dire que tout le monde est Malinké. Le Premier ministre est Fofana, il est Soussou et il est de Forécariah. Le ministre des mines et de géologie est Fofana et il est de Kankan etc. Ensuite, c’est un changement de régime, ce n’est pas un changement de gouvernement. Je ne vais pas mettre à des places stratégiques des gens qui ont déjà géré. Moi, je ne suis pas venu pour faire de l’équilibre ethnique. Je suis là pour redresser la Guinée. Et comment pourrais-je nommer des cadres qui ont fait une mauvaise gestion. Je n’ai pas pris d’anciens ministres, en dehors du ministre des Finances et de trois militaires, parce que je ne pouvais pas faire autrement. Sinon, j’ai pris des gens expérimentés, en leur disant clairement que je ne protégerai personne. Celui qui sera épinglé par un audit aura des problèmes avec la Justice. Mais en nommant des cadres, je prends en compte leur comportement au niveau de l’administration passée, de leurs gestions passées etc. Et puis le problème ne peut pas se poser. En Europe, lorsque la droite vient au pouvoir, on trouve normal que le Président nomme des préfets de la droite et non de la gauche. Ici, on veut que je nomme des gens qui sont manifestement contre ma politique. Vous savez, il faut rétablir les choses. C’est l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) qui a mené une campagne, en disant : c’est notre tour. Il ne faut pas déformer l’histoire. Dans la campagne électorale, le seul mot d’ordre de mon vis-à-vis, c’était de dire que c’est notre tour. Cela a amené tous les autres à se coaliser. Donc c’est eux qui ont rejeté les autres, mais moi, en tant que Président, je dis que la Guinée c’est une voiture à quatre roues, donc je tends la main à tout le monde. Mais, il ne faut pas qu’on déforme l’histoire. On sait ce qui s’est passé lors de la dernière campagne électorale. Si une ethnie dit c’est mon tour et s’oppose à toutes les autres, on casse des véhicules, menace des Peuls qui ne sont pas dans cette mouvance, voilà ce que ça donne. C’est très facile d’aller sur Internet et de raconter des histoires. Aujourd’hui, tous les Malinkés, tous les Soussous, tous les Forestiers sont présentés comme des Malinkés. Un Traoré, si vous ne l’entendez pas parler, vous ne sauriez jamais s’il est Soussou, Forestier ou Malinké. | |
| Barry A. | 14/09/2011 11:37:21 |
| Il n'y a pas de chef d'Etat qui dort chez Alpha Condé. Il a toujours dirigé son parti, le RPG, par une polique essentiellement basée sur le tribalisme et le rejet de la différence. A cause de lui, l'opposition guinéenne n'a jamais réussit à s'unir face à ladictature de L. Conté. C'est lui seul et personne d'autre. Alors que pour le moindre bruit même de feuilles mortes agitées par un margouillat, il prend la poudre d'escamette. On l'appelle opposant historique à tord. Il passé l'essentiel de sa vie à l'exterieur en se faisant passer pour un opposant par médias interpsés alors que les vrais opposant étaient en train d'en découdre avec Lansana Conté et Moussa Dadis Camara. Les années 1990, janv & fév 2007, 28 sept 2009. Il a répondu absent á toutes les occasions où la Guinée avait besoin de ses fils. Mais à la veille de chaque élection, il pointe en Guinée pour battre campagne. Et dès qu'il se voir perdre les élections, il reprend le Che in de la France avant même la publication définitive des résultats. Quel opposant "historique"!!!! | |
| MBarry | 14/09/2011 13:49:23 |
| ----Bitte um das zu lesen Quelle (Aujord'hui La Guinée) Wie traurig. La grande communauté guinéenne et africaine des Etats-Unis dans la fièvre de l’attente du Professeur Alpha Condé qui assistera à la 66e session annuelle de l’Organisation des Nations Unies à New York prévue dans la deuxième quinzaine de ce mois de septembre 2011. l’image de l’accueil chaleureux qui lui a été réservé au mois de juillet dernier à Washington à l’occasion de l’invitation de l’homme le plus puissant de la planète, le Président Barack Obama, les Guinéens des Etats-Unis se mobilisent pour recevoir le Professeur Alpha Condé dans une ambiance folle à New York. Pour éviter de se faire conter ce grand événement, les Guinéens de la diaspora viendront de l’Europe, du Canada et de tous les Etats du pays de l’Oncle Sam pour signifier leur attachement et leur soutien au programme de changement entrepris par le Professeur depuis son accession à la magistrature suprême de l’Etat. Ainsi, de New York à l’Alaska, en passant par Washington, Columbus, Atlanta, Los Angeles … Californie et de Montréal, les congénères du Président Alpha Condé ont juré de prouver au monde entier que leur Président est non seulement l’espoir du peuple de Guinée, mais aussi de tout un continent. Déjà, chacun est entrain de se battre où qu’il soit pour obtenir la permission de son employeur afin d’être de cette grande retrouvaille. Aussi, une commission d’accueil a-t-elle été créée pour recevoir ce grand monde qui fera le déplacement à partir du 19 septembre 2011 pour ovationner leur chef d’Etat. Cette commission d’accueil prévoit la mise à la disposition des patriotes, des tee-shirts à l’effigie du Professeur Alpha Condé serrant la main de Barack Obama. Inutile de rappeler que les grandes griottes, les artistes et Djelike Kouyaté avec son orchestre ne seront pas en reste. Chacun sera là pour donner de la couleur à cet accueil sans précédent que les Guinéens s’apprêtent à réserver à leur sauveur, le Professeur Alpha Condé. Des batteurs de tam-tam, des balafongistes et des guitaristes assureront la partie folklorique de cet événement soutenue par des cantatrices comme Nagna Diabaté, Sabèrè Soumano ou Mama Doumbouya. Au cours de cette visite, le Président de la République qui a quitté Conakry samedi 10 septembre 2011 pour des visites d’Etat en Allemagne et en Chine, rencontrera ses compatriotes dès son arrivée à New York, dans un meeting dont la date est à fixer. Ensemble, ils discuteront de tous les problèmes et surtout du processus de changement entamé dans le pays. A n’en pas douter, la réussite diplomatique de cette visite est garantie. Car depuis la nomination du fonctionnaire international, non des moindres, qui a eu ses lettres de noblesse à la tâche, et ce, pendant plusieurs années dans le bâtiment en verre de Manhattan, comme représentant permanent de la Guinée près des Nations Unies, les choses commencent à bouger sur le plan diplomatique. Expert en relations internationales, Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur, entend mettre son expérience à profit pour que cette première participation du Professeur Alpha Condé en tant que Chef d’Etat, à la session ordinaire des Nations Unies soit une réussite totale. C’est pour cette raison que tous les Guinéens, patriotes et démocrates confondus, se sont donné rendez-vous à New York à partir du 19 septembre 2011 pour recevoir l’homme du 7 novembre 2010. Bangaly Condé « Malbanga » Bangaly Condé fahr zu höle Bangay | |
| aliou | 14/09/2011 14:56:40 |
| il merite meme pas d'etre appelé le president de la CRD de Boiro.C'est dommage.Il parle comme un fou , ce soit disant professeur.il est sans eloquence.je me demande qu' est ce qu'il faisait tout ce temps en France, car il n'a aucune notion ni sur le plan social ni sur le plan politik.il est toujours acharné contre ses adversaires et les peuls.Mais une chose est claire il ira comme dadis et Sékou Tyran qui qui voulaient consacrer toute leur vie a combattre les peuls.Il aura tout de une balle dans la tete differente du sumulacre d'attentat.Alpha est un vaurien. | |