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L'illégitimité du Président Alpha Condé ( par Mamadou Billo Sy Savané)
2011-12-13 23:03:42 Illégitimité du président La cooptation de M. Alpha CONDE par « élection » arrangée comme président de la Guinée-CONAKRY, pays avec lequel il n'a aucune espèce d'attache, a fait naître chez certains de nos compatriotes, des vocations soudaines de professeur de sociologie politique, pas forcément compétent. Loin s'en faut. Ici, on donne imprudemment de douteuses leçons sur la nationalité et l'ethnie que d'ailleurs, on confond allègrement, peut-être par inculture vaniteuse. Là on s'autoproclame Père-Fouettard de la réconciliation, comme si nos compatriotes avaient été fâchés avec eux-mêmes. Et le président coopté s'ingénie à faire chanter quelques petits militaires, tous originaires de la Guinée Forestière, simples lampistes dans les évènements du 28 septembre 2009 au stade du même nom à Conakry. Tandis que, les vrais auteurs des massacres et viols, comme le « général » Sékouba KONATE et d'autres, par ailleurs indiscutables pilleurs du pays, narguent impunément nos compatriotes dont ils ont définitivement saccagé la vie. Selon certaines informations peu discutables, le « général » Sékouba KONATE aurait à lui seul, détourné aux dépens de la Guinée, environ l'équivalent de 200 millions de dollars US en moins de neuf mois. Les innombrables propriétés qu'il a acquises à l'occasion de la transition, en Guinée, au Maroc, en France, au Sénégal, en Gambie et aux U.S.A tendent à conforter le sérieux de ces informations. M. Alpha CONDE, après son investiture, a d'ailleurs plusieurs fois déclaré qu'à son arrivée, les caisses de l'Etat étaient vides, et qu'il n ‘y a trouvé que 400 dollars US. Depuis, le « général » Sékouba KONATE, Tibou KAMARA et Jean-Marie DORE ont jugé prudent de ne pas démentir les propos tenus par le président à leur endroit. D'ailleurs les deux premiers ont pris la fuite. Le troisième s'applique à CONAKRY à donner des gages de servilité infinie au président, peut-être pour que certains dossiers, notamment financiers ne sortent jamais. En tout cas, ce n'est pas demain que le « général » Sékouba KONATE mettra le pied à CONAKRY. Alors, soyons clairs. Il n'y a pas de Nation Mandingue, ni Peul, ni Sérère, ni Bambara, ou Wolof etc…. Par contre, on peut parler de peuple MANDINGUE, de peuple PEUL, ou de peuple AKAN etc.…Si par exemple, un PEUL du Cameroun me parle dans sa langue, je le comprends à peu près. Car lui et moi, nous sommes de la même ethnie ou peuple dans ce cas précis. Nous parlons la même langue, avec des intonations et des variations différentes, infligées par l'espace et le temps. Mais nous ne sommes pas de la même nationalité. La notion de peuple renvoyant ici à une ethnie numériquement importante, dispersée sur plusieurs pays ou territoires dont elle n'a pas forcément la nationalité… La nationalité, c'est encore autre chose que l'ethnie, même si elles sont liées. Mais mon propos ici, n'est pas d'expliciter ces notions. J'invite donc nos compatriotes, jeunes et moins jeunes à plus de modestie, à éviter des intitulés pompeux, lorsqu'ils sont incapables d'en développer le contenu. Car ils apparaissent alors pour de « précieux ridicules ». Et en appeler à François MITTERRAND pour un Noir Africain, dans le but de valider ou soutenir une ineptie, est plutôt consternant. De mon point de vue, en France, il y a plus Fraternel, plus Humaniste et plus bienveillant pour l'Afrique Noire parmi les intellectuels et hommes politiques français, que le vainqueur de l'élection présidentielle de Mai 1981. Là aussi, faisons preuve d'un minimum de discernement. L'habileté de discours politicien de M. MITTERRAND concernant l'Afrique Noire, ne doit pas nous faire oublier, qu'à l'égard de cette Afrique subsaharienne, il a été plutôt un suprématiste méprisant, qu'un humaniste universaliste, comme il y en a souvent dans le monde occidental. Et d'ailleurs, il n'avait pas à éprouver la moindre humanité pour l'Afrique Noire. Il n'a pas été élu pour ça. Premier propos : la discutable légitimité de M. CONDE à la tête de notre pays. M. Alpha CONDE, né à BOKE (République de Guinée), de père Voltaïque (aujourd'hui Burkina-Fasso) et de mère Soudanaise (aujourd'hui le Mali), n'a jamais vécu dans notre pays. Il en est parti dès l'âge de treize, pour n'y revenir par épisodes électoraux, qu'à soixante treize ans passés. Personne n'a jamais pu identifier la moindre des attaches qu'il prétend avoir dans notre pays. Les liens qu'il a jusqu'ici exhibés, se trouvent être tout simplement imaginés, et donc dépourvus de toute réalité. Dès lors, se pose la seule question qui vaille pour tous ceux qui sont attachés à la Terre où sont nés et enterrés leurs ANCÊTRES : Est-il acceptable qu'un non-Guinéen, en l'occurrence M. Alpha CONDE, prenne le contrôle de notre pays, à notre place et contre notre volonté ? Selon moi, être à la tête d'un pays, au point de l'incarner, c'est faire corps avec sa population, son territoire et son histoire. C'est sentir le pays en soi, dans sa propre intériorité. Ce qui signifie que seuls les vrais enfants du pays sont susceptibles de l'incarner. Je redis ici avec gravité, que notre pays n'est qu'une banale opportunité aux yeux de M. Alpha Condé, comme un homme d'affaires parlerait d'une opportunité commerciale qui lui serait offerte tout à fait par hasard. Il est vrai que, la facilité presque désinvolte avec laquelle ses concurrents, VRAIS enfants du pays, ont renoncé aux DROITS que leurs compatriotes leur ont donné dans les urnes, inciterait le premier fada venu, à s'installer à la tête du pays. Je connais bien les arguments très spécieux et pour tout dire inconsistants, qu'on voudrait m'opposer. Ils sont de trois ordres : Alpha est né à Boké, il est donc Guinéen comme toi (moi Mamadou Billo). Même si ses parents étaient des Etrangers dans notre pays, ils étaient quand même Africains. Alpha a été « élu », il faut le laisser exercer le mandat que selon moi, nos concitoyens lui avaient refusé dans les urnes. Et en apothéose, on sert l'argument - alibi définitif, la RECONCILATION nationale, ou une imaginaire guerre civile qui surviendrait, si les vrais enfants de la Guinée décidaient, comme ils en ont le droit moral, de demander à M. Alpha CONDE de s'en aller pacifiquement, ou de le faire partir par tout autre moyen. 1°). M. Alpha CONDE ne peut pas être Guinéen comme le sont des millions de nos compatriotes. Tous ceux qui sont nés en Guinée, ne sont pas tous obligatoirement Guinéens. Et on peut être Guinéen sans y être né. Il y a une procédure pour cela. Dans nos civilisations millénaires orales, toutes aussi solides que celles écrites des autres, être d'un pays, c'est y avoir des attaches, c'est-à-dire être situé du point de vue de sa famille (paternelle, maternelle), elle-même issue d'un ou des villages identifiés. Être d'un pays, c'est connaître ce pays dans ses profondeurs, le comprendre et y être reconnu par les SIENS, à commencer par ceux du village d'origine des Ancêtres. C'est y être attaché affectivement, de tout son corps, de toute son âme. En Guinée, personne n'est en mesure de dire d'où est sorti notre président, quelles sont ces attaches familiales, ou le village d'origine de ses parents, ses liens personnels. Pour une raison simple : ses attaches sont au Burkina-Fasso, et au Mali, mais en aucune manière dans notre pays qu'il ne connait d'ailleurs que très superficiellement. Et ce n'était pas par hasard que le choix fût porté sur un général Malien, Toumani SANGARE, pour mener à bien la deuxième phase du processus de cooptation qui a installé à la tête de notre pays, quelqu'un qui a plus de lien avec le MALI et le BURKINA qu'avec le pays que les Guinéens lui ont abandonné. Soixante ans en France et au Burkina, quelques brefs séjours à Conakry ne font pas du président un autochtone de notre pays. Par ces temps troublés, la Guinée est dans une vulnérabilité inconnue ailleurs en Afrique Noire. Ce sont ses VRAIS ENANTS qui doivent la guider, la stabiliser, avant d'accueillir les AUTRES. Il n'est pas certain que les prétendants à l'élection présidentielle de juin 2010 le réalisent, même maintenant. Contrairement au MALI, au Sénégal, ou au Burkina-Fasso par exemple, la Guinée est une nation en formation, dépourvue d'Etat et dont la cohésion socio-ethnique n'est pas encore tout à fait stable. Elle est loin de son point d'équilibre, c'est-à-dire d'un état dans lequel les VRAIS ENFANTS se sentiraient chez eux. Cela est si vrai que lors des élections présidentielles passées, M. Alpha CONDE avait fait imposer un Malien, le fameux général Amadou Toumani SANGARE, avec lequel il a peut-être des liens de parenté, comme président de la C.E.N.I., contre toute légalité constitutionnelle. J'ai été le seul à m'y opposer. Avec succès. Là, je rigole. Accepter M. Alpha CONDE aujourd'hui à la tête de notre pays, c'est préparer pour demain l'installation de son fils comme président, s'il lui arrivait malheur. Cela s'est vu ailleurs. Les réseaux de cooptation entreraient aussitôt en action pour imposer une succession dynastique. 2°) Être Noir Africain est une chose. Abandonner la TERRE reçue de ses ANCÊTRES dans une main étrangère, même africaine, en est une autre. De toute l'Afrique Noire, la Guinée est le seul pays dont les vrais enfants sont « vides de leur patrie ». J'entends par là que nous guinéens, nous considérons la TERRE reçue de nos ANCÊTRES, comme un lieu quelconque, où n'importe qui, peut venir y faire n'importe quoi, pourvu qu'il distribue quelques prébendes ici et là, ou dispose de décrets de nomination, décrets auxquels tous, étudiants, fonctionnaires, chômeurs, commerçants….semblent se raccrocher, même si notre espace territorial en était détruit, au point de devenir inhabitable. Soyons clairs : je conçois bien qu'un Malien, Béninois, Sénégalais, Français etc.…occupent dans notre pays, une fonction, par exemple ministre, directeur…., à laquelle il aurait été nommé par les VRAIS ENFANTS du pays, seuls légitimes à en occuper la magistrature suprême. M. Alpha CONDE est illégitime à la magistrature suprême d'un pays avec lequel il n'a aucune attache, et auquel lui-même n'est pas attaché. Nous commettrions une FAUTE MORALE historique à l'y laisser. Il est attaché aux prérogatives liées à la fonction, mais pas au pays en tant que réalité socio-historique. La preuve ?- observez le bradage désinvolte des ressources minières à des sociétés minières occidentales et chinoises. Il ne l'est pas, pas par volonté personnelle, mais parce que, il n'y a jamais vécu depuis ses douze ans. De ce fait, il ne peut en ressentir les « vibrations ». Ni ce sentiment mystérieux, inexpliqué qui fait que, où que l'on se trouve, et quelles que soient nos bonnes conditions matérielles d'existence, on se dise à un moment ou à un autre, « mon village me manque ». On peut trouver cela d'extrême droite, maurassien, lepéniste….Les notabilités intellectuelles et d'Etat, en Europe comme ailleurs, sont sur cette ligne, même si elles ne le disent pas ouvertement. Sans complexe, je suis sur cette ligne. Deuxième propos : la « réconciliation » nationale Depuis sa cooptation déguisée, le président coopté parle à longueur de journée de réconciliation. Des religieux ont été affectés à cette tache. Ils ont peut-être même un budget pour cela. Mais personne n'est en mesure de désigner les belligérants. Il n'y en n'a pas. Par contre, le pouvoir actuel, dépourvu de base sociale, et donc de légitimité, a besoin de faire exister une situation de belligérance pour se maintenir, et dans le même temps, rendre impossible l'élection transparente de la représentation nationale, c'est-à-dire une vraie Assemblée Nationale. En désignant des religieux intéressés et nécessiteux comme agents d'une réconciliation dont l'objet est inexistant, il ouvre ailleurs d'autres fronts, d'où il peut s'en prendre à d'autres groupes ethniques, de moins en moins disposés à encaisser passivement les injustices trop longtemps tolérées. Exemple : les viols et massacres au stade du 28 septembre, le 28 septembre 2009 à Conakry. Tous les jours ou presque, le président et ses réseaux menacent de T.P.I. les militaires originaires de la Guinée Forestière. Le chantage à leur encontre est désormais permanent. Les principaux et seuls « responsables » des massacres du 28 septembre 2009 ?- les militaires originaires de la Forêt. Ainsi, le capitaine Moussa Dadis CAMARA, Claude Pivi, alors simple adjudant…., le capitaine TIEBGORO sont désignés comme seuls COUPABLES. Le « général » Sékouba KONATE, alors N°2 du CNDD et ministre de la défense, le colonel Moussa KEITA ETC…., ainsi que d'autres militaires, exécuteurs des basses œuvres, mais appartenant à la même ethnie que le président CONDE, sont blanchis ou en voie de l'être. Or, chaque Guinéen se souvient que le « général » Sékouba KONATE était le vrai patron du CNDD et de l'armée. Il était le mentor de Dadis, lequel ne prenait aucune décision sans son aval. Il serait intéressant de savoir pourquoi le président CONDE et son cabinet désignent systématiquement les originaires de la Forêt, militaires et civils, comme boucs émissaires, pour des faits qu'ils n'ont pas été seuls à commettre et que parfois ils n'ont jamais commis ? Il n'y a pas de réconciliation à faire. Les Guinéens ne sont pas fâchés. Je suis du FOUTA et je suis un TÔRÔDÔ. Je me sens aussi bien à LINSAN que dans le Môrya (pays Soussou), région de ma mère. Personne ne m'y a jamais agressé, ni demandé si j'étais de la région. La « réconciliation » est effectivement un faux problème. Les VRAIS GUINEENS ont juste à récupérer leur TERRE s'ils éprouvent la nécessité de préserver la Dignité de leurs Ancêtres. Pour terminer, je soumets à mes compatriotes ces questions : 1°. On sait aujourd'hui que les viols et massacres du 28 septembre 2009 à Conakry, ont été planifiés et ordonnés par le « général » Sékouba KONATE. Pour piéger le naïf capitaine Moussa Dadis CAMARA, au jour dit, il a fait semblant de voyager à l'intérieur du pays, après avoir ordonné les viols et massacres. Pourquoi lui est ignoré et même honoré (puisque, on lui a confié la transition) et le capitaine Moussa Dadis CAMARA voué aux gémonies, alors que, vraisemblablement, il a lui-même été pris dans une immense manipulation dont l'artisan principal est son « ami » Sékouba KONATE et son commanditaire politique aujourd'hui au pouvoir ? 2°) Pourquoi certaines puissances, notamment les U.S.A. sont bizarrement complaisantes avec le « général » Sékouba KONATE, alors que l'Ambassadrice à Conakry de cette grande démocratie, sait parfaitement que ce fameux « général » est un authentique criminel, et le principal acteur des viols et massacres du 28 septembre 2009 à CONAKRY ? Comment peut-on s'acharner sur des petits lampistes et accueillir sur son territoire, avec visa d'un an, un tueur de l'espèce de « général » Sékouba KONATE ? 3°.) Le président Alpha CONDE a déploré à juste raison le pillage de la Guinée par le « général » Sékouba KONATE. Qu'attend-il pour engager une action internationale, au motif de vol, assassinats et viols contre lui ? Personnellement, je connais des Associations de grande envergure, susceptibles de lui porter une aide juridique efficace et désintéressée. Là aussi, il peut compter sur mon modeste soutien, et je ne serais pas le seul. A mon avis, c'est le chemin de la « réconciliation » Mamadou Billo SY SAVANE Mon contact : mamadoulinsan@wanadoo.fr
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