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L’armée guinéenne, les Donzos et Alpha Condé qui prépare la guerre civile en Guinée.2011-12-30 20:49:52 Pour une fois, n’ayons pas peur des gros mots qui peuvent choquer certains compatriotes prêts à tout pour la paix ; mais il nous faut analyser froidement la situation et en tirer les conclusions qui s’imposent. Personne n’a gratuitement flétri le comportement de l’ARMEE GUINEENNE. C’est toujours sur la base de faits concrets qu’elle a été critiquée ; car en effet, nos citoyens qui ont « choisi « d’exposer leurs vies pour protéger celles de leurs compatriotes méritent respect à condition cependant qu’ils appartiennent à UNE ARMEE REPUBLICAINE. Les guinéens ont-ils eu une armée républicaine ? Créée dans les conditions que l’histoire nous enseigne le 1er novembre 1958, nous avons été fiers de notre armée par ses actions à l’extérieur du pays, par sa contribution à la décolonisation : au Congo Léopoldville (RDC aujourd’hui), en Angola, en Guinée-Bissau et autres. Mais pendant ce temps, le dictateur stalinien d’Afrique, un certain Sékou TOURE (plus tard Ahmed) préparait les mesures nécessaires pour faire de la Grande Muette, un outil au service de son pouvoir d’oppression de son propre peuple. En liquidant physiquement des officiers tels que Noumandian Keïta, Thierno Diallo, Lamine Sylla, Sangban Kouyaté, Coumbassa et des dizaines d’autres hommes de valeur, il se donnait le moyen cynique de dompter l’Armée ; car ces derniers se seraient opposés à une telle entreprise diabolique. Les complots permanents et l’introduction de l’indiscipline dans l’armée, à travers les Comités d’Unité Militaires (CUM) ont eu raison des dernières résistances. Sékou a réussi à construire une armée ethnique dont ‘essentiel des membres et du commandement viennent d’une seule région de Guinée. C’est lui qui a rendu l’armée guinéenne violente contre son propre peuple en donnant naissance à des sadiques comme Ibrahima Camara et Fadamah Condé, des hommes dont la mort était le métier. Rappelons qu’à la même période, le commandant Zoumanigui faisait de la gendarmerie une force dominée essentiellement par ses frères originaires de la Forêt. Le Général CONTE en a fait de même après la prise de pouvoir par l’Armée en 1984. Mais les officiers issus de sa région, moins combatifs et moins aguerris que ceux de la région de Sékou TOURE se sont avérés incapables de garder le pouvoir après sa mort en 2008. C’est sous son régime que les ressortissants de la Région Forestière ont acquis du nombre et de la puissance dans les forces armées en plus de celle qu’ils avaient déjà dans la Gendarmerie dite nationale. Après le coup d’état et surtout juillet 1985 suivi de l’élagage des « branches pourries », c'est-à-dire la liquidation par Facinet TOURE et son groupe de près d’une centaine d’officiers mandingues, CONTE a tenté un certain rééquilibrage régional dans l’armée, au profit de sa région bien entendu. Le Commandant TOFANI, membre du CMRN à l’époque en a profité pleinement pour injecter un grand nombre de jeunes Forestiers dans l’armée ; ce qui produira plus tard le groupe de DADIS. Il a utilisé au grand avantage de la Forêt la politique non écrite de quotas « convenue « avec le Président CONTE. Pendant ce temps qu’est ce que les officiers Abdourahmane DIALLO (paix à son âme), Mamadou BALDET (tous les deux membres du CMRN), Ibrahima DIALLO et d’autres ont fait ? Pas grand ‘chose, en tout cas pas quelque chose de visible. Soit par loyauté à CONTE, soit par peur ou manque de vision, ils n’ont pas imité TOFANI et ont laissé les quotas de la Moyenne Guinée consommés par les autres régions. On transportait des camions entiers de jeunes de la Basse Guinée notamment au Fouta avec des dossiers déjà préparés, on les inscrivait dans l’armée comme originaires de cette zone. Il est donc faux de dire que les jeunes Peulhs n’ont pas voulu être dans l’armée. Il est bien vrai qu’ils sont entreprenants en affaires. C’était aussi un dernier recours pour eux ; car par une politique systématique, on leur a fermé les portes des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et leurs ainés dans ce domaine, bien que n’ayant pas le pouvoir politique suprême n’ont rien vu venir. Qu’avons-nous donc sur le terrain aujourd’hui ? Des FDS dont une composante guinéenne essentielle, les Peulhs est absente. Non seulement ils sont insignifiants en nombre, mais ne détiennent aucun commandement important. C’est donc une armée ethnique, ni nationale ni républicaine par son comportement en Guinée. Ainsi, l’on comprend mieux le ralliement total de l’armée à Alpha CONDE avant et après le deuxième tour des Présidentielles de 2010. C’est n’est pas quelque chose qui est seulement dû aux promesses électorales fallacieuses de Alpha, mais c’est parce que nous n’avons pas à faire avec une armée véritablement républicaine. C’est pourquoi, le Généra KONATE (Chef de la Transition, mandingue), Jean-Marie DORE (Premier ministre, Forestier), Général Facinet TOURE (Officier Soussou) avec l’accord tacite du Général BALDE (Chef d’état-major de la Gendarmerie) ont décidé de faire élire Alpha CONDE en Guinée en dépit de toutes les exactions et fraudes qui ont entaché le vote des honnêtes citoyens. Nous avons vu en novembre 2010 des pogromes organisés contre les Peulhs à Siguiri, Kouroussa Kankan et ailleurs entrainant des morts, des blessés et des déplacements de populations sans qu’aucun militaire n’intervienne pour arrêter les tueurs et protéger cette communauté. L’on sait pourtant que toutes ces préfectures étaient dirigées par des officiers de l’armée et disposent de garnisons militaires. L’on a observé quelques jours plus tard, quand les populations de Mamou, Dalaba, Pita et Labé ont manifesté leur mécontentement suite à l’annonce des résultats frauduleux des Présidentielles, c’était carrément une invasion de ces zones par les FDS. Il y a eu des morts, des blessés, des viols autres exactions indescriptibles. Aussi, tout le monde a observé que toute manifestation à Bambéto, Cosa et Kaporo-Rails se solde par des morts et d’innombrables exactions jusque dans les domiciles de paisibles citoyens, sans que même les enfants ne soient épargnés. Récemment, en ce mois de décembre, les militants de Kouyaté manifestant à Kankan n’ont subi que des égratignures légères et le Ministre Papa Koly est venu en personne négocier avec des manifestants contre le Gouvernement à Coronthie. Ici, on ne parle même pas de blessures, mais de pardon, de négociation. Tout le monde observe cela et en déduit que nos FDS massacrent une communauté (les Peulhs) et protègent les autres. Est-ce digne du comportement d’une armée républicaine ? Loin de là. A cela vient s’ajouter le phénomène DONZO. Qu’est ce qu’un donzo ? Ou qu’est ce que l’on veut nous faire croire qu’un donzo est ? Le donzo est un chasseur traditionnel dans le pays mandingue. Très gourmand en gibier et grand prédateur de l’environnement, à cause des incendies de la savane qu’il engendre, il est généralement sédentaire et ne vient pas en ville. Il ne parle pas français a fortiori anglais Les donzos de Alpha CONDE (les alphadonzos) sont constitués en fait des anciennes forces armées du RPG, des anciens rebelles de l’ULIMO, et d’une petite partie de donzos traditionnels. Ce sont des forces illégales et irrégulières au service des desseins inavoués de leur chef mais malheureusement payées par l’argent des citoyens guinéens. L’on se rappelle avoir vu le Général BALDE de la gendarmerie déclarant publiquement à la télévision nationale qu’i y a eu vol de tenues de gendarmes dans ses magasins et qu’il fallait donc se méfier de certaines personnes qui porteraient la tenue marquée FOSSEPEL. En fait il reconnaissait par là, sans avoir l’air de le dire, qu’il avait donné son accord pour que les alphadonzos soient habillés comme les gendarmes pour participer à la répression de la base électorale de l’UFDG. C’est à dire les peulhs. On ne peut pas dire qu’ils ont également volé les pickups neufs payés par les bailleurs de fonds étrangers pour constituer l’équipement mobile des FOSSEPEL que les jeunes de Bambéto ont ironiquement appelées forces d’élimination des peulhs. Le Général Baldé a volontairement joué sa partition dans la répression et c’est pour cela que lui aussi ira au TPI de la Haye. Habillés en gendarmes et quelquefois e tenue traditionnelle, les alphadonzos ont tué à bout portant, violé, arraché des yeux de citoyens, poignardé et commis les pires exactions même sur les enfants. Ce sont des crimes imputables à Alpha CONDE car commis par ses milices qui n’ont rien de forces « régulières ». Comment une armée régulière dite républicaine peut elle accepter à ses côtés au grand jour l’existence d’une milice qui est la négation de son autorité, de son pouvoir ? L’armée guinéenne si elle est républicaine doit liquider les alphadonzos ou mettre en demeure Alpha Condé de dissoudre cette force supplétive qui peut générer de graves conflits en Guinée dans un avenir proche si on n’y prend garde. Elles contribuent à salir davantage l’armée régulière en imputant ses sales besognes à l’armée. Ce sont eux qui sont allés saccager chez Bah Oury ; ce sont eux qui voulaient assassiner le syndicaliste Amadou DIALLO dont l’élection à la tête de la CNTG a surpris Alpha. En effet, en mettant en place ces forces illégales, Alpha Condé montre le chemin aux autres politiciens qu’ils peuvent eux aussi créer une milice à leur service, chaque région de Guinée ayant ses chasseurs. D’ailleurs la réponse adéquate au Grimpeur aurait dû être la suivante : ou tu dissous tes donzos, ou nous aussi nous créons nos propres milices. Ainsi, les paisibles citoyens ne se laisseront plus massacrer par des mercenaires sans réagir, c'est-à-dire sans se battre même avec des fusils de « chasseurs ». Si j’ai parlé de risque de guerre civile, c’est le scénario vers lequel le burkinabé veut plonger notre patrie, la Guinée que nous devons défendre car nous, nous n’avons qu’elle. Si nous avions un Président guinéen qui veut du bien pour son pays, un Président démocrate, voilà ce qu’il aurait dû faire immédiatement : 1) Profiter de l’aide actuelle de la communauté internationale pour graduellement mettre en place une armée nationale, c'est-à-dire une armée dans laquelle toutes les composantes nationales sont équitablement représentées et casser cette armée actuellement ethnique ; 2) Dissoudre totalement les alphadonzos en les désarmant et en les chassant du territoire national. L’armée aurait dû d’ailleurs se charger de cette tâche. ; 3) Arrêter immédiatement sa politique calamiteuse de divisionnisme ethnique et s’engager réellement dans la Réconciliation Nationale. Toute autre politique que celle-là engendre un cocktail explosif à plus ou moins longue échéance. Par BALDE Kandia-Haïdara
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