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Front d’union pour la démocratie et le progrès (FDP)2012-01-26 13:14:10 Points de revendication au dialogue politique inter-guinéen 2012 j1 I. Respect de l’autorité de l’Etat Ce n’est pas sans surprise que nous avons pris connaissance de l’inscription de ce point à l’ordre du jour des présentes assises, à la demande de la mouvance présidentielle. Néanmoins, nous donnons notre opinion sur la question. Il faut dire que nous ne comprenons pas en quoi, à l’heure actuelle l’autorité de l’Etat n’est pas respectée. Bien au contraire, on peut dire que c’est surtout ceux qui détiennent le pouvoir d’Etat qui respectent le moins les lois régissant son fonctionnement. Ainsi, depuis un an, de nombreux actes caractérisés d’abus de pouvoirs ont été relevés : - Nomination discrétionnaire d’un Médiateur de la République et d’une présidente du Conseil National de la Communication ; Ce que nous comprenons plutôt dans cette curieuse revendication, c’est la rage de certains nostalgiques de la dictature du Parti-Etat devant le fait que, malgré toutes les pressions, le peuple de Guinée continue de garder son précieux acquis qui est la liberté d’expression. Nous ne pouvons que mettre en garde contre toute tentative de museler et d’écraser la population. Celle-ci a goûté à la liberté et ne se laissera soumettre à la dictature. Pour nous donc, le respect de l’autorité passe par le respect de la loi qui est la même pour tout le monde : les gouvernants comme les gouvernés. 2. Neutralité de l’Administration Notre pays est seulement entrain de sortir d’une suite de dictatures dans lesquelles l’Administration a été au service exclusif de ceux qui détiennent le pouvoir. Cette culture s’est aggravée ces derniers temps avec les nominations partisanes fortement teintées de régionalisme, d’administrateurs locaux. Nous n’avons cessé de dénoncer les campagnes d’intimidation auxquelles se livrent ces serviteurs de l’Etat pour élargir de façon autoritaire la base du parti au pouvoir. Or tous ces actes constituent une violation de l’article 26 de la Constitution. Si rien n’est fait pour y remédier, ce corps peut sans recours possible empêcher que les prochaines élections soient libres, honnêtes et transparentes. - Refus de délivrer les cartes d’électeurs ou autres documents aux citoyens pour les empêcher de voter ; Les présentes assises doivent délivrer un message fort à l’endroit de l’Administration dans son ensemble pour qu’elle se conforme strictement à la loi et ne s’ingère pas dans le processus électoral. Conakry, le 17 janvier 2012
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