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2012-01-27 12:23:53
Le 5 novembre 2010, un collectif d’intellectuels et d’associations de Guinéens soucieux du devenir de notre pays, a lancé un appel commun à la communauté internationale et adressé une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies, sollicitant une implication directe de la communauté internationale en Guinée afin d’éviter le pire dans ce pays et fonder ainsi des bases solides d’un Etat de droit (Lire). Malheureusement, cet appel n’ayant pas été soutenu ni par la classe politique ni par la société civile guinéenne, il n’a pas été entendu. Le résultat fut de nouveaux massacres et une campagne d’épuration ethnique contre les Peuls en Haute Guinée et dans le fief du RPG en Forêt. N’eût été la retenue et l’appel au calme des responsables de la communauté peule, la Guinée aurait basculé dans une guerre civile qui aurait pu déstabiliser toute la sous-région.
Malgré l'espoir suscité par l’arrivée d’un régime civil au pouvoir début 2011, ce dernier est désormais le reflet d'une dictature pure et dure qui nous ramène à la situation de crise d’avant le putsch militaire de fin 2008 après le décès du Général Lansana Conté.
Ainsi, après plus de 50 ans d'indépendance, nous sommes toujours à la recherche du chemin qui mène à la démocratie, à la justice, à la tolérance, à l'amour des uns et des autres etc.
Le Président civil installé à la suite d’une farce électorale n’entend pas mettre un frein à l’impunité qui caractérise les forces de l’ordre guinéennes dont les exactions commises en juin 2006, janvier-février 2007, mai-juin 2008, septembre 2009, octobre 2010, avril 2011 n’ont jamais été poursuivies et encore moins sanctionnées. Tout au contraire, il semble se servir des présumés coupables de ces crimes pour consolider son pouvoir sur le peuple en Guinée.
De nos jours, à cause du non respect de la Constitution par le Président de la République Alpha Condé et par sa volonté de régner sans partage en Guinée et le manque de fermeté de l’opposition guinéenne, on s’achemine vers des élections législatives truquées qui permettront au RPG de mettre la main sur le futur parlement, la seule institution qui échappe encore à son contrôle. Notre pays, la Guinée, court donc des risques majeurs de dérapages et de violences politico-ethniques.
Nous pensons que la communauté internationale ne doit pas sous-estimer la situation explosive en Guinée. Ce pays peut basculer à tout moment dans une crise du genre ivoirien ou kenyan. C’est pourquoi nous réitérons notre demande aux Nations Unies de s’impliquer directement dans l’organisation des élections législatives pour garantir la transparence et l’équité électorale pour que les résultats soient crédibles et acceptables pour toutes les parties.
L’Initiative de Bruxelles pour le Changement en Guinée (IBCG)
Contact : ibcg2008@ymail.com
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VOS COMMENTAIRES | |
| Gandhi | 28/01/2012 13:43:44 |
| Oui la communauté internationale doit intervenir pour imposer ce que des Guinéens ne veulent pas faire, respecter les autres. | |
| Hörè Sarè | 29/01/2012 16:30:45 |
| Kötö Sadio, je voudrais savoir si Sadibou Camara de Hagen était de l'IBCG. Je vous felicite pour votre lutte. Merci | |