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| BCRG - Mdou Sylla |
On le sait tous : Mamadou Sylla ne rate aucune occasion pour se venter et se moquer de la Nation guinéenne. Début 2007, c’est à cause de lui que le peuple est massivement sorti dans la rue pour dire « Ça suffit avec Conté et ses amis voleurs et corrompus ! », en réclamant un changement de régime. La société civile n’ayant fait aucune preuve de courage, les syndicalistes saisissent l’occasion et se positionnent en porte-parole du peuple tout entier, et non plus des quelques 60 000 travailleurs seulement. Ils négocient des accords applaudis par tous et assurent en être garants l’application.
Le premier travail du Premier ministre issu de ces accords devait être la reconduite de la procédure judiciaire contre Sylla et la condamnation des responsables des massacres de plus de 187 jeunes guinéens.
Plus d’un an après, Mamadou Sylla est plus que jamais arrogant. Il continue de narguer le peuple en se ventant publiquement d’être le plus riche du pays et ose même affirmer que sans lui, la Guinée n’est rien ! A qui la faute ?
Quelle est l’origine de cette richesse de Mamadou Sylla ?
Si Mamadou se moque de toute la Guinée après les événements de 2007, c’est la faute aux Syndicalistes avant tout. Car, dès le début, Kouyaté avait montré son visage de traître en négociant une partie de son choix avec ce même Sylla qui obtint le premier des offres d’affaire du gouvernement corrompu, népotiste et affairiste de Kouyaté.
Ci-dessous, nous ramenons un article de RFI sur la façon dont "l’homme d’affaires" s’est enrichi en Guinée. Nous attendons que cet argent soit retourné à l’Etat guinéen.
Guinée :
30 millions de dollars évaporés entre un ministre et un grand patron
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Fodé Soumah, ancien vice-gouverneur de la Banque centrale de Guinée, ainsi que le patron de la tentaculaire holding Futurelec, Mamadou Sylla, se seraient servis dans les caisses de l’Etat, détournant à leur profit quelque 30 millions de dollars au moins entre 2002 et 2004. Les deux hebdomadaires guinéens qui viennent de mettre l’affaire sur la place publique, La Lance et L’observateur, en veulent pour preuve accablante une lettre du gouverneur de la Banque centrale de Guinée, Alkali Mohamed Daffé, adressée le 8 mars à Fodé Soumah. Faisant état de procédures illégales dans le déblocage de fonds publics et de commandes payées d’avance par l’Etat guinéen mais jamais honorées ou même payées deux fois, Alkali Daffé somme les deux hommes de rembourser.
Dans sa lettre, le gouverneur de la Banque centrale rappelle que lorsque l’Etat émet un ordre de paiement, celui-ci est exécuté par chèque ou même sous forme de virement mais jamais par bons de caisse, comme l’a fait Fodé Soumah au profit de Mamadou Sylla. Il reproche en outre à l’ancien vice-gouverneur d’avoir transformé en ordre de paiement immédiat des lettres d’engagement garantissant le règlement final des commandes. L’Etat guinéen a ainsi payé d’avance des 4x4 jamais livrés, pour un montant de quelque 8 millions de dollars. Pire encore, le ministre de l’Economie et des Finances, Cheikh Amadou Camara, assure aujourd’hui que ses services ont payé les factures présentées par Fodé Soumah pour justifier 22 millions de dollars de bons de caisse tirés à son initiative pour les paiements immédiats dénoncés par le gouverneur de la Banque centrale. L’Etat aurait donc payé deux fois. Un pataquès visiblement organisé et qui pourrait avoir coûté au Trésor public bien plus encore que les 30 millions de dollars évanouis dans le circuit qui mène à Mamadou Sylla.
L’Etat guinéen, un marché captif pour Mamadou Sylla
«Homme d’affaires» parti de rien, fils d’un marabout de Boké (dans le Nord-Ouest) qui avait lui-même vainement cherché fortune dans la région diamantifère de Banankoro, le quadragénaire Mamadou Sylla est monté très vite jusqu’aux sommets de l’Etat. Et cela depuis septembre 2001 et l’attaque lancée contre la Guinée par des rebelles venus du Libéria et de Sierra Leone. Les mauvaises langues attribuent son ascension au trafic d’armes qui lui aurait rapidement permis de conquérir les grâces présidentielles de Lansana Conté avant de monopoliser les rares secteurs lucratifs du pays ( agriculture, bâtiment et travaux publics, hôtellerie et autres activités commerciales) représentés dans la douzaine de filiales de sa holding, Futurelec.
Globe-trotter, Mamadou Sylla s’essaie en Gambie où il est en train de construire une succursale de Futurelec et au Sénégal où il projette d’installer son siège au cœur d’un projet immobilier d’envergure. Bien sûr, il dispose de sa propre flotte aérienne pour circuler ou transporter ses marchandises en toute discrétion. Il a même fondé Air Guinée Express sur les cendres de la compagnie nationale en 2002. Il n’a pas manqué non plus, dans la même période, de supplanter le concessionnaire libanais de Toyota à Conakry. Cela a été d’autant moins difficile que, finalement, l’Etat guinéen constitue pour lui un marché captif. A 60 ou 80 000 dollars pièce, les Toyota 4X4 ouvrent bien des portes. En tout cas, pour sa défense, El Hadj Mamadou Sylla assure aujourd’hui que l’Etat guinéen reste son débiteur, y compris pour les véhicules qu’il aurait «oublié» de livrer. Habile et prompt au jeu de la calculette, il explique sans vergogne que les taux de change entre le franc-guinéen, le dollar et l’euro ont joué en sa faveur, d’une nouvelle poignée de millions. Sommé de rembourser, il réclame.
La rigueur budgétaire, condition de l’aide internationale
Rapportés aux recettes du budget de l’Etat guinéen (410, 7 millions de dollars en 2003), les 30 millions de dollars évaporés ne sont pas une goutte d’eau. Surtout dans un pays où le déficit budgétaire (quelque 300 millions de dollars en 2003) creuse une dette extérieure estimée à 3, 25 milliards de dollars en 2001. La Guinée a connu récemment des émeutes de la misère. Elle ne reçoit plus d’aide multilatérale depuis que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international lui ont coupé les vivres en 2004 pour «défaut de paiement». Mais une lueur d’espoir était en train de se profiler avec en particulier la récente mission de la Banque mondiale venu prendre la mesure du programme de sortie de crise élaboré par le Premier ministre.
Fin février, la Banque mondiale a promis de soutenir le budget, à certaines conditions. Toutes n’ont bien sur pas été rendues publiques. Mais il est clair que si les bailleurs de fonds internationaux peuvent envisager de renouer avec la Guinée si le plan de lutte contre la pauvreté annoncé prend tournure, ils exigent aussi d’elle une rigueur budgétaire qui ne saurait voir des millions de dollars se muer en 4x4 virtuels ou bel et bien livrés. Ceci éclaire sans doute l’action du gouverneur de la Banque centrale contre deux personnalités proches du chef de l’Etat mais peut-être un peu trop voyantes dans les allées du pouvoir où rivalisent «dépensiers» et partisans d’une remise en marche de la machine économique.
Info de RFI du 18/03/2005 08 : 10 TU
GuineePresse.info
VOS COMMENTAIRES | |
| camara | 15/05/2008 10:39:02 |
| ok comme vous le dites mais je crois que le retard de la guinee depend de la non prise de conscience en generale. | |
| Sylla | 26/05/2016 12:52:51 |
| Tôt ou tard il va payer tous ceux-ci car Dieu ne dor pas. Son ami prédateur feu Fodé Soumah est où aujourd'hui ? Donc Dieu sait faire les choses. | |
| bah | 10/01/2017 14:02:15 |
| putain sa prouve que la justice n a pas sa presence dans cet etat | |
| sandouno | 02/02/2017 15:23:49 |
| Qui es le plus riche en 2016 | |
| sylla sekou | 25/05/2017 12:24:03 |
| il va le payer tôt ou tard | |