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Proposition: une Bank de Développement Pour construire notre Propre capital d'Investissement (La B.D.G-SA)


 

2012-02-05 23:26:58

Touver des moyens innovants pour financer le développement national, éviter les tracasseries interminables des bailleurs traditionnels, développer l’investissement privé et financer les grands travaux publics exigent la définition d’une stratégie de financement du développement. Depuis plusieurs décennies, le pays fait face au difficile problème du financement du développement. Après l’échec de la la plus part des grand projets, la politique gouvernementale a paralysé les actions tendant à trouver des moyens innovants pour financer le développement national. L’échec de ces dernieres annees doit servir de leçon aux nouvelles initiatives de financement du développement en Republique de Guinee. 

À l’étranger, l’expérience des Banques de Développement se poursuit. Le Mali a déployé des efforts pour trouver des financements afin de relancer son économie. Il mobilise l’épargne intérieure et fait appel aux capitaux externes. Tenant compte de l’ampleur de ses besoins, la Banque de Développement du Mali (BDM-SA) et d’autres institutions de financement du développement ont été créées. L’Afrique du Sud a créé la Banque de Développement d'Afrique du Sud, institution de développement appartenant entièrement à l’État sud-africain. Elle se spécialise dans les investissements et la recherche des partenariats publics et privés dans le cadre du financement des projets de développement. Le président José Eduardo Dos Santos a créé, en 2006, la Banque de Développement Angolais (BDA) dont l’objectif est de stimuler les investissements et de soutenir le secteur productif en finançant les programmes, les projets, les travaux et les services. La BDA est un instrument financier d'exécution de la politique de développement et d'investissement du gouvernement. On ne saurait ne pas mentionner la « China Investment Bank » ayant joué un rôle formidable dans le miracle chinois.  
 
   Ailleurs, les banques de développement, instruments financiers de plus en plus innovants, font leur apparition comme outils efficaces de financement du développement. La mobilisation des ressources financières est une condition nécessaire à tout processus de développement économique et social. Elle implique, en premier lieu, la mobilisation des ressources intérieures, publiques ou privées, de chaque pays et de chaque région. Elle suppose tout à la fois l’existence de systèmes bancaires et de régimes fiscaux efficaces et équitables.

                               Un événement qui pousse à réfléchir autrement

Après, de 50 ans d’independence de notre pays, don’t le constat global a ete un echec, la reconstruction du pays sur de nouvelles bases est une nécessité. Une fois pour toute, la Guinee doit réaliser des projets pour changer radicalement la cadence de la vitesse de son développement, laisser définitivement sa situation de croissance molle et faire émerger une économie environnementalement et socialement durable. Tenant compte des expériences du passé et du manque de crédibilité de l’État, il faut trouver des solutions innovantes et réalistes afin de créer une institution ayant la capacité de mobiliser des fonds pour le développement et la reconstruction du pays. Une structure à capitaux Guineens exclusifs n’aura pas la capacité de répondre aux enjeux et aux défis du développement et de la reconstruction nationale. Pour y arriver, il faut faire appel aux capitaux étrangers et aux expériences des banques multilatérales de développement. Dans cette logique, la création d’une Banque Internationale de Développement et de la Construction de la Guinee (BDG-SA) s’impose comme moyen pour pérenniser les effets de l’engagement de la communauté internationale en Republique de Guinee et financer les activités du développement. 

Autre justification, les activites de construction même  si elles peuvent faciliter l’entrée des fonds dans le pays, comportent le risque élevé  de gestion credibles. Deux raisons expliquent ce phénomène. D’abord, les entreprises nationales participant à hauteur de 50% du PIB ont été anéanties par la mauvaises gestions des projets anterieurs. Ensuite, la faiblesse des institutions nationales de formation professionnelle, aussi les efforts de recapitalisation des paysans et des producteurs locaux sont pratiquement faibles avec le train de la vie acctuelle,…. Comment ne pas faire l’effort de trouver et de proposer une formule pour pérenniser les efforts consentis par la communauté internationale en Guinee. Y penser c’est mettre en place des mécanismes pour y arriver. 

   La Constitution d’une Banque mobilisant les ressources internes et externes pour accompagner le développement du pays s’impose comme la condition sine qua non du succès de l’entreprise de Construction et de développement de la Guinee après les  52 ans de notre independence.

Le debat est ouvert.  

Amadou Saikou Diallo
depuis Washington
diallongr@yahoo.com


 

6 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

Babaen Bah06/02/2012 07:49:48
Il n'y a que tres peu de gens aujourdh'ui qui ont la meme preoccupation que ce frere. Certainement il parle d'une autre guinne que celle que je connais. Dans la guinee que je connais, la majorite est inquiete des violations graves des droits de l'Homme par le regime socialo-raciste qui se met en place en Guinee. Nous sommes en outre inquiets par rapport aux reseaux mafieux composes de Kouchner, Bourgi, et les bandits de jeune afrique. Wassalam
Ceelenke06/02/2012 09:09:19
Très intéressante comme réflexion. Voilà des initiatives sereines qu'il nous faut. Merci Monsieur
Gandhi06/02/2012 13:27:51
Dans un projet, vous vous êtes bien posé la question QQCOQP (Quand, Quoi, Comment, Où, Qui, Pourquoi). Le problème est le devenir de cette banque. N'oubliez pas qu'avec un simple décret, tout peut s'envoler... et ça c'est quand même le plus important en matière d'investissement.
Mujahid al Fulany06/02/2012 16:32:32
Ca nous montre que c est ne pas les ressources et idees qui nous manquent pour developper notre pays, mais la bonne governance. Un economiste ghanaeen disait <on a deux problemes en afrique, les rats et les gouvernements>.

C est vraimment innovative votre idee Mr Diallo, mais nos frere Gandhi et Babaen Bah ont deja fait allusion, en Guinee il faut arranger dabord certains choses pour pouvoir realiser des iniatives pareil.

Merci!
AMADOU B06/02/2012 20:06:05
des très bonnes propositions mais attention mr Diallo, avec ce nom Diallo si vous venez a conakry avec de tel projets, il y aura l'une des deux choses qui vont se produire , soit les gens dAlpha profite de votre connaissance et de la nativité qui caractérise la plus part d'intellectuels peuls de Guinée, ou bien a cause de votre nom Alpha Vous accusera d'être mêlé au l'affaire de 19 juillet… atteinte à la sûreté de l’état…
Actuellement notre préoccupation majeur est comment et quand se débraser du pouvoir raciste et ethno de Conakry. C'est très bien les projets, mais en face du danger l'urgence c'est la vie humaine, c'est survie en Guinée qui est prioritaire ! noubliez pas d'actuellement il y a de femmes violées en Guinée, il y a des gens qui ont perdu des proches tout simplement par ce qu'ils sont peuls. Les tortures les arrestations je n’en parle pas.
Cher frère Diallo, la Guinée que vous appelez notre pays est un pays dominé 80 pour cent de armée est malinké, plus de cette milice donzo mise en place par l'union mangue africain que chaque manden les utilises pour conquérir les pouvoirs. Cote d'ivoir, Guinée, libéria (avec elhdja kourouma...). Nous sommes en face de la seule communauté en Afrique de l’ouest capable de tuer pour le pouvoir. Attention et vigilance nous voulons des projets que ceux qui débarrassent dAlpha le raciste ethno.
barry mamadou saliou27/05/2016 08:56:56
Ce formidable et extraordinaire